Eclairages socio-anthropologiques au Congo Brazzaville

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Patrick Eric Mampouya

Bienvenu chez les Bantou

Un clan est un ensemble de familles associées par une parenté réelle ou fictive, fondée sur l’idée de descendance d’un ancêtre commun. Même si leur filiation exacte n’est pas connue, tous les membres d’un clan connaissent cette origine qui prend un caractère mythique.

Des individus ou des familles étrangères peuvent être adoptés par un clan qui leur donne ses ancêtres, on parle alors d’affiliation ou de réaffiliation. Lorsque cet ancêtre est représenté mythiquement ou symboliquement par un animal, on parle de totémisme.

Selon le pays, les clans peuvent être des regroupements très formels ayant une personnalité juridique, un patrimoine et des institutions politiques qui varient d’une civilisation à l’autre, et obéissant à des règles précises : chef, conseils, assemblées, fêtes, coutumes, symboles, sanctions, etc.

L’appartenance à un clan peut se traduire par des droits et des obligations de solidarité envers les autres membres du groupe, en particulier l’assistance et la vengeance. Un clan peut être considéré comme un sous-groupe d’une tribu, qui elle-même est un sous-groupe d’un peuple ou d’une nation.

Ainsi les Lari sont ceux qui habitent le territoire traditionnellement portant le même nom et à la longue parlant le même dialecte avec aussi quelques particularités idiomatiques. Ce dialecte appartient en principe à un groupe ethnique plus large, par exemple le kikongo.
Les Kongo sont une ethnie partageant plusieurs caractéristiques communes territorialement, culturellement, linguistiquement et surtout coutumièrement.

C’est un peuple d’Afrique centrale établi sur la côte atlantique de Pointe-Noire à Luanda  et jusque dans la province de Bandundu à l’est de la RDC, y compris dans la Province du Bas-Congo de la République Démocratique du Congo.

Au sein de l’ethnie Kongo il y a plusieurs tribus : Les Ndibu, Ntandu, Lari, bazombo, Bacongo, Badondo, Bakango, Ba-Kongo, Bakongos, Bandibu, Bashikongo, Cabinda, Congo, Congos, Fjort, Frote, Ikeleve, Kakongo, Kikongo, Kileta, Kongos, Koongo, Nkongo, Wacongomani, etc…

Sur le plan international, c’est le terme Bakongo qui prévaut. « ba- » est en kikongo le préfixe qui signale le pluriel, « mu- » signale le singulier, et « ki- » la langue.
Ces dénominations sont parfois plus péjoratives que des référents anthropologiquement capables de rendre compte de l’histoire et de la culture de ceux qui sont ainsi dénommés.

Le clan africain (luvila ou mvila en kikongo) s’étend plus largement encore que la grande famille (kanda) ou la tribu qui d’ailleurs présente quelques imprécisions lorsqu’on veut la définir car elle englobe plus des éléments de coexistence basée sur la communauté d’habitat sur un territoire qu’elle peuple traditionnellement.

La famille élargie elle-même se réfère traditionnellement à l’appartenance à son clan pour s’identifier. Les Kongo parlent divers dialectes dont les principaux sont le Kikongo et le Kituba qui est un créole kikongo simplifié.

Les Kongo sont les plus nombreux au Congo Brazzaville et occupent quatre régions, à savoir le Niari, la Lékoumou, le Pool et la Bouenza. Ils n’entendent pas marquer des limites avec les Loango qui est l’ensemble d’ethnies qui peuple la région du Kouilou. D’ailleurs, pendant l’ère précoloniale, le royaume Loango était un Etat vassal du royaume kongo.

Les Téké ne constituent pas un clan, mais une tribu. Lorsqu’en 1880 Pierre SAVORGNAN DE BRAZZA arrive sur les terres de l’actuel Congo Brazzaville, il n’y a pas de royaume téké existant. L’espace est occupé par des populations organisées en petites chefferies indépendantes les unes des autres. Ces chefferies sont dirigées par un Mokoko (ou Makoko, ou Onko’o selon l’accent) et sont à peine peuplées de quelques centaines à quelques milliers d’âmes.

Un certain nombre de ces chefs reconnaissent une autorité religieuse à l’un d’entre eux, le Mokoko Ilo, lui même chef d’un village ordinaire à Mbé, d’à peine quelques centaines d’âmes, au delà desquels, son pouvoir est purement religieux sur les autres princes.

Il est le détenteur des fétiches des ancêtres qui ont créé cette dynastie de princes cousins, qui jadis formaient sans doute un empire plus important que les vestiges que vient trouver Pierre SAVORGNAN DE BRAZZA, mais qui à coup sûr n’existe plus en tant qu’Etat politique cohérent.

Makoko de Mbé est le chef de la tribu téké de Mbé et le roi des Téké. Makoko est le titre donné au chef, le plus souvent patriarche. En 1880, le Makoko de Mbé place son royaume sous la protection de la France en signant un traité avec Pierre SAVORGNAN DE BRAZZA, dit « traité Makoko ».

Groupe particulièrement divers, on ignore ce qui constitue leur point commun tant la liste des peuples se reconnaissant téké est longue. Par ailleurs, tous portent à la fois une seconde identité : kukuya, nziku, tyo, tégué, gangoulou…

Plus on recherche des points communs aux Téké, plus on s’aperçoit que les éléments exceptés finissent par faire des contradictions qui se renient. Les Tékés se définissent finalement plus par opposition à leurs voisins que par ressemblance entre eux.

Dans une zone géographique allant de la Cuvette jusqu’au Mayombe, est téké celui qui n’est pas Mbochi, Mbéti, Kota, Obamba, Loumbou, Ndassa, Nzabi, Tsangi, Kunyi, Yaka, Bembé, Sundi, Lari, Kongo, Hangala, Dondo, Bobangi ou Likouba. Chacun pense savoir qui fait partie d’une liste qui aurait dépendu de l’Onko’o.

Les Téké sont maîtres de la région des Plateaux, au centre du Congo Brazzaville. On les trouve cependant presque sur toute l’étendue du territoire national. Leurs activités principales sont le commerce et la culture de la pomme de terre (comprendre toutes sortes d’ignames) qui, d’ailleurs, a donné son nom à la capitale de cette région « Dza mbala » qui veut dire en français « mange la pomme de terre », devenu Djambala avec l’administrateur blanc. Les batéké, très importants du point de vu effectif, ont une histoire très riche. Les tékés sont forgerons. Cette habileté leur a toujours conféré une place de choix.

Le Mwene Kongo (juste appellation du « Mani Kongo ») avait une garde téké autour de lui. Vendu en esclavage comme les autres nègres (la première trace remonte à 1560), Marie-Claude Dupré affirme qu’ils étaient généralement mis dans des positions plus élevées par rapport aux autres esclaves, parce que vantés pour leur intelligence, l’habileté de leur artisan ou la beauté de leur femme. C’est le cas en Colombie ou au Brésil où on les appelle Angicos, Monjoros, Moncongues (sans doute de Mokongo).

Les Tékés sont un peuple bantou d’Afrique centrale partagé entre l’ouest de la République Démocratique du Congo, le sud de la République du Congo et, minoritairement, le sud-est du Gabon.

En fait les tékés apparaissent sous la plume de SAVORGNAN de Brazza comme nom générique de tout ce qu’il croise sur son chemin de la côte gabonaise jusqu’au Pool. Avant lui, des explorateurs du XV au XIXe siècle n’avaient jamais signalé cette entité. Les Nziku (anzico pour les portugais, nziku signifiant « invités » en kongo) sont identifiés comme occupant Djambala et ses alentours. Mais personne ne note leur parenté particulière avec les habitants du Pool malebo exemple et le nom téké n’apparait nulle part.

Les Bangala habitent la partie septentrionale du Congo Brazzaville, notamment dans les régions de la Cuvette, la Cuvette Ouest, la Sangha et la Likouala. Leurs principales activités sont la pêche et la chasse. Cependant, à cause de la grande forêt, riche en essences, qui couvre une bonne partie de cette région, les Bangala ont, parmi tant d’autres ressources naturelles, une richesse, le bois, qui leur permet d’occuper une place de choix sur le marché congolais.

Cependant, l’histoire précoloniale de ce peuple révèle que celui-ci n’a pas connu de grandes institutions administratives (royaumes) comme les Batéké, les Kongo et les Loango.

Ce peuple, moins nombreux, s’était regroupé, après son installation sur le territoire congolais, et à cause de la situation géographique difficile qui ne lui permettait pas de se communiquer facilement, autour des petites chefferies.

Nous entendons ici par Ngala ou « bana mayi », (Gens d’eau) en français, l’ensemble des peuples habitant les régions septentrionales inondées et forestières du Congo Brazzaville. Un fonctionnaire colonial français déclara en y arrivant que ce domaine ne doit pas se mesurer en mètre carré mais en hectolitres.
Cet environnement est essentiel. Il explique d’abord pourquoi il y’ a si peu de sources sur l’origine et l’histoire de ces populations (l’eau dégradant assez rapidement tous les vestiges). Ensuite, le mode de vie dicté par la pêche conduit à un nomadisme au gré des saisons. Et enfin, comment accumuler des réalisations et laisser des traces sur l’eau ?
Si les Ngala ne peuvent en aucun cas être définis comme des peuples sans histoire, le défaut d’éléments archéologiques fait que retracer cette histoire au jour d’aujourd’hui ne peut être mieux qu’une succession d’hypothèses en privilégiant les plus admises par l’ensemble de la communauté scientifique et plus encore, des spécialistes locaux.

La mémoire vive interrogée par les premiers explorateurs détenant l’écriture n’a pu excéder que 4 ou 5 générations au mieux. Par recoupage, et en prenant les fleuves comme les principaux boulevards migratoires certaines pistes ont été dégagées, rattachant chacun des sous-groupes ethnique composant le groupe Ngala à sa propre migration.

La plupart seraient descendu de l’Oubangui il y a environ deux à trois siècles, rencontrant certains peuples avec qui ils se sont mélangés. C’est ainsi que les Bomitaba, Mboshi, Koyo, Bongili, Akwa ou Makwa, Mondjombo, Bondongo, Moye et Likuba se reconnaissaient descendre des Ngombe, Ngwaka, Banda, Mongo et bien d’autres peuples se trouvant en amont du fleuve.

Qu’est ce qui, il y a 3 siècles environ, aurait provoqué un tel déplacement de populations dans cette région ? En dehors de l’esclavage qui sévissait à l’est de la RDC avec les chasseurs arabes, rien d’autre ne peut l’expliquer.

Si on en croit Ch. de CHAVANNES et A. DOLISIE, les Bobangui descendent l’actuel RCA vers 1800, sous la conduite d’un prince portant le titre de Motuki et nommé Kotongo-Songu (Cotongo-Songhou, selon leur écriture). Des sous groupes s’en seraient rapidement détachés par les zones de terres fermes qui ne sont pas assez larges, pour s’installer sur les actuels territoires de Bolobo, Makotipoko ou de Lukolela. Ils y ont créé leurs petites principautés, reconnaissant toute comme souverrain, le Motuki, bien que les liens se soient réduits au strict minimum.

Des témoignages plus nombreux des explorateurs belges, attestent également que les mouvements de déplacement et d’installation dans la zone d’eau continuaient à s’opérer sous leurs yeux (fin du XIXè). On note aussi dans ces témoignages qui ont interrogé la mémoire des gens de l’époque sur ce qu’ils pouvaient avoir retenu de leurs pères sur leur immigration, l’existence de plusieurs nkoko, des patriarches qui ont eux des rôles divers ; d’aucun furent législateurs, d’autres guerriers, administrateurs de localités, féticheurs et devins, commerçants, négociateurs diplomatiques etc….

On peut citer parmi les nkoko les plus admis : Yoka, Mbuku, Bomboko, Tayoka, Ndinga, Ndokekia, Bosende mais surtout Ngobila, dont certaines caractéristiques qui lui sont attribuées, se rapprochent du célèbre Ngobila téké. Cela expliquerait-il une origine téké des Ngalas, ou plutôt ne s’agit-il que de l’assimilation d’une légende appartenant à un des peuples avec qui ils ont partagé le voisinage ? Ou encore, ce Ngobila Ngala est un tout autre personnage ?

Le plus anciens des nkoko, ces meneurs de peuples vers les nouvelles terres serait nkoko Ngeli. Il aurait fondé près de Lukolela le village de Banunu-bobangi. C’est nkoko Ndinga, expert en techniques de pêche en eaux stables qui aurait fondé Bokoso, qui deviendra « Mossaka ». Homme très ouvert, il fit de ce carrefour riche en poisson, un lieu d’accueil, de séchage du poisson, de commerce, et de travaux techniques entre tous les pêcheurs venant de l’Oubangui, du Congo ou des autres cours d’eaux. En langues ngala, on dira qu’il en fit un nganda.

La tradition orale bobangi nous apprend aussi qu’il eût trois garçons : Bondinga qui fonda le groupe « Koyo », Ngassaï les « Mboshi » dit « Olee », et Ondayi les Mboshi dit « Mbonzi ». Tandis que nkoko Yoka, serait l’ancêtre des Likuba.

En fait nous devons souvent faire attention en utilisant ces mots français totalement étrangers à nos approches sociologiques et anthropologiques. La confusion est même récupérée à nos dépens par ceux qui déstabilisent encore l’Afrique Noire en voulant déclasser nos notions socio-anthropologiques qui mettent en valeur l’extension vers l’universel et devraient concourir à plus d’unité pour une meilleure gestion de la cité.

Le fédéralisme des Etats dits développés s’est construit en partant d’abord de la considération des affinités socio-anthropologiques. Grandir ensemble jusqu’à la taille de nouvelles nations, c’est un processus de longue durée. Il exige beaucoup d’intelligence de nos sociétés, beaucoup de sagesse et de discernement, mais aussi des stratégies politiques valables pour le bien-être des populations devant vivre ensemble

Aujourd’hui nous voilà nous tordre en mille pour donner une existence naturelle, quasi génétique à ce qui n’est en réalité que de simples constats de voyageurs étrangers méconnaissant et cherchant à cartographier par de grossiers rapprochements les peuples qu’ils « découvrent ». L’ethnie, la tribu, le clan sont des constructions mécaniques d’explorateurs et d’ethnologues.

Au Rwanda-Urundi ont était hutu lorsqu’on vivait d’agriculture et tutsi d’élevage. On pouvait changer de statuts autant de fois qu’on le voulait donc passer de hutu à tutsi et vice versa. A l’arrivée du colon il l’a figé pour toujours en 1930. Bête que nous sommes, nous avons cru que cela a toujours été ainsi depuis la nuit des temps.

Même s’ils avaient un semblant de cohérence au moment de leur identification, ils n’ont aucune véracité scientifique. Il n’y a pas plus de laris que de niboleks pour prendre l’exemple de ces deux monstruosités inventées quasiment sous nos yeux. Et ce n’est pas parce qu’il n y a plus de survivants pour se rappeler l’ethnogenèse des mbochi ou des bakwélé qu’ils seraient plus réels.

Dans l’imagination populaire, les tribus reflètent un mode de vie prétendument plus « naturel » que l’État moderne. Les tribus présenteraient des avantages sociaux car elles sont homogènes, patriarcales et stables. Certains croient que les tribus sont organisées selon des liens de parenté, et ont une idéologie sociale basée sur la solidarité.

D’un point de vue historique, une tribu consiste en une formation sociale existant avant la formation de l’État. Certaines personnes utilisent ce terme pour faire référence à des peuples ayant des modes de vie non occidentaux ou des sociétés indigènes.

Certains ethnologues utilisent ce mot pour désigner les sociétés organisées sur la base des liens de parentés, spécialement des familles ayant une même descendance. Les gouvernements des tribus peuvent être un chef de tribu ou une sorte de conseil de tribu, qui représente la tribu et est généralement composé de personnes âgées et sages.

Ethnie est un terme apparu en 1896 dans la langue française. L’ethnicité est non seulement un construit social mais aussi un phénomène instrumental dans les luttes sociales et politiques. Cette approche subjective de l’ethnie a permis l’émergence du concept ethnicité lequel a généré également les concepts ethnocentrisme, ethnocide, ethnisme… L’ethnie est un concept important de l’ethnologie, mais l’approche subjective le rend souvent imprécis et malléable à souhait.

Pour finir, deux exemples suffiront à illustrer les difficultés d’utilisation :

Les Rom en tant qu’ensemble n’ont ni langue commune – car les nombreuses variétés de Romani ne sont parlées que par une partie d’entre eux, ni dénomination commune – les noms de Bohémiens, Gitans, Manouches, Romanichels, Sintis, Tziganes et bien d’autres étant employés, et ceux qui les revendiquent ne se reconnaissant pas tous comme Rom, ni religion commune – puisqu’ils partagent généralement la religion des populations environnantes, ni traditions communes – leurs occupations étant aussi diverses que celles des populations non-Rom, ni même des origines communes – car si tous les auteurs s’accordent à reconnaître que le Romani est une langue provenant de l’Inde, les Roms européens, eux, se sont mélangés avec toutes les populations au milieu desquelles ils ont évolué, comme en témoigne la variété de leurs phénotypes.

En fin de compte, « être rom » est avant tout une revendication, et aussi parfois une étiquette. Il existe des pays où, pour que l’identité « Rom » soit prise en compte, il faut être en difficulté sociale, car si on a un emploi, un domicile fixe et des diplômes, on n’est plus comptabilisé comme « Rom » dans les statistiques.

1 COMMENTAIRE

  1. C’est un bonne et appreciable initiative que d’avoir produit cette reflexion. Mais je deplore le fait que ce texte est d’autant plus truffe de contre-verites, d’approximations, d’intox et de desinformation qu’il est insipide et indigeste. On ne peut se permettre d’aborder un sujet aussi complexe avec autant de legerete moins encore quand on est pas un specialiste. Il convient de signaler que notre veritable histoire est quasi meconnue des Congolais, faute d’etre enseignee et les documents traitant de cette histoire ainsi que des realites socio-anthropologiques et ethnologiques ne sont pas a la portee du grand public. Et quand on veut instruire les Congolais sur ces realites meconnues on est tenu a un devoir d’objective et de pertinence afin d’eviter de les fouvoyer et d’entrenir de la confusion dans leur esprit et des frustrations inutiles. Pour votre gouverne, il y a lieu de signaler qu’il n’existe pas d’ethnie Loango au Congo-Brazzaville. Loango c’est plutot un nom de royaume ou Etat qui regroupe en son sein un ensemble d’ethnies que sont les Yombe, Lumbu, Kuni et Vili. Il n’y a pas non plus d’ethnie « Fjort, Frote ». Deja la graphie de ce vocable est impropre, car il s’agit du mot « fiot » ou « n’fioti » par lequel les ethnies de Loango designent leur propre race « noir ». C’est ainsi qu’on entend : minu n’fioti « je suis un Noir ». Certes, nous avons la mission historique d’ecrire notre veritable histoire ainsi que les realites socio-anthropologiques, ethnologiques et autres, mais evitons de reproduire les erreurs de l’ethnographie coloniale qui nous desservent, tant elles sont un venin destructeur pour le corps social.

    Dr Rene MAVOUNGOU PAMBOU
    Ethnolinguiste de formation

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