La 3C-RDC appelle à la mise en place d’une transition exceptionnelle d’urgence politique, sécuritaire, sanitaire et sociale en République Démocratique du Congo

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Armand MAVINGA TSAFUNENGA. Symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise, Ambassadeur de paix engagé dans le dialogue des cultures et des religions, Ecrivain poète de la justice et de la paix des peuples et des nations.

La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) appelle à la mise en place d’une transition exceptionnelle d’urgence politique, sécuritaire, sanitaire et sociale après les crises de COVID-19 et de la CENI, l’occupation de notre territoire par sept armées étrangères et l’extrême paupérisation de notre population

      Diriger, c’est savoir lire les signes des temps et anticiper. Les faits donnent aujourd’hui raison à la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo, 3C-RDC en sigle, qui prépare une transition exceptionnelle depuis 2012. La République Démocratique du Congo est à la porte du chaos. Sept armées étrangères de pays voisins sont sur le territoire national sans qu’il n’y ait une protestation énergique du pouvoir en place. Nos ennemis comptent déjà leurs jours pour la balkanisation de notre pays avec la complicité de certains fils égarés du pays. La longue crise multiforme grave est amplifiée par la gestion chaotique et scandaleuse de la terrible crise de coronavirus (COVID 19) dont les graves conséquences présentes et futures ne sont pas encore mesurées. Le pays est au bord de l’explosion sociale tant la pauvreté et la misère sociale ont atteint le point de non retour. La grogne sociale ne cesse de monter. Le Congolais est parmi les cinq peuples les plus pauvres de l’humanité. L’autorité de l’Etat est défiée sur toute l’étendue de notre territoire national. Ainsi à tout moment, une crise majeure peut survenir et faire écrouler subitement le pouvoir. Le pouvoir en place vit désormais la peur ou l’angoisse de sa fin subite, renforcée par la crise du coronavirus. Les massacres et les déplacements forcés de nos populations continuent bonnement au nord et notamment à l’est de notre pays qui vit le plus grand holocauste après la seconde Guerre Mondiale avec plus de 9.000.000 de morts et plus de 6.000.000 de Congolais déplacés de force et abandonnés sur le sol de nos ancêtres, et plus de 2.000.000 femmes, filles et enfants violées et à jamais détruites.

     La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) avait prévenu que les conditions n’étaient pas du tout réunies pour organiser des élections en République Démocratique du Congo en décembre 2018. Il fallait la mise en place d’une transition exceptionnelle de trois ans qui devait nous permettre de sortir de la longue crise et d’organiser enfin  des élections irréprochables et exemplaires. Elle ne s’était pas trompée. Nous avons assisté en 2018 et au début de 2019 à des élections cyniques, iniques, humiliantes et scandaleuses, parmi les pires élections de l’histoire des peuples et des nations au 21ème siècle. La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a été au cœur du tripatouillage des résultats et de nomination des candidats. Comment un Président élu le même jour des élections législatives peut échouer lamentablement et de manière historique à ces élections législatives ? Comment le parti politique d’un Président élu au suffrage universel peut échouer partout de manière spectaculaire à la même période dans toutes les élections (législatives, provinciales, sénatoriales) ? Des fantômes qui auraient participé à l’élection présidentielle auraient-ils refusé de participer aux autres élections ? Si oui, pourquoi ?

       Il est important de rappeler que la crise congolaise n’est pas une crise électorale. Les crises électorales ne sont que des conséquences de la longue et grave crise congolaise qui est d’essence économique, géostratégique et culturelle. Sinon, les élections de 2006, 2011 et 2018 auraient résolu cette crise. Toutes les transitions à simple vocation électorale ont échoué dans notre pays depuis la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992). Un peuple qui oublie son histoire est un peuple exclu de l’histoire des nations libres, démocratiques et prospères, et appelé à disparaître sans aucune forme de procès.

     La Coalition FCC-CACH, qui dirige par défi la République Démocratique du Congo, est vite essoufflée ; elle est victime de ses propres fondements iniques. Quelles que soient les circonstances, il apparaît de plus en plus clair que cette coalition  ressemble à un bateau Titanic qui est en train de couler lentement et sûrement. Une maison divisée et bâtie sur une mauvaise fondation ne peut que s’écrouler. Il faut donc anticiper maintenant avant que le pire n’arrive. Une grave crise politique non maîtrisée, dans le contexte de la crise mondiale de coronavirus, risque de sonner le glas pour notre pays. La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) a déjà préparé une feuille de route pertinente de sortie de la longue crise de la République Démocratique du Congo, notre beau pays. La longue et grave crise congolaise est amplifiée de manière inouïe par la crise du coronavirus (COVID-19). Tous les signaux étant au rouge, la 3C-RDC appelle à la mise en place incontournable d’une transition exceptionnelle d’urgence politique, sécuritaire, sanitaire, sociale, culturelle et environnementale. 60 ans après l’indépendance, nous avons globalement échoué dans le défi de construire une grande nation au destin très prometteur. Tous les Congolais, nous devons donc nous arrêter et nous regarder tous en face en toute humilité pour jeter les bases d’un nouveau et bon départ, car depuis le 24 avril 1990 nous avons pris une direction inadaptée et suicidaire. Beaucoup d’entre nous, nous avons trahi l’esprit de nos ancêtres et de nos pères fondateurs qui ont lutté pour l’indépendance de notre pays.

    Il est clair que ce sera une transition de la justice et de la nouvelle intelligence congolaise où la jeunesse, la femme et les nouvelles forces vives congolaises du pays et de la diaspora devront jouer un rôle important. Ce sera une transition de la nouvelle vision de la sécurité nationale globale, face aux nouveaux enjeux des crises sanitaires majeures comme celle de coronavirus et d’autres qui viendront. Cette transition nous permettra d’asseoir enfin la tradition des élections irréprochables, modèles et historiques puisant dans notre patrimoine culturel millénaire. Ce ne sera plus du tout une transition de l’impunité, de la corruption et du partage clientéliste des postes sur le sang de Congolais.

    La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), force congolaise d’anticipation, a défini dès fin 2012 les bases d’une transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo. En 2013, la 3C-RDC a arrêté 20 engagements pertinents pour cette transition exceptionnelle. A cet effet, un ouvrage a été publié en 2017 : MAVINGA TSAFUNENGA Armand, « Les 20 engagements pour une transition démocratique et pacifique exceptionnelle en République Démocratique du Congo », Paris, 3C-RDC, 2017, 222p. La  3C-RDC, en tant que plateforme réunissant une vingtaine de partis, associations et groupes congolais, tire profit de l’expérience acquise par le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) qui prépare cette transition depuis 2006 dans le cadre de sa vision du Grand Congo du 21ème siècle. Elle appuie aussi la vision de la transition exceptionnelle de la FONERDC et du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC). La 3C-RDC appuie les propositions pertinentes pour une transition exceptionnelle faites en son temps par les  Forces Neutres de la République Démocratique du Congo (FONERDC) et le Groupe pour la Transition en République Démocratique du Congo (GT-RDC). Elle appuie aussi les propositions pertinentes pour une transition des acteurs de la diaspora congolaise et de la société civile au pays.

  1. La Coalition FCC-CACH prise au piège du rejet de la désignation suspecte de Mr Ronsard Malonda à la tête de la CENI

     La vérité des urnes est un processus de justice. Tous les observateurs ont reconnu que les résultats des élections de 2018 ont été faussés volontairement par les membres de la CENI dont faisaient partie Corneille Nangaa et Ronsard Malonda, le fameux expert de la CENI. L’Eglise Catholique et d’autres observateurs ont souligné que le Président actuel n’a pas été élu, mais nommé par les tenants du pouvoir en place à la suite d’un deal qui a trahi le vote du Peuple Congolais. Les membres de la Coalition FCC-CACH sont pris au piège de leur forfait. Si le Président actuel était réellement élu, pourquoi son parti l’UDPS refuse ou a peur d’un technicien qui a contribué à l’organisation des élections qui ont porté leur membre à la tête du pays ? Tout en s’opposant à la désignation de Mr Ronsard Malonda à la tête de la CENI dans les conditions actuelles, la 3C-RDC estime que son rejet par l’UDPS est un piège pour ce parti divisé qui reconnaît, sans le vouloir et sans le savoir, que leur Président n’a pas été élu, mais nommé par la CENI sur la base d’un deal maffieux. Il est encore plus clair aujourd’hui que la population congolaise est divisée, et une grande partie ne reconnaît pas Mr Félix Tshisekedi Tshilombo comme leur Président. Pour eux, il a été nommé et non élu, d’où la peur de voir Mr Ronsard Malonda organiser des élections qui vont aboutir à la nomination par le FCC du remplaçant de l’actuel Président.

      L’heure n’est plus au fanatisme, à la passion aveugle et aux querelles stupides. La maison Congo est déjà en feu, il faut la sauver maintenant par la mise en place extrêmement urgente d’une transition exceptionnelle qui devra déboucher sur l’organisation des élections justes, exemplaires et historiques pour notre pays. Il faut éviter qu’une crise politique majeure et brusque, dans le contexte de la crise du coronavirus,  ne mette fin à l’histoire de l’existence de notre pays et n’amène notre disparition comme peuple. Il n’y aura ni vainqueur ni vaincu, mais nous allons tous perdre.

     La mobilisation nationale contre la désignation de Mr Ronsard Malonda à la tête de la CENI est une reconnaissance éloquente, qu’à quelques exceptions près au niveau législatif, provincial et sénatorial, tous les candidats ont été nommés par le FCC.  C’est une reconnaissance du travail réalisé par les observateurs des élections de 2018 comme l’Eglise Catholique. Désormais, il faudrait revoir les critères de choix de Président de la CENI qui doit être une personne d’une compétence avérée, de bonne moralité et un vrai patriote, et dépasser les limites actuelles de confessions religieuses.

  • L’urgence d’une transition exceptionnelle s’impose à tous les Congolais sans exception

      Une transition exceptionnelle urgente s’impose donc à tous les Congolais en République Démocratique du Congo pour sauver notre pays en grave danger de disparition, avec à la clé notre disparition comme peuple. Cette transition exceptionnelle est incontournable pour mener des réformes globales et systémiques de l’Etat Congolais et éviter l’explosion sociale et sécuritaire de la République Démocratique du Congo. Ce n’est pas par des réformes partielles que nous allons résoudre une crise multiforme dont les origines remontent à plusieurs siècles. Une simple réforme de la CENI  ne suffira jamais. Il faut un audit urgent de l’Etat congolais dans tous les domaines réalisé par des cabinets publics et privés. La transition exceptionnelle devrait nous permettre de mener des réformes globales et systémiques de l’Etat Congolais dans le cadre de la vision de l’avènementdu Grand Congo du 21ème siècle. Des réformes partielles, taillées sur mesure, ne peuvent conduire qu’au fonctionnement ralenti et hautement conflictuel des institutions.

    L’urgence politique d’un pays aux fondements fragiles et inadaptés. 60 ans après l’indépendance, notre pays se trouve à la case du départ. La transition démocratique amorcée depuis le 24 avril 1990 est un échec. La Constitution de 2006 consacre la création d’un pays sans identité profonde et est truffée volontairement des dispositions conflictuelles et taillées sur mesure. Cette Constitution, de nature exogène, souffre de deux lacunes, à savoir l’absence du génie congolais et de la sacralité congolaise. Telle Constitution peut devenir facilement un règlement d’ordre intérieur d’un pouvoir amendable à souhait.  La Constitution est le fruit du génie propre d’un peuple déterminé de rayonner, de se défendre et de peser sur les enjeux du monde.  Le génie congolais et la sacralité congolaise doivent être au cœur de notre Constitution. Il faut anticiper sur le chaos qui arrive à la suite d’une grave crise politique perceptible déjà avec la cacophonie politique. L’autorité de l’Etat est bafouée sur toute l’étendue du territoire. Les armées de sept pays voisins sont sur notre territoire et le pouvoir en place est condamné scandaleusement au silence. Une transition s’impose pour éviter ainsi la balkanisation de notre pays. Cette transition devra se terminer par l’organisation des élections justes et irréprochables à tous les niveaux, en commençant par les élections au niveau local. On ne commence pas la construction de la maison par la toiture. La maîtrise de l’organisation des élections locales est un gage de succès pour l’organisation des élections à tous les niveaux. On n’a volontairement refusé d’organiser des élections locales depuis 2006 pour éviter l’ancrage national, évoquant ridiculement les aspects financiers.

    Une réforme globale, systémique et cohérente de toutes les institutions s’impose en République Démocratique du Congo. La réforme profonde de la Commission Nationale Electorale Indépendante (CENI) doit s’insérer dans le cadre de cette réforme globale. Au delà d’une simple réforme, il est plus important d’asseoir une vraie tradition des élections justes et irréprochables puisant dans notre patrimoine millénaire comme peuple. Il est urgent d’organiser les Etats Généraux de la décentralisation. Il faudra donner une nouvelle intelligence à la décentralisation pour éviter le désordre, l’anarchie, les conflits des compétences et la balkanisation de notre pays. La nouvelle vision de la décentralisation devra aller de pair avec la vision de la création de six grands pôles ou régions économiques dans notre pays.

     L’urgence sanitaire actuelle impose une transition avec la mauvaise gestion de la crise de COVID 19 (coronavirus) décriée partout au niveau national. Nous assistons avec mépris au développement d’un COVID Business au détriment de la sécurité sanitaire de notre peuple, comme si l’on voulait nous préparer à un suicide collectif. Nous sommes obligés de développer des économies des crises sanitaires majeures et des systèmes de santé correspondant aux enjeux majeurs et opposés des économies de reconfiguration du nouveau leadership mondial. La gestion calamiteuse et clientéliste de la crise de coronavirus en République Démocratique du Congo nous expose à un désordre terrible et suicidaire sur le plan politique, sécuritaire, sanitaire, économique, social et environnemental.  L’urgence sanitaire, sociale, culturelle et environnementale nous impose de nouvelles règles du jeu. La crise du coronavirus (COVID 19) a définitivement changé notre société qui vit dans l’angoisse d’un ennemi invisible très dangereux. Il faudrait remédier d’urgence à la gestion chaotique de la pandémie de coronavirus au niveau national. La vie de tout un peuple est en danger. Il faut une réponse très réfléchie et bien coordonnée à cette pandémie au niveau national et local. Il faut développer une stratégie nationale de communication dans le contexte d’une vraie révolution culturelle. Il faut une réforme globale et systémique de notre système de santé en République Démocratique du Congo.  Il faut un investissement massif dans le secteur de la santé en mettant en place un plan global de lutte contre les épidémies et pandémies présentes et à venir. Il faudra des stratégies draconiennes de lutte contre le coronavirus, la fièvre Ebola, le paludisme, le VIH, la fièvre typhoïde, les maladies infantiles, les maladies diarrhéiques et maternelles. La recherche médicale de pointe est une priorité absolue. La sécurité et la souveraineté sanitaires deviennent une priorité. Il faut améliorer la formation et les conditions de travail du personnel de la santé. Il faut réhabiliter les infrastructures sanitaires. Il faut investir massivement dans la recherche pour que la République Démocratique du Congo devienne une grande pharmacie du monde avec ses dotations naturelles en plantes médicinales. Cela permettra de lutter contre les faux médicaments ou médicaments contrefaits qui viennent de l’étranger. C’est dangereux pour la sécurité de notre population.

    La crise du coronavirus vient aggraver la crise sociale et économique. La République Démocratique du Congo est à un pas de l’explosion sociale. Cette crise a amplifié la pauvreté, le chômage, l’angoisse et la misère sociale. Un dollar s’échange désormais à 2000 francs congolais. Il faut réorganiser et relancer la production économique en tenant compte des nouvelles exigences de sécurité sanitaire et environnementale. Il faut résoudre les problèmes urgents de l’énergie ou de l’électricité, de l’eau potable, de la réhabilitation et de la construction des infrastructures de base, du chômage, de la faim et de l’insalubrité. L’urgence alimentaire s’impose aussi. Face à des crises sanitaires majeures, il faut relancer et développer l’agriculture, la pêche et l’élevage en maximisant la production locale de la nourriture. L’Etat doit arriver à avoir des réserves en nourriture en cas de crise majeure comme le coronavirus. Il faudra mener une lutte sans merci contre l’insalubrité en particulier dans les grandes villes. Il faut restaurer et construire des infrastructures de base (routes, ponts, logements sociaux, hôpitaux, écoles, ports, aéroports, chemins de fer, etc.). Pour cela, il faut une stratégie sociale globale en temps de crise majeure de coronavirus. Plusieurs actions prioritaires doivent être menées dans un nouvel environnement de sécurité sanitaire :

  •  La priorité énergétique : il faut créer des conditions d’autonomie énergétique de chaque province avec les cours d’eau, l’énergie solaire, la production des biomasses et la recherche énergétique. L’électricité est une priorité. Il faut une réforme profonde de la production, de la distribution et de la commercialisation de l’électricité.
  • La priorité de l’eau potable. Il est inadmissible de voir la population aller chercher de l’eau potable très loin à plusieurs kilomètres pour un pays rempli des cours d’eau et avec une bonne pluviométrie. Il faut un plan global d’investissement pour l’eau potable en milieu urbain et rural.
  • L’investissement massif et intelligent dans l’agriculture nous permettra de créer de nombreux emplois. Il faudra arriver à monter un domaine agroindustriel dans chaque district pour viser l’autonomie et la sécurité alimentaires, en évitant le scandale de Bukanga Lonzo. Importer de la nourriture à l’étranger, c’est aussi importer les problèmes liés à la production de cette nourriture.

     L’urgence économique se passe de tout commentaire. Il nous faut une politique originale de création des richesses en soutenant le développement de l’économie de l’intelligence des crises majeures du 21ème siècle. La crise de coronavirus nous fait entrer de plein fouet dans un nouveau monde et exige une forte réorganisation du système socio-économique mondial. Cette crise a mis en exergue la fragilité et les contradictions de ce système, ainsi que les faiblesses des grandes puissances. Il faut créer de nouvelles richesses face à la chute de prix des matières premières. La recherche devient un enjeu encore plus majeur pour la création des richesses avec la crise du coronavirus. Nous devons d’urgence activer et renforcer sans cesse le Cerveau national global  de la recherche scientifique, technologique, industriel et stratégique du Grand Congo du 21ème siècle. Toutes les stratégies économiques et commerciales actuelles de notre pays doivent être revues en tenant compte des conséquences à court et long terme. La crise du coronavirus renforce le protectionnisme et le rôle de l’Etat dans l’activité économique, notamment dans les secteurs stratégiques. Les activités économiques doivent répondre désormais à l’exigence de la sécurité et de la souveraineté sanitaires. La réorganisation du secteur des transports doit répondre aux nouvelles exigences de la sécurité sanitaire qu’impose le COVID 19. Il faut investir autrement dans la construction des routes pour relier les points de production aux points de commercialisation.

     Il faut une réforme titanesque et urgente de la justice, car c’est la justice qui élève une nation et affermit le pouvoir. La République Démocratique du Congo, appelée à devenir le Grand Congo du 21ème siècle, devra être un pays modèle de la justice. Il s’agit ici d’une réforme globale de la justice impliquant tout le système judiciaire, le renforcement des institutions judiciaires, la formation, l’éthique, le statut des professionnels de la justice. Une bonne justice garantit un bon fonctionnement des institutions et est indispensable dans la lutte contre la corruption. La justice doit correspondre au génie créateur du Peuple Congolais. Il faut éviter des réformes partielles, inadaptées et partisanes. La justice doit être au cœur de la cohésion sociale et nationale. La République Démocratique du Congo n’a pas besoin de justice spectacle ni de justice à deux vitesses, mais bien d’une justice juste pour tout le monde et non sélective. La justice doit s’imposer à tout le monde dans des dossiers visant la corruption et les détournements des deniers publics. Toutes les personnes impliquées dans des crimes économiques, matériels et financiers doivent répondre devant la justice. Il faut éviter une justice sélective qui ne se concentrerait que sur quelques personnes. Il faut enquêter sur toutes les sommes qui sont sorties pour le chantier de 100 jours. Il faut impérativement fouiner dans le passé pour tous les crimes humains, financiers et économiques commis par les autorités qui ont dirigé le pays. Des milliards de dollars se sont volatilisés chaque année, les biens de l’Etat sont pillés et bradés. Il faut un audit sans complaisance de toutes les institutions de l’Etat : les ministères, les entreprises publiques, les régies financières, les entités provinciales et décentralisées, les programmes et projets majeurs financés par l’Etat et la Coopération bilatérale et multilatérale. Pour ce faire, il faut une justice juste et impartiale. Les dossiers de la GECAMINES, du Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), des projets comme le Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo et autres doivent être audités. La transition exceptionnelle sera aussi une transition exceptionnelle de la justice pour  arrêter  toutes  pratiques  qui  occasionnent la fuite  des  capitaux à l’extérieur, la

corruption et la mauvaise gouvernance. Avec la 3C-RDC, l’Etat de droit va cesser d’être un slogan creux pour devenir une vraie réalité de tous les jours.

    L’urgence sécuritaire pour un pays occupé par des armées étrangères. Il faut éviter que la République Démocratique du Congo ne disparaisse à tout moment. Une réforme en profondeur de l’armée, de la police et de tous les autres services de sécurité est capitale face au plan très avancé de balkanisation de notre pays. Le policier et le militaire sont mal payés et travaillent dans des conditions précaires. La 3C-RDC s’engage à leur donner les moyens nécessaires pour bien accomplir leur mission. L’autorité de l’Etat est sapée presque partout sur toute l’étendue de notre territoire. Il faut relever les défis titanesques de la sécurité des personnes et de leurs biens, de la restauration de l’autorité de l’Etat et de la lutte contre les armées étrangères qui ont envahi notre pays. Notre pays est fragilisé par  des rébellions, des milices et des groupes terroristes islamistes. Au terrorisme islamiste, s’ajoute le terrorisme camouflé des Etats mobilisés pour la balkanisation de notre pays. Il nous faut une mise en place d’une nouvelle cartographie de la Défense Nationale. Il faut promouvoir une nouvelle intelligence militaire et des stratégies globales de défense face au terrorisme camouflé des Etats visant l’occupation et la balkanisation de notre pays. Il faudrait promulguer le statut du militaire Congolais du 21ème siècle face à la perspective d’une guerre totale contre le Grand Congo. Notre pays doit être à l’avant-plan de la lutte contre toutes les formes de terrorisme en Afrique. Il faudra anticiper sur de nouvelles formes de terrorisme religieux. Il faut anticiper sur de nouvelles formes de guerre des crises sanitaires majeures. L’armée, la police et les services de renseignements devront être bien préparés à cette obligation. Il faut se préparer à des formes nouvelles de guerres contre des ennemis invisibles sans cesse nombreux et susceptibles de décimer des populations entières d’un pays. Le monde est entré dans un grand défi existentiel avec la crise de coronavirus. L’Armée et les forces de sécurité congolaises devront être reformées pour être aussi au cœur des nouvelles guerres de la sécurité et de la souveraineté sanitaires. Les enjeux de l’économie des guerres sanitaires s’annoncent de manière inquiétante pour l’humanité.

    L’urgence culturelle s’impose aussi. La culture, étant considérée dans son acception la plus large, englobe le spirituel. Il faut mettre en valeur la dimension culturelle du développement, de la paix et de la démocratie. L’urgence culturelle de la transition vise l’investissement exceptionnel dans l’humain congolais. Il nous faut une véritable révolution culturelle pour sortir définitivement de la longue crise. Il faut mettre en place un nouveau système éducatif, résultant de cette révolution culturelle, qui devrait permettre de faire face et d’anticiper sur les dysfonctionnements et les crises majeures du 21ème siècle.

     L’urgence culturelle s’impose dans le domaine spirituel ici, car l’esprit domine et oriente la matière. Toutes les dispositions doivent être prises maintenant pour éviter que les religions, les églises et les groupes fermés soient au cœur du désordre social et de l’inertie paralysante et destructrice du développement de la nation. Quand les serviteurs et servantes des églises et des groupes fermés sont corrompus et trempent dans le mal, la cohésion sociale et nationale ne peut être qu’en grave danger. Il faut prévenir l’intolérance et le terrorisme religieux sous toutes ses formes. Agir dans ce domaine n’entache en rien la laïcité. La 3C-RDC est respectueuse de la liberté de pensée et de religion. Elle dit oui à la laïcité, mais non au laïcisme qui est une laïcité des ténèbres, de l’obscurité, de la renonciation et de la manipulation.

    C’est maintenant que nous devons faire un stop et non demain, car il sera trop tard. Demain n’est pas à atteindre, mais à inventer. Le bateau est en train de couler. La coalition FCC-CACH ne peut pas tenir longtemps devant l’ouragan de l’histoire. Une crise politique majeure risque d’emporter tout le monde de manière brusque et inattendue. Il faut donc anticiper en mettant en place une transition exceptionnelle qui permettra de prendre un bon et nouveau départ, de sauver notre peuple et notre pays en grave danger de disparition. La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) a prévu un plan d’intelligence stratégique pour lutter contre la crise sanitaire, politique, sociale, économique, sécuritaire et environnementale du coronavirus en République Démocratique du Congo. Le monde a changé. L’urgence sanitaire et sécuritaire impose un nouvel agenda d’une transition exceptionnelle urgente en République Démocratique du Congo.

       C’est le Peuple Congolais qui doit être lui-même au cœur de sa libération et de la construction de sa prospérité. Personne ne le fera à sa place. La coalition FCC-CACH ne le concerne pas. Les enjeux sont de taille. Le Congo doit être au cœur du monde, comme le cœur du monde est au Congo. Face à un processus qui ne le concerne pas, le peuple doit prendre ses responsabilités. L’heure est à la mobilisation générale et sans complaisance du Peuple Congolais qui doit créer les conditions de sa libération et du vrai changement face aux échecs répétés des élites, aux trahisons internes et à la complicité extérieure. Une transition exceptionnelle d’urgence politique, sécuritaire, sanitaire, sociale, économique, culturelle et environnementale s’impose à tous les Congolais afin que nous puissions jeter les bases du Grand Congo du 21ème siècle.

Fait à Paris, le 11 juillet 2020

Le Président de 3C-RDC

Armand MAVINGA TSAFUNENGA

Symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise,

Ambassadeur de paix engagé dans le dialogue des cultures et des religions,

Ecrivain poète de la justice et de la paix des peuples et des  nations,

Président National du MPDC.

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