Congo/Sénat : Le gouvernement dévoile les axes prioritaires du budget de l’État 2021

0
325
Le Premier ministre Clément Mouamba.

Le Premier ministre, chef du gouvernement, M. Clément Mouamba, a partagé aux sénateurs, le 10 août 2020 à Brazzaville, des axes prioritaires du budget exercice 2021 en s’appuyant sur le cadre budgétaire à moyen terme pour la période 2021.

Au cours du débat d’orientation budgétaire (Dob) dont le but est d’informer et d’impliquer les parlementaires au processus des choix des politiques publiques et de renforcer la démocratie participative, M. Mouamba a présenté les recettes et les dépenses budgétaires projetées, qui tiennent compte des hypothèses macroéconomiques des différentes mesures prises par le gouvernement pour accroître les recettes fiscales et non fiscales et rendre efficace la dépense publique.

«Les ressources budgétaires s’établiraient à 1.777,0 milliards de Fcfa en 2021, les dépenses budgétaires à 1.519,5 milliards de Fcfa et les dépenses du budget général à 1.442,0 milliards de Fcfa. Les dépenses sociales, quant à elles, s’établiraient à 356,4 milliards de Fcfa, tandis que les charges des budgets annexes et comptes spéciaux du Trésor seront fixés respectivement à 7,5 milliards de Fcfa et à 68,0 milliards de Fcfa en 2021», a dit la Premier ministre.

Pour la dette publique, M. Mouamba a indiqué que le stock de cette dette publique, projeté au cours de la période 2021-2023, s’afficherait en moyenne à 6.045,8 milliards de Fcfa en 2021. L’encours de cette dette régresserait à un rythme annuel moyen de 6,9%, en lien avec le fléchissement de la dette intérieure. Par contre, la dette extérieure baisserait à un rythme annuel de 2,6% sur la période 2021-2023, et la dette intérieure par contre régresserait à un rythme annuel moyen de 22,2% pour se situer en fin 2023 à 884 milliards de Fcfa.

Selon lui, les résultats projetés dépendront largement aussi bien des facteurs des risques ci-dessus cités que de la durée de la pandémie de coronavirus et de l’efficacité des mesures adoptées. Aussi, pour atteindre l’objectif général, la politique budgétaire poursuivra à moyen terme des objectifs spécifiques, notamment la réduction du déficit primaire hors pétrole, l’amélioration de la transparence et la discipline budgétaires pour rendre soutenable la dette publique.

En outre, le budget initial 2020 arrêté en recettes à 2.175 ,4 milliards de Fcfa et 1.660,7 milliards de Fcfa en dépenses a été exécuté à la fin du mois de mars 2020, respectivement à hauteur de 384,0 milliards de Fcfa en recettes et 330,1 milliards de Fcfa en dépenses, soit 17,7% et 19,9% de l’objectif annuel. Il se dégage un solde budgétaire positif de 54,0 milliards de Fcfa pour une prévision annuelle de 514,7 milliards de Fcfa, soit un taux de réalisation de 10,5 des prévisions initiales.

Après avoir présenté les premiers signes de stabilisation, l’économie congolaise est plongée dans une récession de 0,3% en 2019. En 2020, il est attendu un fort de réfléchissement de l’activité économique à – 12,3%, en lien avec la pandémie de coronavirus et la contraction de la demande intérieure. Au regard de cette situation, M Mouamba a fait savoir que  l’économie congolaise, qui avait amorcé un léger redressement à partir de 2018, a subi un choc sur le plan macroéconomique et budgétaire.

Au terme de cette séance plénière, le Sénat a recommandé au gouvernement de retracer les recettes forestières de manière lisible dans le budget de 2021, d’appliquer les dispositions de la loi de finances 2020 en ce qui concerne la part des impôts et taxes destinés aux collectivités locales, d’atteindre l’objectif zéro-exonération exceptionnelle, une disposition prévue dans les lois de finances de 2019-2020, et de payer régulièrement les pensions des retraités à l’instar de la paie des salaires des fonctionnaires.

Florent Sogni Zaou

LAISSER UN COMMENTAIRE