Congo. Ecoles privées, mais élèves congolais

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TRIBUNE. RFI, dans l’un de ses Journaux d’Afrique, par le biais de son correspondant à Brazzaville, a diffusé, ces dernières heures, une interview d’un enseignant d’une école privée de la capitale congolaise.

L’intéressé qui s’est reconverti, désespéré, son arrêt de cours se prolongeant, en petit travailleur d’un garage familial, se plaint des vicissitudes et autres aléas de l’enseignement privé, suite aux mesures gouvernementales contre le coronavirus.

Une lamentation qui a tout l’air d’une protestation, en ce qu’elle apparaîtrait comme l’abandon du secteur d’enseignement privé par l’Etat, alors que la pandémie du Covid 19 s’est imposée, contre la volonté de tous, aussi bien aux écoles privées, qu’à celles du secteur public.

C’est là une situation à déplorer. L’État congolais, puissance publique, est en obligation morale d’épauler ces écoles privées d’autant qu’elles encadrent les enfants congolais, citoyens de la nation, au même titre que ceux des écoles publiques.

Livrer ces structures scolaires privées, à leur triste sort, parce qu’elles ne relèvent pas de l’Etat, est injuste. Les parents d’élèves concernés s’en offusquent. Pour peu qu’une telle situation dure, elle briserait le cursus scolaire des élèves touchés et en ferait de potentiels ratés au plan scolaire.

L’enseignement est le labourage des intelligences, mais toute terre ne produit pas une riche végétation.

Demeurent mémorables les formations des cadres congolais, issus du Collège Catholique Chaminade, du temps des Pères Marianistes, et celles du Collège Javoueh, avec les Soeurs de Cluny.

Ailleurs, dans le monde, pour parer aux tourments, nés du coronavirus, les gouvernements ont, indistinctement, soutenu les organismes privés et publics, pour relancer la vie de la nation.

Le déconfinement progressif, décrété par le gouvernement du Président Sassou Nguesso, avec tout ce qu’il comporte de reprise prudente d’activités, sur l’ensemble du territoire national, devrait placer à égalité les enseignements publics et privés.

Ici, l’égalité n’est pas un droit, mais la mesure et la sauvegarde naturelle des droits.

Paris le 17 juin 2020

Ouabari Mariotti – Membre de l’UPADS

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