Il était une fois… Non, il était une voix Marie KITOTO !

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RETRO. Une voix qui, à sa façon, de la rumba la moins déracinable à sa floraison la plus inespérée, dessinait dans le temps et l’espace un éventail de chants d’intensité et de couleur variables

La tessiture de son charme lui permit de s’imposer autant comme une « femme fatale » aux graves impressionnants. Un talent aussi vaste n’était sans doute pas étranger au fait que Marie Kitoto avait été aussi une authentique musicienne.

En 1951 : Marie Kitoto était considérée comme une des toutes premières chanteuses congolaises des éditions « Loningisa  » de l’éditeur grec Papadimitriou.

La femme chanteuse dans les années 50

Si la femme a beaucoup inspiré les pionniers de la musique congolaise, par contre la présence féminine devant un micro pour chanter était encore une véritable curiosité.

1951, effectivement peut-être reconnue comme l’année qui active les femmes chanteuses dans la musique congolaise et qui met en évidence un bon nombre de thèmes qui se révèlent de véritables messages.

Marie Kitoto compte parmi ces toutes premières voix vives et gaies. Elle a connu la célébrité grâce à deux chefs-d’œuvre, réalisés avec le guitariste Henri BOWANE en 1951 et qui ont déchaîné pendant longtemps l’enthousiasme des publics les plus froids.

En effet, Marie Kitoto et Henri Bowane ont enregistré le 11 septembre 1951, le disque n° 044 « Yo kolo ye kele «  et « Ya biso se malembe « .

Dans la série des chansons à succès de Marie Kitoto réalisées avec Henri Bowane, citons également : « Chérie kanga velo »« Sebene ta sika » (disque Loiningisa n°020 du 14 septembre 1950),« Monoko ya mboka ya tembe »« Amba Louise «  (disque n°057 du 22 novembre 1951), et tant d’autres. Marie Kitoto est restée l’une des talents les plus originaux, n’hésitant pas à inclure des éléments traditionnels dans son langage.

Clément Ossinondé

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