Culture : Ganga Edo, Commandeur dans l’ordre du Mérite congolais

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Le patriarche de la musique congolaise et co-fondateur de l’orchestre «Les Bantous de la capitale», Edouard Ganga ou Edo Ganga, a été élevé, le 15 août 2019, à l’occasion de la célébration du 59anniversaire de l’indépendance de la République du Congo et des 60 ans d’existence de cet orchestre, au grade de commandeur dans l’ordre du Mérite congolais.

Cette élévation est le signe à travers lequel la république du Congo lui marque sa reconnaissance pour tous les services rendus à la culture congolaise. Âgé de 86 ans et 65 ans de carrière musicale, Ganga Edo est aujourd’hui le plus vieux chanteur de la musique congolaise.

Un film documentaire pour saluer l’œuvre du patriarche Edo Ganga 

Un film documentaire sur la vie et l’œuvre de l’artiste-musicien Edo Ganga, patriarche de l’orchestre Les Bantous de la capitale, à l’occasion de ses 60 ans, a été présenté au public,  le 12 août 2019 à Brazzaville, en présence de l’artiste et de plusieurs invités.

Ce film est une compilation de témoignages qui fait vibrer les cœurs des  Congolais par sa mélodie, selon plusieurs artistes des deux Congo de son époque comme Michel Boyibanda, des artistes congolais qui l’ont succédé et qui le connaissent, des écrivains, des membres de sa famille, notamment l’une de ses filles, l’un de ses fils et son épouse.

Il s’est agi d’un film documentaire d’une heure et vingt minutes intitulé, « Les Bantous de la capitale : 60 ans, anthologie de la musique congolaise », produit par la Digitale Radio et Télévision (DRTV), sous la supervision de Paul Sony Benga, initiateur et réalisateur du projet.

Ce film retrace en effet le parcours du dernier des fondateurs des Bantous de la capitale. Fils unique de sa mère, Edouard Nganga dit Edo Nganga est marié et père de plusieurs enfants. A 86 ans, il tient encore sur ses deux jambes. Il a fait ses premiers pas musicaux en 1954, avant de rejoindre le groupe Negro jazz. Membre et leader du célèbre groupe créé une année avant l’indépendance du Congo, plus précisément le 15 août 1959, les Bantous de la capitale, Edo Nganga est le seul encore vivant du mouvement lancé avec ses compatriotes Nino Malapet, Célestin Nkouka, Saturnin Pandi, Jean-Serge Essous…).

Justifiant sa longévité, Edo Nganga explique qu’il la doit à une alimentation saine associée à une bonne dose de générosité, d’humour, de modestie, de tempérance, de tolérance et de respect.

Edo Nganga s’est dit très ému de l’honneur qui lui est rendu. Il estime par contre qu’il serait judicieux de vivre son hommage plutôt que de s’imaginer que cela arrivera certainement après sa mort, repoussant toute idée d’hommages à titre posthume.

«Reconnaissez mes œuvres pendant que je suis encore en vie, aimez-moi et aidez-moi aujourd’hui pendant que j’en ai besoin et que je peux m’en réjouir voire vous en gratifier », a-t-il clamé.

Florent Sogni Zaou

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