Congo/ enseignement supérieur : La reprise des cours à compter du 21 septembre 2020

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Les participants à la 9ème réunion de la Coordination Nationale de gestion de la pandémie de coronavirus Covid-19 ont autorisé, le 4 septembre 2020 à Brazzaville, la reprise des cours dans les établissements d’enseignement supérieur à compter du lundi 21 septembre 2020, en mode présentiel ou à distance ou encore en combinant les deux.

Selon les participants, les enseignements se dérouleront en mode présentiel en respectant scrupuleusement le protocole sanitaire qui sera élaboré par le ministère de la santé après consultation du ministère de l’enseignement supérieur et des directions des établissements concernés. 

Ainsi, la date de la rentrée académique 2020-2021 est fixée au 1er février 2021 et la rentrée scolaire pour les élèves des enseignements général, technique et professionnel aura lieu le 12 octobre 2020.

Les cours en présentiel seront dispensés dans le strict respect du protocole sanitaire révisé par le ministère de la santé après concertation avec les ministères en charge des enseignements général et technique et autoriser l’organisation de l’enseignement à distance, à tous les niveaux de l’école primaire, du collège et du lycée, dans les grandes villes du pays notamment à Brazzaville et à Pointe-Noire.

La réouverture des frontières aériennes.

Abordant la question de la réouverture des frontières aériennes, il a été certifié qu’elles ont été effectivement rouvertes le  24 août 2020. Les ministères en charge de l’intérieur, des transports et de la santé ont mis en place les conditions nécessaires à la reprise optimale des vols internationaux aux aéroports de Brazzaville et de Pointe-Noire.

La task-force a noté à cet effet que quatre  transporteurs aériens internationaux, à savoir, Air-France, Air-Ivoire, Asky et Ethiopian Airlines relient déjà le Congo à différentes destinations à travers le monde.  Ils ont révélé qu’à la date du 1er septembre 2020, vingt et un vols internationaux ont été effectués dont 14 depuis Brazzaville.

Cependant, deux circulaires du ministère de la santé, datant du 24 août 2020, précisent les modalités de dépistage pour les voyageurs se rendant à l’étranger et pour ceux entrant au Congo.

Elles indiquent que tout voyageur désirant se rendre à l’étranger est tenu d’effectuer un test RT-PCR dans les délais requis par le pays de destination. Les prélèvements et l’analyse se feront dans les laboratoires agréés par le ministère. La circulaire rappelle que le prix du test est de 20.000 francs cfa.

En outre, les passagers arrivant au Congo munis d’un test RT-PCR négatif, datant de moins de 72 heures, sont dispensés d’un dépistage à l’arrivée pendant que ceux  présentant un test RT-PCR daté de plus de 72 heures ou n’ayant pas de résultat de test RT-PCR sont obligatoirement dépistés à leur arrivée à l’aéroport.

Les autorités congolaises ont constaté que la maladie continue de se propager dans le pays à un rythme plutôt modéré.  Le nombre de décès demeure faible. Le nombre de personnes guéries est plus important.

A ce stade, Jacqueline Lydia Mikollo, ministre de la Santé, de la Population, de la Promotion de la Femme et de l’Intégration de la Femme au Développement a informé qu’à la date du 4 septembre 2020, les chiffres de la pandémie au Congo présentent  4856 positifs depuis le 14 mars, 3882 guéris, 882 cas actifs et 82 décès soit un taux de létalité de 1,7%.

Elle a rappelé que Brazzaville et Pointe Noire continuaient à concentrer l’essentiel des cas, évoquant l’existence de foyers de contagion à l’intérieur du pays, notamment à Pokola (Sangha), à Ewo dans la Cuvette-Ouest, dans la Bouenza et à Owando dans la Cuvette.

Elle a dit en substance que ces «clusters» sont suivis avec une extrême attention par les services sanitaires. 

La situation économique et sociale du pays.

Le ministre d’Etat Gilbert Ondongo a informé les membres de la Coordination Nationale que l’enracinement de l’épidémie de Covid-19, avait des conséquences négatives sur les plans économique et social.

Selon lui, l’économie peine à retrouver ses marques de 2018, année au cours de laquelle elle avait enregistré une croissance (+1,1%) après deux années consécutives de récession (-0,2% en 2017 et -2,8% en 2016).  

Il a annoncé que la situation sociale, appréhendée à travers l’emploi, la santé, l’éducation et les conditions de vie en général, tend à se dégrader jour après jour.

Avec une économie quasiment à l’arrêt, le social en paie le prix le plus fort. Le chômage ne cesse d’augmenter, y compris dans le secteur informel fortement impacté par la non-reprise de certaines activités comme les boîtes de nuit et autres activités de commerce nocturnes et la baisse continue de la demande.

On estime à au moins 30% le pourcentage des activités de l’informel interrompues.

Florent Sogni Zaou

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