Le FMI finalise sa ligne de précaution et de liquidité en faveur du Maroc

La croissance de l’économie nationale devrait rebondir cette année puis s’accélérer progressivement à moyen terme

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Le Maroc continue de remplir les conditions requises pour bénéficier d’un accord au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL), a indiqué le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI).
L’institution de Bretton Woods l’a réaffirmé mardi 1er août à Washington, après avoir achevé la deuxième revue de l’accord en faveur du Maroc au titre de la LPL.
Il est à noter que l’accord LPL de deux ans en faveur du Maroc, d’un montant de 2,504 milliards de Droits de tirages spéciaux (DTS), soit 3,42 milliards de dollars environ, a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI en juillet 2016.
A signaler aussi que la première revue a été achevée le 15 mai 2017 et que l’accord arrivera à expiration le 21 juillet 2018.
«La bonne tenue des fondamentaux économiques du Maroc et la mise en œuvre globalement saine des politiques ont contribué aux solides résultats macroéconomiques de ces dernières années», a constaté David Lipton, premier directeur général adjoint du FMI soulignant que les déséquilibres extérieurs devraient diminuer en 2017 et les réserves internationales se maintenir à un niveau confortable.
« La situation budgétaire évolue favorablement, le déficit devant se rétrécir davantage en 2017 grâce à la solidité des recettes et à la maîtrise des dépenses », s’est réjoui David Lipton, à l’issue des délibérations du Conseil d’administration du FMI dont il assure la présidence par intérim.
En ce qui concerne les perspectives de croissance de l’économie marocaine pour l’année 2017, il a indiqué que la croissance devrait rebondir cette année puis s’accélérer progressivement à moyen terme, « pour autant que la conjoncture extérieure s’améliore et que les réformes soient résolument mises en œuvre ».
David Lipton a toutefois prévenu que des risques intérieurs et extérieurs de nature baissière pèsent sur ces perspectives. A cet égard, il a assuré que « l’accord conclu avec le FMI au titre de la ligne de précaution et de liquidité (LPL) reste une assurance utile contre les risques exogènes ».
Et le responsable du FMI de préciser que cet accord accompagne la mise en œuvre des politiques économiques des autorités.
Plus globalement, David Lipton s’est réjoui de ce que les autorités sont déterminées à poursuivre la mise en œuvre de politiques avisées. Dans un communiqué, ce dernier a également déclaré que le programme économique du nouveau gouvernement est conforme aux principales réformes convenues dans le cadre de l’accord au titre de la LPL, dont celles qui visent à atténuer les vulnérabilités budgétaires et extérieures tout en consolidant les bases d’une croissance plus forte et plus inclusive.
Tout en saluant les progrès enregistrés ces dernières années par le Maroc, David Lipton a estimé qu’il est nécessaire de poursuivre le rééquilibrage budgétaire en s’appuyant sur une accélération des réformes fiscales, une saine gestion des finances publiques au niveau local dans le cadre de la décentralisation budgétaire.
Dans la même perspective, il est aussi nécessaire de s’appuyer sur une réforme globale de la Fonction publique, un renforcement de la supervision financière des entreprises d’Etat, et une plus grande efficience des programmes sociaux et des projets d’investissement public, a estimé le responsable du FMI.
«L’adoption de la loi sur la Banque centrale et la poursuite de la mise en œuvre des recommandations du programme d’évaluation du secteur financier de 2015 contribueront à renforcer le dispositif régissant la politique applicable au secteur financier », a-t-il également relevé. Et d’assurer que « la transition vers un régime de change plus souple fondé sur une stratégie bien communiquée contribuera à préserver la compétitivité extérieure et à renforcer la capacité de l’économie à absorber les chocs ».
David Lipton estime enfin qu’il faudra entreprendre d’autres mesures pour améliorer le climat des affaires, la gouvernance, la compétitivité, l’accès à la finance et le marché de l’emploi, et réduire les disparités régionales. Cette démarche vise à « relever la croissance potentielle et rendre la croissance plus inclusive, en réduisant les niveaux de chômage obstinément élevés, notamment chez les jeunes, et en augmentant la participation de la femme à la population active », a-t-il soutenu.

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