“Le curé et la veuve “, un roman de Gilbert Aonga Ebolu

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De secrets en drames de réparations en retrouvailles, de refus en acceptation, Gilbert Aonga Ebolu déroule ici l’histoire amoureuse de Moyika, deux fois veuve.

Moyika : une femme qui, après la disparition de ses époux, retrouve Gérard, ecclésiastique de son état. Mais si le premier temps de leurs relations est marqué par la clandestinité, le second est celui de la reconnaissance, quitte à heurter la morale. Récit parlant tout autant sur l’affirmation d’une femme qui prend son destin en main, que sur celui d’une passion interdite.

Ce roman démontre, après “Le noyé de la rivière Mpozo”, toute la puissance, toute la fertilité de l’imaginaire et de la plume de son auteur.

Mais auparavant, et pour en arriver là;”la surprise était grande. Moyika n’a jamais rien vu de pareil. Elle éprouva envers Gérard, l’ecclésiastique du mépris et comprit en même temps que ses visites étaient de nature sentimentale. Elle posa le paquet sur la table. Elle avait l’impression d’être dans un rêve. “Mais je rêve ou quoi ? Qu’est ce que ça signifie ? En signe d’incrédulité, elle se frotta les yeux pour être sûr qu’elle ne rêvait pas, regarde le curé la bouche ouverte et vit qu’il souriait. Elle se plaqua la main sur la bouche, tenta de fixer son regard sur le contenu du paquet et comprit ses intentions. Loin d’être une visite pastorale, c’était plutôt une visite amoureuse”.

Gilbert Aonga Ebolu vit en Suisse. Il est l’auteur de nombreux ouvrages et est déjà bien connu des lecteurs francophones pour ses romans. “Le curé et la veuve” est sa deuxième publication (Editions Collections de Mémoire).

Clément Ossinondé

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