Fosse commune de Maluku: Armand Mavinga Tsafunenga réclame le départ du président Kabila

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Le Président de la 3C-RDC et du MPDC exige une enquête indépendante sur les morts et les disparus de ces quatre dernières années en RDC

« Monsieur Joseph Kabila doit démissionner maintenant pour éviter l’embrasement du pays et de la région des Grands Lacs », a déclaré Armand Mavinga Tsafunenga. Dans un communiqué au ton vif dont nous avons eu copie, le président de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) estime que « la seule issue louable qui reste à Mr Joseph Kabila est de démissionner maintenant et non demain, car demain n’est pas à attendre mais à inventer ».

Echaudée par les crimes et assassinats commis ces quatre dernières années et restés sans suite, sa formation politique exige une enquête libre et indépendante sur « les morts et les disparus en République Démocratique du Congo depuis novembre 2011».
La 3C-RDC juge « indécent de laisser un pouvoir criminel faire lui-même des enquêtes sur ses propres crimes au XXIème siècle où le besoin de la justice internationale est des plus criants ».
A propos du dialogue politique dont le seul but serait de « sauver un régime criminel aux abois », la 3C-RDC note que « dans le contexte actuel de la justice qui exige des enquêtes libres et indépendantes sur les morts et les disparus au Congo depuis le processus électoral de 2011, et en particulier sur les 421 corps jetés dans une fosse commune à Maluku au mois de mars 2015, il est inapproprié de parler de dialogue politique avec le pouvoir de Mr Kabila ». D’autant plus que « ce dernier avait catégoriquement refusé ce dialogue politique en organisant ses concertations nationales fondées sur un clientélisme honteux et absurde ».
Le Congo n’étant pas encore un Etat de droit, la 3C-RDC souhaite que l’équipe qui devra mener les enquêtes soit « une équipe plurielle composée des représentants des institutions les plus impliquées », estimant que « nous sommes dans un contexte de justice internationale et non de souveraineté nationale ».
Par ailleurs, ajoute le communiqué, « il est malsain qu’un pouvoir criminel fasse lui-même des enquêtes sur ses propres crimes humains, économiques et financiers ».
Le pouvoir en place ayant perdu toute confiance du peuple, la 3C-RDC propose donc que cette équipe réunisse les Nations Unies, la Cour Pénale Internationale (CPI), l’Union Africaine, l’Union Européenne, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), les Organisations Internationales non Gouvernementales comme la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), les cabinets d’expertise, les organisations congolaises des droits de l’homme outillées.

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