Des lois et des réglementations discriminant les femmes à toutes les étapes de leur vie professionnelle

La Banque Mondiale appelle à démanteler les barrières qui empêchent les femmes d’aller de l’avant

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« Si les femmes pouvaient, comme les hommes, exprimer tout leur potentiel, le monde serait à la fois plus équitable et plus prospère », a estimé récemment la présidente par intérim du Groupe de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva.

Cette déclaration intervient à l’occasion de la publication par l’institution financière internationale d’un nouveau rapport intitulé « Les femmes, l’entreprise et le droit 2019 : une décennie de réformes » dont nous avions souligné l’intérêt  dans nos éditions précédentes.

Un rapport particulièrement riche en enseignements en raison du nouvel indice présenté dans ce document et qui évalue les étapes importantes de la vie professionnelle d’une femme, du premier emploi à la pension de retraite, ainsi que les protections juridiques associées à chacune de ces étapes.

Cette nouveauté, quoiqu’elle permette de relever des avancées en matière d’inclusion économique des femmes en dix ans de réformes, n’exclut pas une vérité : « 2,7 milliards de femmes se heurtent toujours à des obstacles juridiques qui limitent leurs options par rapport aux hommes », rappelle Kristalina Georgieva.

Selon le rapport, qui couvre une période de dix ans et note chacune des 187 économies analysées en fonction de huit indicateurs, nombre de femmes continuent, en effet, de se heurter à des lois et des réglementations discriminantes à toutes les étapes de leur vie professionnelle.

Comme le fait observer la Banque mondiale, 56 économies de toutes régions du monde et tous niveaux de revenu confondus n’ont adopté aucune réforme en dix ans pour améliorer l’égalité des chances entre les sexes.

Preuve qu’il y a encore du chemin à parcourir,  « la gestion d’actifs, un domaine de l’indice qui examine les inégalités entre les femmes et les hommes en matière de droits de propriété, est particulièrement à la traîne», constate l’institution.

Autant dire qu’il n’y a plus de temps à perdre. « Nous devons absolument démanteler les barrières qui empêchent les femmes d’aller de l’avant et ce nouveau rapport devrait nous permettre de prouver que les réformes sont possibles, et d’accélérer le changement », comme le recommande Kristalina Georgieva.

Alain Bouithy

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