Des experts de l’ONU demandent aux autorités de la RDC de lever les restrictions imposées aux populations

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« La répression ciblée des voix dissidentes de la société civile et des défenseurs des droits humains est contraire aux principes démocratiques », ont déclaré les experts. Ph: Habibou Bangre/IRIN

Ces restrictions incluent une interdiction de facto de tous les rassemblements et réunions publics dans les principales villes du pays.

Les restrictions politiques imposées aux populations portent atteinte aux droits des peuples à la liberté d’expression, de réunion pacifique et d’association, ont estimé lundi des experts des Nations Unies.

Dans un communiqué publié récemment, les experts de l’ONU ont indique que ces restrictions, qui incluent une interdiction de facto de tous les rassemblements et réunions publics dans les principales villes du pays, « constituent une violation des conventions internationales relatives aux droits de l’homme auxquelles le gouvernement de Kinshasa est signataire et violent la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l’homme ».

Ils rappellent que «ces mesures ont touché les mouvements de jeunes citoyens LUCHA et Filimbi, qui visent à promouvoir la participation politique et qui ont lancé une campagne de sensibilisation au respect de la Constitution il y a peu ».

L’ONU se souvient que le 1er décembre, cinq membres de LUCHA et une journaliste avaient été arrêtés dans la province d’Ituri alors qu’ils préparaient une conférence de presse pour lancer la campagne.

La journaliste a été libérée plus tard, mais les cinq autres personnes sont toujours en détention pour prétendue incitation à la faute envers les autorités, constatent les Nations Unies.

Les experts ne cachent pas aussi  leur inquiétude face à « la répression ciblée des voix dissidentes de la société civile et des défenseurs des droits humains est contraire aux principes démocratiques ».

Par ailleurs, ils estiment que « si la société civile n’est pas autorisée à exercer les droits à la liberté d’expression, à la liberté d’association et à la réunion pacifique, les manifestants vont inévitablement recourir à la violence, pour laquelle seules les autorités devront être blâmées ».

Ainsi, les experts exhortent les autorités congolaises  à cesser immédiatement la répression ciblée contre la société civile et à respecter les engagements pris en matière de droits de l’homme ratifiés par la RDC.

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