Le FMI approuve un accord de prêt triennal de 642 millions de dollars en faveur du Gabon

La décision adoptée par le Conseil d’administration ouvre la voie au décaissement immédiat d'environ 98,8 millions de dollars.

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Le programme aidera le Gabon à assurer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance durable et équitable.

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un accord triennal élargi au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) en faveur du Gabon pour un montant d’environ 642 millions de dollars, à l’appui du programme de relance à moyen terme défini par les autorités, a annoncé l’institution internationale.

« Le programme appuyé par le MEDC aidera le Gabon à assurer la stabilité macroéconomique et à jeter les bases d’une croissance durable et équitable. Il vise à atteindre la viabilité de la dette au niveau national et à contribuer à rétablir et préserver la stabilité extérieure pour la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) », a indiqué le FMI.

L’institution a ainsi indiqué ainsi que la décision, adoptée il y a une dizaine de jours par le Conseil d’administration, ouvre la voie au décaissement immédiat d’environ 98,8 millions de dollars. Le montant restant sera étalé sur la durée du programme et son décaissement sera subordonné à des revues semestrielles.

« Le Gabon se heurte à de redoutables défis macroéconomiques en raison de la chute marquée des cours du pétrole. La croissance a ralenti, les marges de manœuvre budgétaire et extérieure se sont rétrécies et les niveaux d’endettement public se sont accrus », a déclaré Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et Président par intérim du Conseil d’administration.

Ce dernier, qui s’est exprimé à l’issue des délibérations du Conseil d’administration sur le Gabon, a indiqué que « le programme économique des autorités appuyé par le FMI se centre à juste titre sur la correction de ces grands déséquilibres budgétaires et extérieurs, ainsi que sur les réformes structurelles propres à accroître l’efficience et la transparence des dépenses publiques, et les politiques visant à renforcer la stabilité du secteur financier et la diversification économique ».

 

 

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