Eboma : Un des Premiers musiciens brazzavillois à intégrer les éditions musicales “Opika” en 1952

Jacques Elenga « Eboma » le Bourvil congolais

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Quand en 1952 ce jeune venu de Brazzaville, atterrit à Léopoldville (Kinshasa), après avoir été membre du groupe  Victoria Brazza jusqu’à la mort de son chef  Paul Kamba le 19 mars 1950, ce fut une énorme surprise.

Eboma possède un timbre de voix admirable, une technique vocale exceptionnelle et une invention qui avait fait l’admiration des meilleurs instrumentistes de la Maison Opika comme : Isaac Musekiwa, Albert Taumani, Gobi et Charles Mwamba « Dechaud » qui l’on accompagné dans ses chansons à Succès comme « O mboka Faignond », « Dit Ebo », « Lobi samedi », « lingomba ya fière »….etc.

Remarquable chanteur solo, l’œuvre d’Eboma a été influencée par les chansons populaires de la tribu « mbochi de Boundji » conçues dans la forme moderne. Ce qui était un exploit à cette époque. Il s’était imposé d’ailleurs comme l’un des tous premiers jeunes brazzavillois qui a su mettre en relief les divers aspects de son talent de compositeur, subtil et constamment original.

L’écrivain congolais Sylvain Mbemba lui a attribué le titre de « Bourvil congolais », notamment pour ses intonations semblables au chanteur français Bourvil. Notons qu’Eboma sera rejoint  aux éditions Opika par un merveilleux et inoubliable duo-chant brazzavillois qui a fait également parler de lui ; le duo “Tanko etBasile”, et le sanziste Maurice Mitolo alias “Depewe”. Mais bien auparavant et en 1950 on peut citer Zacharie Elenga Jhimmy, kinois, mais de père originaire de Brazzaville et de mère centrafricaine.

Revenu à Brazzaville en 1970, il est admis comme présentateur à Radio Congo où il donne le meilleur de lui-même en brossant le tableau étonnant de l’anthologie de la musique congolaise. Il meurt en Août 1970 entre les siens notamment l’Union des Musiciens Congolais (UMC) qui lui a rendu un hommage bien mérité.

Clément Ossinondé

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