Une Denrée rare de la politique congolaise de Tity-Bonheur Basseka : l’éveil et le réveil de consciences.

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Publié en 2014 aux éditions Edilivre en France, l’ouvrage de Tity-Bonheur Basseka, Une Denrée rare de la politique congolaise. Une jeunesse audacieuse s’inscrit dans le cadre d’essai politique. Cet essai de 124 pages, se penche comme on peut l’apercevoir à travers le titre, sur les questions majeures de la jeunesse congolaise, notamment sur son rapport à la politique comme pilier du cheminement vers le développement.

C’est donc un livre qui expose les difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes, une jeunesse totalement discriminée et endoctrinée d’où ce livre apparait comme une invite à la conscience tant individuelle que collective, une orientation vers le progrès social, économique et culturel. Il engage donc le jeune congolais à s’interroger sur son histoire et à poser des bases fiables pour un avenir certain et radieux.
Le livre s’ouvre par deux épigraphes qui réconfortent la pensée de l’auteur, rendant compte de l’engagement de la jeunesse si réellement celle-ci aspire au progrès en se considérant comme fer de lance de ce progrès même. Il s’agit d’une assertion de Maréchal Foch à savoir : « Quoi que tu rêves d’entreprendre, commence-lé. L’audace a du pouvoir, de la magie, du génie » ; suivie d’une pensée aussi interpellatrice du président Denis Sassou Nguesso, extrait de son ouvrage Le fleuve, le manguier et la souris, « (…) Je le dis souvent, on ne peut s’élever que par l’effort, s’élever toujours par l’effort ». Ces deux illustrations plantent le décor et instaure un nouveau système de penser l’existence surtout lorsqu’on est gagné par le sentiment juvénile. En réalité, ce livre prône avant tout le goût de l’effort, la bravoure, l’audace, la détermination…, le tout guidé par la raison. Il s’énonce comme étant une défense et illustration de la jeunesse congolaise.
La question prépondérante se situe au niveau du rapport jeunesse et politique, la place des jeunes dans les instances de prise de décision politiques du Congo ; et à l’auteur de préciser : « La jeunesse, c’est l’avenir et l’espoir qui font vivre un pays. La jeunesse est gardienne du souffle qui maintient en vie les rêves et les aspirations les plus profondes de tout un peuple » (p.7). On comprend dès lors que d’après l’auteur, l’avènement de la jeunesse de manière générale aurait pour fondement l’éthique ou la bonne mentalité. Ce fondement n’est autre que l’aboutissement des enjeux culturels, la culture comme ancrage pour l’édification des consciences, la culture comme idéale pour une bonne compréhension des réalités politiques congolaises. Ce livre se veut aussi être un plaidoyer sur la structuration et le fonctionnement constitutionnel du Congo, notamment avec la marginalisation de la jeunesse dans ce qu’il y a de profondeur juridictionnelle dans la constitution congolaise du 20 janvier 2002.Tity-Bonheur Basseka ne cache pas son point de vue sur le fait que celle-ci constitue une entrave aux ambitions politiques des jeunes congolais.
Cinq chapitres sont développés dans ce livre, à savoir : « la jeunesse, qui est jeune ? », « La moralisation de la jeunesse congolaise », « la pensée politique congolaise », « l’engagement politique chez les jeunes » et « comment les jeunes doivent laisser s’exprimer leur audace ». Pour l’auteur, la jeunesse audacieuse est celle qui doit « prendre les devants pour apporter des réformes qui profitent au Congo aujourd’hui et dans l’avenir » (p.44).Et tout cela commence par la maitrise des enjeux historiques, tout comme la quête d’une conscience nationale. De ce fait, il faut reconnaitre en cet essai une portée historique très considérable. L’auteur invite le jeune à revisiter son histoire. Il y a là une prise de conscience de la jeunesse congolaise devant l’histoire et la pensée politique. Tity-Bonheur Basseka à l’instar de Bien’ Aimé Obam son compatriote, montre à quel point la jeunesse congolaise s’est libérée des carcans de la peur tout comme de l’intolérance politique pour chanter un Congo uni et prospère.

Par ailleurs, il faut souligner que Tity-Bonheur Basseka est détenteur d’une licence en Droit (études internationales et communautaires) et ne cache pas sa passion pour la politique et son ambition d’être de ceux qui seront au cœur du Congo de demain. Ainsi peut-on lire sur la quatrième de couverture de son livre.

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