Congo : Fermeture de la chasse ce 1er novembre 2017

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Ph: Nyati-safari.

La ministre de l’Economie forestière, Rosalie Matondo, a annoncé, le 31 octobre 2017 à Brazzaville, la fermeture de la chasse sportive dans sa 45e édition.

Pendant cette période de fermeture de la chasse, les animaux ont le temps de se reproduire afin d’augmenter leurs populations souvent mises à l’épreuve par les braconniers. Elle a solennellement invité les communautés locales, les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et associations sont aussi à relayer les efforts de sensibilisation et d’éducation que le ministère de tutelle entreprend afin de garantir la gestion durable de la biodiversité et stopper le trafic illicite des espèces sauvages.

Les chasseurs, il faut le reconnaitre, pratiquent souvent une chasse sauvage. Certains tuent pour le plaisir de tuer et laissent des tas d’animaux périr avant de les jeter. Les braconniers aussi massacrent sans se soucier de ce que sera le futur. C’est à cet effet que la ministre a  félicité les services de la Justice, de la Gendarmerie, de la Douane et la Police pour les efforts qu’ils fournissent afin de traquer des bandes de braconniers armés qui causent l’insécurité dans certaines localités du pays.

Depuis quelques années, les tribunaux condamnent des braconniers pour abattage d’éléphants et détention de pointes d’ivoire. En février dernier, une patrouille de lutte-anti braconnage menée dans la zone frontalière au Gabon ( haut Ivindo) et les Eco-gardes du Projet de conservation de l’Espace Tridom Interzone Congo (ETIC), qui bénéficie de l’appui financier et technique du Fonds mondial pour la nature (WWF), ont interpellé deux prévenus, Jean-Louis Oyono et Herman Medoulou tous de nationalité congolaise en possession de quatre pointes d’ivoire, trois sagaies, deux calibres douze ainsi que des cartouches double zéro de type camerounais. Ces assaillants auraient abattu deux éléphants à l’aide des cartouches artisanales adaptables dans un calibre12.

Les deux braconniers avaient reconnu avoir abattu deux éléphants dans les forêts du parc national de Minkebe au (Gabon) et que le chasseur principal serait un autochtone d’un village camerounais, Meyos.

Cette patrouille de la lutte anti-braconnage du Projet Espace Tridom Interzone Congo (ETIC) a également rapporté, le 23 août à Brazzaville, l’arrestation de deux braconniers, Félicien Logo Ebab et Pépin Blaise Momata sur la rivière Dja (frontière Congo- Cameroun).

Ces braconniers étaient suspectés d’avoir participé à l’abattage de quatre éléphants dans le parc national de Nki (Cameroun). Ils ont aussi reconnu avoir abattu dix éléphants et avoir déjà vendu les trophées.

Outre les 8 pointes d’ivoires, les deux braconniers ont été arrêtés en possession d’une arme de guerre de type Kalachnikov ainsi que de deux chargeurs vides et plus de 30 munitions de guerre.  

Cette arrestation découle d’un braconnage transfrontalier de plus en plus important. C’est en ce sens que les pays de la Trinationale Dja-Odzala-Minkébé (Tridom) notamment le Gabon, le Congo et le Cameroun, ont signé « Un Protocole de Lutte anti-braconnage » en 2014 afin de pouvoir agir lors de patrouilles mixtes de part et d’autre de la frontière. Ces patrouilles conjointes sont encore trop occasionnelles au vu du développement des réseaux de trafiquants d’ivoires présents dans ces zones transfrontalières.

Les inventaires du WWF ont mis en évidence la réduction à 80% des populations d’éléphants les dernières années dans le secteur de Nki et Boumba Bek.

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