Economie : Révision à la baisse des tarifs des péages sur la route nationale I

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Le Conseil des ministres a adopté, le 7 août 2019, le projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n°2019-39 du 28 février 2019 instituant un droit de péage sur les axes de réseau concédé sur les routes nationales n°1 (Pointe-Noire-Brazzaville), n°1 bis (Brazzaville-Kinkala-Mindouli) et n°2 (Brazzaville-Ouesso).

Selon le conseil des ministres, cette révision à la baisse tient compte de l’évolution attendue du trafic. La révision de la tarification a été prise après une concertation avec les acteurs économiques concernés et un examen particulier des usagers au voisinage des gares de péage.

Pour le conseil des ministres, la prise en compte de toutes les contraintes identifiées, tant du point de vue de l’entreprise, qui devra assumer une charge de maintenance globale sur 30 ans estimée à 910 milliards de FCFA, que de celui des usagers et des opérateurs économiques, va être accompagnée par l’acceptation par l’Etat d’une exonération de TVA et de centime additionnel sur les tarifs de péage.

Pour cela, les nouveaux tarifs sont révisés de la manière suivante pour chaque poste de péage à 1000 Fcfa pour les véhicules Classe1 berlines ;  1500FCFA pour les véhicules Classe 2 4×4 ; 2000 Fcfa en ce qui concerne les véhicules Classe 2b ou minibus ; 10.000Fcfa pour la Classe 3  ou autocars ; 15.000 Fcfa pour ceux de la Classe 3b ou camions  et 30.000 Fcfa Classe 4 semi-remorques.

Le conseil des ministres a également pris l’engagement de lutter contre les taxations illégales imposées, hors péage, aux usagers de la route par certains éléments de la force publique sans qu’une quelconque infraction aux dispositions légales n’ait été constatée au préalable.

Le Conseil des ministres s’est d’autre part montré soucieux du fait que le devoir des pouvoirs publics est d’assurer un équilibre harmonieux entre la nécessité de maintenir la viabilité, même modifiée, du modèle économique du concessionnaire et l’accessibilité des infrastructures concernées à leurs usagers.

Dans cette optique, il a été demandé aux ministres en charge des Finances et des questions de sécurité de mettre en place un cadre de concertation et de travail en vue de doter les agents en charge de la sécurité publique des moyens administratifs leur permettant de procéder, conformément aux lois et règlement, à la verbalisation de tous les comportements déviants ou illégaux qui sont, hélas, souvent constatés sur ces routes.

Les usagers de la route n’avaient pas apprécié les premiers tarifs jugés trop élevés.

Florent Sogni Zaou

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