Congo. 28 novembre 1958 – 28 novembre 2019. 61 ans de République.

0
333

TRIBUNE. Partout, dans le monde, où la République est créé, les valeurs, les principes et les symboles proviennent des Idées des Lumières de la Révolution Française de 1789.

Au Congo, comme l’a écrit Victor Hugo, la “République n’est encore qu’une étincelle.” Une petite lueur sur ses citoyens qui n’en finissent pas de s’interroger sur les bienfaits de leur République et sur son rapport avec les principes et valeurs de la République universelle.
61 ans après sa proclamation, à Pointe Noire, les Congolais voudraient d’une République à l’effet du soleil, dans l’esprit où l’ont voulu et institué ses Pères Fondateurs.

Une République où les “dirigeants doivent se rendre à l’évidence de ce qu’ils ne sont que ses serviteurs, non ses prédateurs” tel que le clamait, avec force, en son temps, le Professeur Côme Manckassa, dans le Journal La Semaine Africaine, dans les années 70.

Une République où les Libertés Fondamentales, respectées, ne sont nullement violées par les autorités. La justice, base de la société, indépendante. Car, tant qu’elle n’est pas faite, on ne peut parler de paix et de réconciliation.

Une République où la Loi, sans exception, s’applique à tous, sur l’ensemble des domaines de la vie nationale. Les gouvernants ne laissant entrevoir aucune marque de discrimination dans sa mise en œuvre. Tous les citoyens ayant les mêmes Droits, les mêmes Devoirs et soumis aux mêmes Règles.
Une République où les pouvoirs publics sont en obligation de satisfaire les besoins des populations dans les sphères essentielles de la Nation.
Une République où la solidarité joue pleinement. Aucun Congolais n’est une île, complet en soi même. Chaque Congolais est une partie du Congo.
Sans nous jeter des pierres, nous tous, sans exception, Congolais, d’en haut et d’en bas, avouons que le chemin, jusque là parcouru par notre République, n’est pas satisfaisant. La République dont les Congolais rêvent n’est pas celle qu’ils vivent. Aussi les voit-on ne pas se l’approprier, comme cela devrait l’être.

Est venu, pour les dirigeants Congolais, le temps de leur profonde remise en cause, pour faire avancer le pays vers plus de progrès et rattraper les retards. Sous d’autres cieux, même en Afrique, sans les ressources dont disposent le Congo, les populations respirent mieux.

Pour la République, il incombe aux dirigeants Congolais de suivre le chemin de ses Pères Fondateurs et ne s’ y coucher que pour mourir. Aux fins de mieux symboliser les monuments érigés, à Brazzaville, en l’honneur de deux d’entre eux, le Président Fulbert Youlou, et son Vice Président Jacques Opangault.

Bonne anniversaire à nous tous.
Et là bas, dans l’infini de l’au delà, que reposent en paix tous les Pères Fondateurs de notre République. Nous ne les oublions pas.

Paris le 28 novembre 2019 – Ouabari Mariotti.

LAISSER UN COMMENTAIRE