La croissance économique s’améliore pour s’établir à 4,2% au deuxième trimestre

Une évolution tirée par l’activité agricole, selon le HCP

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L’économie marocaine a affiché une croissance économique de 4,2% au deuxième trimestre 2017 au lieu de 1% durant la même période de l’année 2016, a indiqué leu Haut-commissariat au plan (HCP) dans une récente note d’information sur la situation économique nationale.
Si l’on en croit l’arrêté des comptes nationaux, l’important rebondissement de l’activité agricole a eu un effet positif sur la croissance économique nationale tirant ainsi cette dernière vers le haut.
Dans sa note, l’organisme public a indiqué qu’après une forte baisse de 11,5% durant le deuxième trimestre de l’année 2016, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a augmenté de 15,2% durant la même période en 2017.
« Cette évolution est le résultat de la hausse de 17,5% de l’activité de l’agriculture au lieu d’une baisse de 12,8% une année auparavant et de la baisse de celle de la pêche de 7,3% au lieu d’une hausse de 3,8% », a indiqué le Haut-commissariat.
La valeur ajoutée du secteur secondaire a aussi affiché une croissance selon la même source qui fait état d’une amélioration de 3,6% au lieu d’une stagnation au deuxième trimestre de l’année 2016.
Selon l’arrêté des comptes nationaux, les composantes de ce secteur ont quasiment toutes connu des croissances positives de leur valeur ajoutée. En l’occurrence, l’industrie d’extraction avec 28,5% au lieu d’une baisse de 1,1%; l’électricité et eau (5% au lieu d’une baisse de 0,7%) et les industries de transformation (1,8% au lieu d’une baisse de 0,2%).
Seule ombre au tableau, les activités du bâtiment et travaux publics qui ont vu leur valeur ajoutée diminuer de 1,1% au lieu d’une hausse 1,5%.
De son côté, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a consolidé son rythme d’accroissement à 2,6% après  2,5%  enregistré au même trimestre de l’année 2016.
« A l’exception des activités des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale qui ont enregistré une baisse de 1,8% au lieu d’une hausse de 1,4%, toutes les activités du secteur ont connu des hausses de leur valeur ajoutée », a noté le HCP.
Il s’agit des hôtels et restaurants qui ont affiché une croissance de 8,7% au lieu d’une baisse de 2%; du transport (4,5% au lieu de 0,1%); des services rendus aux ménages et aux entreprises (4,3% au lieu de 4%); du commerce (3,6% au lieu de 6,5%); des services financiers et assurances (3,2% au lieu de 0,4%); des postes et télécommunications (1,8% au lieu de 5,4%) ainsi que des services rendus par l’Administration publique générale et sécurité sociale (1,1% au lieu de 0,8%), entre autres.
Ainsi, selon les analystes du HCP, la valeur ajoutée des activités non agricoles a connu, au total, une hausse de 2,8% au lieu de 1,7%  au deuxième trimestre de l’année 2016.
Dans ces conditions, «avec le net ralentissement de l’accroissement des impôts sur les produits nets des subventions à 0,8% au lieu de 10,4%, le Produit intérieur brut (PIB) en volume s’est accru de 4,2% durant le deuxième trimestre 2017 au lieu de 1% le même trimestre de l’année précédente », ont-ils soutenu ajoutant qu’aux prix courants, le PIB a connu une augmentation de 4% au lieu de 2,5% une année auparavant, dégageant ainsi une quasi-stagnation (-0.2%) du niveau général des prix.
A noter que la demande intérieure s’est accrue de 3% au deuxième trimestre au lieu de 4,5% la même période de l’année 2016 et les exportations de biens et services ont affiché une hausse de 6% durant le deuxième trimestre  au lieu de 4,5% une année passée, alors que les importations ont connu un net ralentissement passant de 12,6% à 2,7%.
Avec une forte diminution des revenus nets reçus du reste de monde de 34,5% au lieu d’une hausse de 6,3%, le revenu national brut disponible a connu une décélération passant de 2,7% au deuxième trimestre de l’année précédente à 1,9%, la même période de l’année 2017.
Notons également que l’épargne nationale s’est située à 26,3% du PIB au lieu de 28,5% et que l’investissement brut a atteint 33,2% du PIB au lieu de 32,6% durant le même trimestre de l’année précédente.

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