Ferme mise en garde du Maroc à l’Union Européenne

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Dans un communiqué du Ministère marocain de l’Agriculture et la Pêche Maritime, publié le 06 février 2017, le Maroc rappelle sévèrement à l’Union Européenne (U.E) ses obligations en matière de respect de ses engagements contractuels le liant au Maroc, notamment la mise en application de toutes les dispositions de l’accord agricole signé entre les deux parties en 2015.

L’application de cet accord agricole est effective sur l’ensemble du territoire marocain qui s’étend de Tanger à Lagouira, n’en déplaise à certains responsables européens, connus pour leur hostilité chronique envers le Maroc.

D’ailleurs, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) avait, le 21 décembre 2016, débouté le polisario de sa demande d’annulation de l’accord agricole entre le Maroc et LU.E.

Or, le Commissaire européen chargé du Climat et de l’Energie, l’espagnol Miguel Arias Canete, a par sa déclaration, en date du 31 janvier 2017, exacerbé les relations Maroc-U.E en demandant l’exclusion des produits provenant des provinces sahariennes marocaines. Une déclaration qui répond parfaitement à ses propres intérêts en raison de sa proximité avec certains milieux pétroliers et agricoles espagnols.

La déclaration de ce responsable européen a, bien entendu, entraîné une sèche réponse du Ministre marocain de l’Agriculture et de la Pêche Maritime, Monsieur Akhannouch, qui n’y est pas allé par le dos de la cuillère pour recadrer cette organisation européenne.

Pour le Ministre marocain, « il y a eu un jugement. Il faut maintenant que les choses soient clairs et sincères sur l’avenir que nous voulons développer entre le Maroc et l’U.E. Nous avons un contrat commercial de libre-échange et partenariat gagnant-gagnant. Nous n’avons pas de temps à perdre à aller devant les tribunaux. J’ai signé un contrat avec l’UE, je veux simplement savoir si cet accord est toujours d’actualité », a-t-il martelé.

Enfin, le Ministre marocain met en garde l’U.E sur toute absence d’un engagement franc de la part de cette organisation européenne ; une éventualité qui imposera au Maroc un choix irréversible d’accélérer les partenariats initiés dans des pays et régions diverses, notamment la Russie, la Chine, l’Inde, le Japon, les pays du Golfe ainsi que de nombreux pays africains.

Une telle option, si elle était mise en œuvre par le Maroc, conduira inéluctablement à la perte de milliers d’emplois en Europe, notamment en France, en Espagne et au Portugal, et verra les prix des agrumes, des primeurs et des poissons s’envoler dans toute les pays de la zone européenne.

Gageons que l’U.E s’appliquera à respecter l’accord agricole et de pêche conclu avec le Maroc mettant ainsi en échec une nouvelle manœuvre de désespoir du polisario et des responsables algériens pour bloquer la montée du Maroc sur la scène africaine suite à son retour triomphal au sein de l’Union Africaine.

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