Congo. L’infiltration de l’UPADS au sein de la diaspora congolaise

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Evrard Nangho.

TRIBUNE. La conférence nationale souveraine (CNS) avait permis à certains transfuges du PCT de créer l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale (UPADS) derrière le feu Pascal Lissouba avec un projet politique de transformer le Congo en petite Suisse.

Ce goût d’une nouvelle aventure et de conquête a permis à l’UPADS de passer d’un parti d’opposition à un parti de Gouvernement, parti au pouvoir en 1992.

Cette euphorie qui gagna les Congolais était de courte durée car l’exercice du pouvoir se releva compliqué et les dissensions au sein de l’UPADS se révélera au grand jour avec le départ de Benjamin Boukoulou qui quitta le navire Upads pour former son mouvement l’UR dit-il être victime de l’ethnie Bembé qui s’accapare de l’UPADS et de Pascal Lissouba et cela sera suivi de l’éviction de Clément Mouamba originaire de la Lékoumou.

Dès lors l’UPADS devient une affaire purement Bembé.En 1997 éclata la guerre civile qui va opposer les partisans de Denis Sassou Nguesso et de Pascal Lissouba qui ce se solda par la victoire du crocodile d’oyo appuyé par l’armée Angolaise, Elf Aquitaine et le Gabon. Puis vint l’exil politique des milliers de nos compatriotes partisans du régime du feu Lissouba. In fine l’UPADS devint de facto le premier parti politique d’opposition au régime de Denis Sassou Nguesso au sein de la diaspora. Le manque de coordination au sein de cet appareil politique qui disposait des moyens financiers et humains pour être le véritable parti politique d’opposition au pouvoir de Brazzaville va créer des dissensions internes qui mettront définitivement à genou l’UPADS.De ces dissensions naîtront des multitudes de mouvement au sein de la Diaspora Congolaise dont l’arbre étant l’UPADS et les branches les mouvements que nous connaissons tous.

Le récent scandale de Perpignan à l’occasion de l’enterrement du Président fondateur de l’UPADS a révélé la proximité de ce parti avec les Assises nationales (le plus grand mouvement politique qui au départ avait réussi à unir tous les Congolais de la diaspora).

Nous avons fini par comprendre que le but que les Upadésiens ce sont assignés est de s’infiltrer dans tous les mouvements politiques congolais au sein de la diaspora pour enfin renaître de ses cendres une fois le pouvoir conquit et se reconstituer. Certains d’ailleurs ce sont faits passés Mokokoïstes (J3M) toujours dans le but d’infiltrer et de contrôler tous les mouvements politiques de l’opposition contre le régime de Brazzaville.

L’ouverture opérée par Denis Sassou Nguesso avait permis à certaines personnalités de l’UPADS de rentrer au pays et d’autres ont pu occupé des postes ministériels d’autres des députés, Sénateurs, etc…

Malgré cette ouverture, le cordon ombilical n’a jamais été totalement rompu entre Upadésiens de l’intérieur et de l’extérieur puisse qu’ils ont toujours conservé le même but à savoir la reconquête du pouvoir coûte que coûte et laver l’affront face au PCT qui les avait vaincu militairement. D’où certains dans la diaspora tiennent cette rhétorique martiale vis à vis de Brazzaville.L’UPADS est mort, il faudrait changer ce vieux logiciel qui aujourd’hui fait défaut et qui a plombé le combat politique au sein de la diaspora.

Evrard NANGHO

Président national du Modec.

1 COMMENTAIRE

  1. Merci Evrard Nangho de l’avoir compris, même tardivement. Les éléments les plus nocifs dans notre combat contre la dictature du système clanique, ce sont les Bembés. De connivence avec le PCT, c’est eux, disons le bras armé du PCT et ses affidés, qui mènent la cabale contre le Pool. Mberi Martin, un autre Bembé, l’avait déjà fait dans les années 1970 au temps de feu président Marien Ngouabi. En fait, tous les Bémbés, surtout leurs élites, travaillent tous pour Sassou Nguesso et son Clan dont ils reçoivent les prébendes.

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