Congo/France : signature de conventions de financement de 43 milliards francs CFA

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Le ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo et l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery, ont signé, le 27 novembre dernier à Brazzaville, les conventions de financement dans le cadre du contrat de désendettement et développement (C2D). Estimés à près 43 milliards francs CFA, les projets sont surtout destinés aux couches sociales défavorisées, la santé et l’éducation.

Les dons octroyés par le gouvernement français seront assurés par l’Agence française de développement (AFD). En effet, plus de soixante mille personnes démunies vont bénéficier des filets sociaux à travers le projet Lisungi. Un deuxième projet concerne la construction d’un réseau d’eau potable, dont les travaux débuteront dès le premier trimestre 2019, pour satisfaire quatre cents mille habitants des quartiers périphériques de la capitale.

Les trois autres conventions permettront le financement des travaux de drainage fluvial et d’assainissement à Pointe-Noire et l’appui au service hydrologique national ; le projet Téléma en faveur de la réinsertion sociale par l’apprentissage et ; enfin, le projet de gestion durable des forêts dans le Nord Congo, avec des initiatives au profit des populations locales et de diversification économique. Ce dernier va bénéficier d’un financement supplémentaire du fonds français pour l’environnement.

Ce sont des sujets majeurs qui cadrent bien avec les interventions de l’AFD, indique l’ambassadeur français, Bertrand Cochery. Les trois grands secteurs prioritaires seront la santé, l’enseignement supérieur et l’environnement. « Toutes ces initiatives vont appuyer la diversification de l’économie congolaise puis des efforts du pays qui a besoin des moyens et expertise de l’AFD. Le secteur de l’enseignement supérieur va aussi avoir d’un crédit », a-t- il ajouté.

En réalité, la réalisation de ces projets dépendra du gouvernement congolais à travers son engagement dans le C2D. Lors de l’annulation de dette congolaise par les créanciers du Club de Paris en 2010, la France avait opté pour une annulation partielle. Le gouvernement congolais devrait rembourser une partie restante de la dette que la France va ensuite reverser sur des projets au profit du Congo ; les modalités de versement étant contenues dans le C2D.

Pour le moment il n’y a pas une menace de financement du Congo malgré le retard sur le remboursement des tranches du C2D lié à sa situation financière actuelle, assurent les deux parties. En témoigne le ministre des Finances, Calixte Nganongo qui a s’est réjoui de cette coopération ayant permis d’annuler une partie de la dette et le bénéfice des projets à fort impact. « Nous avons pris l’engament de payer cette dette afin de sauver les projets. Nous en avons les moyen », a-t- il martelé.

Signalons la réunion du Comité d’orientation et du suivi du C2D et la cérémonie de signature des cinq conventions se sont déroulées en présence de quelques membres du gouvernement, du directeur général de l’AFD Congo, ainsi que des représentants des organisations de la société civile locale et de France.

Avec CMP

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