Isaac Sonit : La diaspora congolaise au Maroc, un vivier de compétences à valoriser

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Isaac Sonit

Ingénieur d’Etat en Génie Industriel, Isaac Sonit est le vice-président du Club des étudiants congolais de Casablanca et, par ailleurs, créateur d’opportunités et entrepreneur social. Entretien.

Pagesafrik.info : Vous êtes le vice-président du Club des  étudiants  congolais  de  Casablanca. En cette qualité, pouvez-vous nous le présenter?

Isaac Sonit: Le Club des étudiants congolais de Casablanca a été créé en juin 2019 dans le but de rassembler les étudiants, les finalistes et les stagiaires de nationalité congolaise – toutes disciplines confondues – engagés pour la solidarité, l’assistance et le développement, en vue de créer et soutenir des initiatives visant le changement de mentalité et l’épanouissement de l’étudiant. Notre vision est de fédérer les Congolais dans l’optique de révéler des talents inexploités et de mettre en valeur leur potentiel.

Vous avez organisé deux activités importantes en août et en novembre derniers. Pouvez-vous nous en parler brièvement ?

La diaspora congolaise au Maroc connaît une importante génération de jeunes en quête de perspectives d’avenir et d’orientation et tout à fait capables de relever des défis majeurs. Cette jeunesse constitue un formidable potentiel de développement.

C’est donc dans cet esprit qu’il nous a paru impérieux d’organiser d’abord une table-ronde de prise de conscience, le 15 août 2019, autour de la thématique : « Quelle révèle des jeunes de la Diaspora Congolaise au Maroc, 59 ans après l’indépendance ».

Cette activité a été organisée en marge du 59ème Anniversaire de l’Indépendance du Congo parce que c’était une occasion de faire un bilan global, une introspection personnelle afin d’évaluer l’implication de la jeunesse et enfin les perspectives d’avenir. Par ailleurs, le 15 août est une date solennelle et rappelle à chaque congolais un devoir de mémoire.

Puis, le 24 novembre dernier, un forum d’instruction afin d’éduquer, orienter et susciter toutes les aptitudes qui permettront à la jeunesse de construire un présent et un avenir autour de la thématique : «  Là où on vous attend ».

Un accord cadre a été signé lors du forum d’instruction de la Jeunesse. Pouvez-vous nous en dire plus?

Nous avons effectivement signé un accord avec la Confédération des jeunes entrepreneurs cadres d’Afrique subsaharien au Maroc, représenté par son président Nkoy Cliff, qui porte principalement sur l’accompagnement des porteurs de projets dans la phase pré-incubation que post-création ainsi que dans l’exploration des pistes de financements tant au Maroc que dans leur pays d’origine.

En sa qualité de Directeur Fondateur du cabinet Business Optiminsing Consulting Group, M. Rabii Berady a, dans ce même élan, annoncé qu’il accompagnera les porteurs de projet, notamment dans la rédaction et la recherche de financement.

Quelles sont les activités à venir?

Le 29 décembre prochain, nous organiserons les Assises de l’unité autour de la thématique : « La détribalisation vecteur de développement socioéconomique ». Nous souhaitons saisir cette occasion pour renforcer la cohésion de la Diaspora et surtout conjuguer les dérivés du vivre ensemble afin de capitaliser tous les talents au profit d’un développement inclusif.

Le Club n’a pas organisé la moindre activité ludique depuis sa création. Pour quelle raison?

(Sourire) Les associations des jeunes doivent évoluer et s’accorder aux défis actuels. C’est bien beau de partager des moments de détentes, mais ce n’est pas l’impératif. Aujourd’hui, la société civile doit accompagner les pouvoirs publics dans la mise en place d’un écosystème qui  favorisera une prise de conscience et, in fine, être le moyen et la finalité du développement.

Nous ne sommes pas là pour plaire mais faire. Non pas de la forme, mais dans la reforme notamment dans le changement des mentalités. Car autrefois nous étions plus actif dans des activités ludiques et enfin ni dans la visibilité mais dans la vérité, d’ailleurs,  les œuvres sont palpables et il y a pas mal de monde dans nos activités. 

Quel est finalement votre but?

Le Club des Etudiants Congolais de Casablanca a pour but d’apporter un appui technique et méthodique dans la promotion de l’unité, la conception et la mise en œuvre des programmes qui convergent aux renforcements des compétences, à l’épanouissement et à l’autonomisation professionnelle de ses membres.

Vous êtes très actif sur le terrain. En quoi consiste exactement votre mission au sein du Club?

(Sourire) En tant que vice-président, je suis chargé de l’organisation, de la coopération, de la coordination et de la mise en œuvre des orientations du président du Club, Belma Adziganouo, qui assure pour sa part l’orientation, la supervision des activités et des projets ainsi que l’ordonnancement.

Le mot de la fin !

Par ma voix, le Bureau souhaite remercier l’école Toulouse Business School pour son soutien, renouveler ses remerciements aux panelistes Cliff Nkoy et Rabii Berady, sans oublier le président de la Jeunesse consciente et participative ivoirienne au Maroc, Jacques Loua. Le Bureau tient également à exprimer toute sa gratitude à l’Association des Congolais du Maroc (ACOM- centrale).

Propos recueillis par Martin Kam

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