Forte baisse des prix des denrées alimentaires au niveau mondial

L’Indice FAO des prix enregistre le plus fort recul mensuel depuis décembre 2017

0
595

Les prix des produits alimentaires ont fortement baissé en juillet dernier, selon des chiffres publiés récemment par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

« Les échanges commerciaux des principaux produits ont baissé en juillet, en particulier en ce qui concerne les produits laitiers et le sucre», a annoncé l’agence onusienne.

Ce recul aurait entraîné la chute des prix mondiaux des produits alimentaires, a indiqué la FAO dont l’Indice des prix est pondéré par les échanges commerciaux permettant de suivre l’évolution mensuelle des principaux groupes de produits alimentaires. A savoir : les céréales, les huiles végétales, le lait, la viande et le sucre.

Après avoir connu une augmentation constante au cours des six premiers mois de l’année 2018, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est contracté au mois de juillet de 3,7%, affichant une moyenne de 168,8 points. Ce qui correspond à une baisse de 6,5 points par rapport au mois de juin et de 10,3 points par rapport à la même période de l’année dernière.

Selon les analystes de l’organisation, le recul de l’Indice FAO des prix des produits alimentaires marque son plus bas niveau depuis l’année dernière.

En effet, « le recul de juillet constitue la première baisse sensible en glissement mensuel de la valeur de l’Indice FAO des prix des produits alimentaires depuis décembre 2017, baisse qui s’explique par d’importants reculs des valeurs de tous les sous-indices », a-t-elle expliqué.

En s’établissant en moyenne à 199,1 points par rapport à juin, soit une baisse de 6,6% équivalant à la perte de 14,1 points, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a entraîné la chute des cours internationaux de l’ensemble des produits du groupe, l’organisation précisant que les plus importantes baisses ont été enregistrées pour le beurre et le fromage.

En ce qui concerne l’Indice FAO des prix du sucre, les dernières données l’établissent en moyenne à 166,7 points, soit une baisse de 10,7 points. Ce qui équivaut à une chute de 6% par rapport à juin, le plus bas niveau en trois ans, et un recul de près de 20% par rapport à sa valeur de l’année dernière à la même période.

A en croire la FAO, « le net recul de juillet est principalement imputable à l’amélioration des perspectives de production dans les principaux pays producteurs de sucre, en particulier en Inde et en Thaïlande ».

Quant à l’Indice FAO des prix des céréales, il s’est établi en moyenne à 160,9 points, soit un recul de près de 6 points. Ce qui correspond à une chute de 3,6% par rapport au mois de juin et de 0,8% (1,3 point) par rapport à la même période de l’année dernière.
A noter que la baisse de juillet est attribuée à la baisse des prix à l’exportation du blé, du maïs et du riz.

En s’établissant en moyenne à 141,9 points en juillet (baisse de 4,2 points), l’Indice FAO des prix des huiles végétales a baissé de 2,9%, accusant ainsi sa sixième baisse consécutive. Ce qui lui fait atteindre son plus bas niveau depuis janvier 2016.

Selon l’agence, cette situation « s’explique par la faiblesse du marché du soja, qui subit les conséquences du conflit commercial entre la Chine et les Etats-Unis. La valeur des huiles de colza a connu une hausse, portée par une hausse de la demande en provenance des producteurs de biodiesel et par des perspectives de récoltes négatives en Union européenne ».

D’après les données analysées, l’Indice FAO des prix de la viande a baissé de 1,9% par rapport à son niveau de juin, il s’est établi en moyenne à 170,7 points en juillet, soit un recul de 3,3 points.

Le recul de l’indice est du notamment au retour progressif « à la normale des exportations de viande au Brésil », a souligné la FAO.

Globalement, les prix de la viande de bovins ont reculé, tout comme ceux de la viande de porc et de volaille. En revanche, les prix de la viande d’ovins ont légèrement augmenté, sous l’effet d’une forte demande à l’importation, en particulier en Chine et aux États-Unis.

Alain Bouithy

LAISSER UN COMMENTAIRE