Inhumation de l’artiste musicien Nzongo Soul

0
1126

L’artiste musicien Faustin Nzongo alias Nzongo Soul a été inhumé la 1er février 2018 au cimetière Ma Campagne dans le sud de la ville de Brazzaville.

Ce moment de douloureuse séparation a été précédé par une cérémonie de recueillement a été organisée au Cercle culturel Sony-Labou-Tansi. Le ministre de la Culture et des Arts, Dieudonné Moyongo, a déposé une gerbe de fleurs sur le cercueil contenat les restes mortels de l’artiste.

Evoquant le passage de cet artiste talentueux sur cette terre, le lecteur de l’oraison funèbre, Médard Milandou a rappelé que Nzongo Soul était détenteur d’une Licencié en Langues Vivantes Etrangères, option anglais obtenue à l’université Marien-Ngouabi de Brazzaville. Très tôt, il assure le lead vocal dans les mouvements des jeunes pionniers, puis dans les chorales. Il est ainsi sur les traces  des membres de sa famille, Théo Blaise Nkounkou et Mamy Claudia

C’est à l’âge de 14 ans qu’il forme un groupe dénommés «Les Intimes ». En 1974, il fonde l’orchestre « Djilamouley » avec lequel il plonge dans la vague des orchestres amateurs et groupes vocaux qui agitent Brazzaville et le Congo, parmi lesquels Les Bilengue Sakana, Les Techniciens, plus tard Chantabouita, Les Grands Chaminadiens, Suze Yema, Les Nkowa, Les Anges, Le Tout choc Zimbabwe. La liste n’est pas exhaustive.

En 1977, Nzongo Soul crée les « Walla players ». Il  est la grande révélation musicale de l’année au sein de laquelle on retrouve des faiseurs de rythme tels que : Bakouma Pinto, Jean Claude Mwondo, John Organ, Pat Joël, Jean Jody Malonda, Michel Tchakaka qu’accompagnent trois choristes et danseuses. Le premier disque sort en 1979, titré «Africa Walla» dans lequel il chante, Walla c’est ma musique, suivi en 1981 de « Nvanéno nlélé » et de « Walla purification » en 1983.

En 1984, Nzongo Soul wa Semo est couronné par le prix « Découvertes RFI » qu’il reçoit à Bamako, au Mali. En 1985, alors qu’il se prépare à s’inscrire à la Sorbonne à Paris, il rencontre à Brazzaville, à l’occasion de l’édition suivante du prix « Découvertes RFI », le rocker français Bernard Lavilliers qui s’enthousiasme par son style original aux couleurs rock.

Né le 3 mai 1955 à Brazzaville, Faustin Nzongo dit Nzongo Soul, a rendu l’âme le 10 janvier 2018 en France, à l’âge de 63 ans. Sa dépouille est arrivée dans son pays natal, le 31 janvier, par le vol d’Air France. Après un passage au domicile familial, la dépouille a été exposée toute la nuit du 31 janvier au 1er février au Cercle culturel Sony-Labou- Tansi, où une cérémonie de recueillement a eu lieu en présence du monde culturel et artistique.

Pour la directrice générale des Arts et des lettres, Emma Mireille Opa-Elion, : «Pour la circonstance, le devoir d’Etat me commande certes de prononcer ces mots qualifiés d’oraison funèbre mais, je suis plus portée à célébrer ici devant vous, une vie pleine de joie, d’honneur et de bonheur, une vie de haute signification artistique et revisiter sommairement l’itinéraire singulier de ce musicien atypique, au talent protéiforme que fut Nzongo Soul.»

Elle a reconnu les qualités émérites de l’artiste. Auteur compositeur et interprète ayant côtoyé Nzongo Soul est décédé le 10 janvier 2018 en France.

LAISSER UN COMMENTAIRE