Le documentaire 24 Davids de Céline Baril (ONF) en salle à la Cinémathèque québécoise à Montréal dès le 2 février

0
440
Source image: ONF

Dès le vendredi 2 février, le long métrage documentaire 24 Davids de Céline Baril prend l’affiche à la Cinémathèque québécoise à Montréal. Produit à l’ONF par Colette Loumède, le film nous entraîne dans un voyage sur trois continents à partir d’une idée aussi simple qu’originale : donner la parole aux David de ce monde.

De tous les âges et tous les métiers, de cosmologue à recycleur, les 24 protagonistes composent un écosystème ludique qui se déploie dans toutes les sphères de la connaissance. Expérience cinématographique d’une tonifiante liberté, 24 Davids a été choisi comme film d’ouverture des Rencontres internationales du documentaire de Montréal (RIDM) en novembre dernier, où il a fait sa première mondiale et a été chaleureusement accueilli. Certaines des projections se tiendront en présence de la réalisatrice.

À propos de 24 Davids

David, Davide, Dawud, Daouda : ce prénom commun à de nombreuses cultures s’incarne ici dans les multiples visages d’une humanité qui allie action et réflexion, participant au réenchantement du monde.

Ce voyage hors de l’ordinaire nous mène de l’Amérique du Nord (Canada, États-Unis) à l’Amérique latine (Mexique, Colombie) en passant par les continents européen (Angleterre, France) et africain (Ghana, Togo).

On y croise, entre autres, un David-DJ qui fait danser des b-boys dans les rues de Bogota ; un David-animateur de fab labs qui veut que l’Afrique devienne une terre productrice de concepts ; un Dawud-recycleur qui voit dans les déchets le salut de l’humanité ; un David-migrant en transit dans la « jungle » de Calais, dans l’attente du paradis ; ou encore un David-amoureux vivant sur une péniche dans un Londres hors de prix.

En multipliant les rencontres aussi diverses qu’inspirantes, 24 Davids crée un écosystème ludique et contagieux d’où émergent de nouvelles communautés solidaires axées sur le partage. Vaste laboratoire poétique et politique, ce film ample et joyeux nous convie à une grande conversation planétaire et interroge avec fantaisie les mystères de l’univers et les défis du vivre-ensemble.

Céline Baril ouvre la série Les cinéastes racontent 

Le mercredi 7 février à 17 h à la Cinémathèque québécoise, Céline Baril ouvrira la nouvelle série Les cinéastes racontent, animée par la productrice Colette Loumède, et échangera sur le travail de création documentaire qu’elle effectue depuis plusieurs années. Une présentation de l’ONF en collaboration avec la Cinémathèque québécoise. 

24 Davids au Mexique

Après sa sortie en salle à Montréal, le film sera projeté en présence de la cinéaste au festival QUEBECINE MX 2018, qui se tiendra du 15 au 25 février à Mexico. Céline Baril y donnera aussi une classe de maître.

À propos de Céline Baril

Artiste polyvalente, Céline Baril est diplômée en arts visuels. Elle explore d’abord la sculpture, la photographie et la vidéo avant de se destiner au cinéma. En 1989, elle réalise Barcelone, un premier film tourné en super 8 puis gonflé en 16 mm qui sera suivi par La fourmi et le volcan (prix Québec-Alberta) et L’absent. En 2001, elle signe son premier long métrage de fiction, Du pic au cœur, qui lui vaut d’être en lice pour le Prix de la meilleure direction de la photographie aux Jutra et qui remporte le Prix du meilleur film étranger au Festival international du film du Rhode Island.

À l’invitation de l’ONF, elle se consacre ensuite en 2005 au projet 538 fois la vie et filme, pendant un an, le quotidien et les rêves des élèves d’une école secondaire dans un quartier défavorisé de Montréal. En 2009, elle tourne au Québec La théorie du tout, qui brosse un portrait de l’identité québécoise dans un monde en mutation.

Le film est sélectionné pour le prix Caméra-stylo et le Prix de la meilleure œuvre québécoise ou canadienne aux RIDM. Son désir de cinéma l’amène ensuite aux États-Unis où elle réalise en 2014 Room Tone, un essai documentaire sur une Amérique en déshérence.

LAISSER UN COMMENTAIRE