Congo/Numérique : Nécessité de penser à la transformation digitale de l’Afrique

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Léon Juste Ibombo, Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Economie numérique.

Le ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, M. Léon Juste Ibombo, a évoqué, le 6 août 2020 à Brazzaville, la nécessité de redéfinir toutes les conditions nécessaires pour la transformation digitale de l’Afrique précisant qu’il s’agit des conditions d’ordre matériel et immatériel, le tout soutenu par une vision politique porteuse.

M Ibombo a fait cette évocation au cours de la réunion en visioconférence sur la transformation digitale des Etats, sur le thème «Le numérique, catalyseur de croissance et du développement en Afrique», en vue d’assurer la transformation digitale des Etats d’Afrique.

Parlant de ces conditions, il a souligné que les conditions juridiques législatives ont été bien actualisées à travers six lois relatives à la cyber législation, dont les textes promulgués portent respectivement sur les transactions électroniques, la protection des données à caractère personnel, la cyber sécurité, la lutte contre la cyber criminalité, la création de l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’information et la ratification de la Convention de l’Union africaine (Ua) sur la cyber sécurité  et les données à caractère personnel.

Pour lui, disposer de telles conditions et d’une vision politique affirmée devrait aider le Congo à offrir un environnement de confiance numérique propice à la croissance et au développement durable. Il a ajouté que l’Afrique, qui fascine par ses potentialités humaines jeunes et ses ressources minières, ne devrait pas perdre la révolution numérique.

Il a en outre indiqué que même si les conditions immatérielles liées au développement des compétences sont encore insuffisantes pour réduire les retards de croissance dans nos pays respectifs, il est nécessaire de mettre un accent particulier dans la formation des élites et la création des laboratoires de développement des logiciels et plateformes africaines pour une Afrique innovante.

Des mesures cohérentes susceptibles en attente

Le ministre a également dit que le secteur numérique attendait que des mesures cohérentes susceptibles de favoriser son  développement soient prises afin de porter entre autres le numérique au rang de service public à part entière. Il a de ce fait loué l’initiative Smart Africa pour une Afrique interconnectée, qui a permis au Congo d’adhérer au modèle de coopération entre les Etats membres.

A son avis, l’Afrique innovante devrait être aussi un ensemble de maillages des différentes sous-régions en infrastructures de télécommunications bien développées. Il a annoncé  le lancement officiel des travaux d’interconnexion en fibre optique entre le Congo et le Cameroun est prévu le 8 août 2020 dans le département de la Sangha et qu’une journée de réflexion sera organisée le 11 août prochain sur l’avant-projet de loi portant statut des startups. Selon lui, cette journée aura pour objectif de susciter l’éclosion des jeunes entrepreneurs du numérique.

Fondée en 2013 à Kigali au Rwanda, l’alliance Smart Africa vise à connecter l’Afrique, à aider les pays membres à atteindre les Objectifs du développement durable (Odd) et à capitaliser les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Elle regroupe plus de 30 Etats africains.

Florent Sogni Zaou

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