La croissance de la masse monétaire continue de s’accélérer à fin juillet (Maroc)

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Le rythme de progression annuel de la masse monétaire continue de s’accélérer pour le deuxième mois consécutif, enregistrant un nouvel accroissement de son taux à fin juillet 2019.

Ainsi que le montrent les chiffres publiés récemment par Bank Al-Maghrib (BAM), l’agrégat monétaire M3 s’est accru de 4,7% en glissement annuel, après une accélération de son rythme de  4,5% en juin, pour s’établir à 1.339,9 milliards de dirhams (MMDH).

Cette progression reflète « une hausse de 8,5% après 7,7% de la circulation fiduciaire et de 0,4% après une baisse de 0,2% des comptes à terme », a indiqué la  Banque centrale, relevant, en revanche, une décélération du rythme de progression des dépôts à vue auprès des banques de 3,8% à 3,4%.

« S’agissant des titres d’OPCVM monétaires, leur baisse s’est accentuée de 2% à 3%, tandis que les placements à vue ont vu leur rythme de croissance se stabiliser à 3,6% », a fait savoir l’institution publique dans une note sur ses indicateurs clés des statistiques monétaires de juillet 2019.

A en croire Bank Al-Maghrib, « l’accélération du rythme de progression de l’agrégat M3 s’explique principalement par l’accroissement de 14,1% après 10,3% des créances nettes sur l’Administration centrale et de 3,7% après 3,6% du crédit au secteur non financier ».

A noter que les réserves internationales nettes se sont, quant à elle, accrues de 2,6% après 3,2% un mois auparavant, a fait remarquer la Banque centrale dans sa note.

«L’analyse de la progression du crédit bancaire au secteur non financier par objet économique fait ressortir une hausse de 7,4% après 6,7% des facilités de trésorerie et de 4,7% au lieu de 4,2% des crédits à la consommation », a poursuivi BAM notant, à l’inverse, un ralentissement de la progression des prêts immobiliers et celle des concours à l’équipement respectivement de 3,3% à 3% et de 2,3% à 2,2%.

Par secteur institutionnel, il ressort que le crédit au secteur privé a connu un accroissement de « 4% après 3,8%, avec une hausse de 3,1% au lieu de 2,3% des prêts aux sociétés non financières privées et un ralentissement de la croissance de ceux aux ménages de 5,6% à 5% ».

Quant aux concours aux sociétés non financières publiques, ils ont poursuivi leur baisse, se creusant à 5,1% après 1,5%.

Pour rappel, l’agrégat monétaire M3 a connu une progression de 4,3% au mois précédent après 3,9% en mai, reflétant une accélération de la croissance des dépôts à vue auprès des banques de 3,3% à 3,8% et une atténuation de la baisse des titres d’OPCVM monétaires de 8% à 3%.

Dans sa précédente note, Bank Al-Maghrib avait noté, en revanche, une décélération du rythme de progression des placements à vue et de la circulation fiduciaire respectivement de 3,8% à 3,6% et de 8,8% à 7,7%.  
S’agissant des comptes à terme, la note faisait état d’un repli de 0,2% après une hausse de 0,8%.

Par contrepartie, les données d’alors faisaient apparaitre une progression du crédit bancaire de 4,4% à 5,1% et des créances nettes sur l’Administration centrale de 7,3% à 10,3% , tandis que les réserves internationales nettes se renforçaient passant de 2,7% à 3,2%.

En ce qui concerne la progression du crédit bancaire par objet économique, la note avait fait ressortir « un accroissement de 2,3% après 2,1% des prêts à l’équipement », soulignant, à l’inverse, un ralentissement de l’accroissement des facilités de trésorerie de 8,6% à 6,7% et de celui des prêts immobiliers de 4,2% à 3,3%. Alors que les crédits à la consommation augmentaient de 4,2% au lieu de 4,8% un mois auparavant.

A noter qu’en glissement mensuel, les indicateurs clés des statistiques monétaires de juillet 2019 font ressortir une hausse de l’agrégat M3 de 0,4% pour s’établir à 1339,9 MMDH.

«Cette évolution reflète l’augmentation de 2,5% de la monnaie fiduciaire, de 1,1% des comptes à terme auprès des banques et de 5% des titres d’OPCVM monétaires, les dépôts à vue auprès des banques ayant en revanche accusé un repli de 1,2% », a expliqué Bank Al-Maghrib.

Par contrepartie, il apparaît que les réserves internationales nettes ont marqué une baisse de 1,3% et les créances nettes sur l’Administration centrale de 0,3%, tandis que le crédit bancaire au secteur non financier a enregistré une progression de 0,2%.

Pour la Banque centrale, « cette dernière évolution traduit principalement les hausses de 0,3% des prêts à l’équipement et de 1,2% de ceux à la consommation, les crédits à l’immobilier étant, quant à eux, restés à leur niveau du mois précédent ».

Alain Bouithy  

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