Économie : «Des niches de ressources existent dans les secteurs comme la forêt, le foncier», selon Clément Mouamba

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le Premier ministre Clément Mouamba

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba a indiqué, le 10 octobre 2017 à Brazzaville qu’en dehors du pétrole dont le prix est en baisse sur le marché mondial, le Congo dispose d’autres possibilités de mobilisation des recettes, notamment le recours aux ressources de proximité telles les recettes douanières et fiscales sans oublier les secteurs des forêts et du foncier.

Il a ajouté qu’«On s’est rendu compte que des niches de ressources existent dans les secteurs comme la forêt et le foncier. Si l’on demandait par exemple à chaque Congolais de faire un titre foncier pour sa parcelle à des taux réduits…, cela nous apportera beaucoup d’argent ».

Il s’est dit rassurant en ce qui concerne la relance économique du pays qui dispose pourtant de diverses sources pour renflouer ses caisses, malgré son endettement estimé, selon le Fonds monétaire international (FMI), à 5329 milliards de francs CFA, soit 110% du produit intérieur brut (PIB).

Il a fait savoir que le but de la récente mission du Fonds était de discuter sur la gouvernance et la dette nationale, au terme desquelles, la mission technique du FMI a évalué la dette publique du Congo à 5329 milliards francs CFA, soit 110% du PIB.

«Au niveau de l’Etat, toutes les informations dont le FMI avait besoin ont été transmises. Je ne peux pas parler d’échec parce que nous sommes au début d’un processus. Le Congo ne peut pas seul retrouver ses équilibres macroéconomiques. Nous avons besoin du FMI pour sortir le pays de la situation actuelle. L’appui du Fonds permettra d’apporter la confiance aux investisseurs », a indiqué le Premier ministre, précisant que l’objectif est de faire du pétrole une ressource d’appoint en levant des ressources dans d’autres secteurs de l’économie nationale. 

Améliorer les recettes et maitriser les dépenses

Le FMI devrait aider le Congo à améliorer le niveau de ses recettes et à maîtriser ses dépenses publiques, tout en évitant de contracter d’autres dettes. Les deux parties seront appelées à conclure un programme triennal au cours duquel le Congo ferait parfois face à des contraintes, des choix difficiles mais tout en préservant ses acquis sociaux.

« Nous allons voir la gouvernance de ces sociétés que nous trouvons inefficace. Elles sont en faillite de manière virtuelle. Les réformes ont commencé et vont être longues », a t-t-il dit, révélant que le recensement des agents civils de l’Etat, organisé l’année dernière, a permis de nettoyer le fichier de la fonction publique avec un effectif global d’environ 66.000 fonctionnaires.

Il a également abordé la réforme des entreprises d’Etat, notamment la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), la Société nationale d’électricité (SNE) et la Société nationale de distribution d’eau (SNDE).

Partie de la dette cachée ?

Pour lui, le Congo n’avait pas caché une partie de sa dette au FMI. Le pays doit 1242 milliards de francs CFA aux traders qui, depuis un certain temps, retirent leurs ressources à la source. La dette du Congo envers ses partenaires bilatéraux est de 2201 milliards francs CFA, dont près de 1400 milliards envers la Chine.

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