Festival national du film: Hommages, projections et rencontres se succèdent à Tanger

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Au bonheur des cinéphiles, professionnels et amoureux du cinéma marocain, projections, hommages et rencontres se succèdent avec leurs lots d’enseignements, d’émotions et de surprises, au 13ème Festival national du film- dont le coup d’envoi a été donné jeudi dernier à Tanger. 

Projeté ce week-end dans le cadre de la compétition officielle, le long métrage «Andalousie, mon amour!» a visiblement séduit les festivaliers lors de sa projection, samedi soir, au cinéma Roxy.

La question migratoire constitue la trame de cette « comédie à l’italienne », d’une durée de 86 minutes, réalisée par le cinéaste Mohamed Nadif. Un sujet actuel traitant d’un phénomène récurrent et bien connu dans cette partie du territoire, située à quelques kilomètres seulement de l’Europe- le fameux eldorado. Autant dire que le Festival proposait ce soir-là un film pas si étranger à un public témoin d’un phénomène qu’il vit au quotidien. Et, de ce point de vue, il apprécie à leur juste valeur les aventures des deux jeunes protagonistes du film: Said et Amine, étudiants à Casablanca. Sur un ton léger mais intelligent, ce film raconte les péripéties de ce duo qui ne rêve que de l’Europe. Une aventure qui les conduit dans un petit village au Nord du Maroc d’où ils espèrent migrer de l’autre côté de la Méditerranée.

Avec l’aide d’un instituteur, ils parviennent à prendre une barque pour la côte européenne. Malheureusement, l’aventure tourne court lorsque leur embarcation de fortune fait naufrage. Amine se retrouve sur la côte du village alors que Saïd échoue sur une plage espagnole…

Lauréat de l’ISADAC de Rabat, Mohamed Nadif est aussi diplômé de Paris X Nanterre. En tant qu’acteur, le réalisateur marocain s’est illustré dans « La chambre noire », « Les voisines d’Abou Moussa » et « La mouche blanche », entre autres.

Soulignons que cette 13ème édition propose, outre les projections de productions d’excellente facture, plusieurs activités qui ne laissent pas indifférents le public tangérois et leurs nombreux invités. C’était le cas lors de l’hommage rendu à trois monstres sacrés du cinéma national. A savoir : le comédien Salahddine Benmoussa, les réalisateurs Mustapha Derkaoui et Abdallah Mesbahi. Trois légendes vivantes du cinéma marocain dont le Festival national du film de Tanger a salué le talent et les parcours exceptionnels, en présence d’illustres invités et des professionnels du 7ème art. Trois grands noms qui se sont illustrés de la plus belle manière au fil des années et ont su s’adapter dans divers genres sans jamais faillir ni trahir la réputation qui est la leur.

Le sociologue français Edgar Morin préside le jury pour la compétition des longs métrages de cette édition. Le spécialiste du 7ème art africain et réalisateur d’origine ivoirienne, Fadika Kramo-Lanciné, préside le jury «courts métrages».
Pour rappel, le Festival se tient jusqu’au 21 janvier courant à Tanger, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI.

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