« Cimetière de vivants », chef d’œuvre de l’écrivain poète Armand MAVINGA TSAFUNENGA, refait surface face aux grands enjeux internationaux

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« Cimetière de vivants » est un chef d’œuvre de l’écrivain poète Armand MAVINGA TSAFUNENGA publié en 2010 par les Editions L’Harmattan en France. Il s’agit là d’un recueil écrit par un combattant de la justice et de la paix en Afrique et dans le monde.

Ce magnifique recueil refait surface face aux grands enjeux internationaux de la paix, de la justice, de la sécurité, de la liberté, de la solidarité, de la fraternité, de la démocratie, de l’immigration, du terrorisme et de la prolifération des armes nucléaires qui rendent l’avenir incertain pour nous tous sans exception.

Ce recueil est préfacé par l’éminente LilyanKESTELOOT, Chercheuse belge spécialiste et pionnière des littératures négro-africaines francophones. Paix à son âme parce qu’elle nous a quittés le 28 février 2018 à Paris.

Ce recueil est un ouvrage original et profond d’interrogation de la conscience humaine, un outil de travail, un ensemble d’hymnes, un esprit en prière et un instrument de l’engagement de nous tous pour l’humanité. Analyser le riche contenu de ce recueil m’amènerait à écrire tout un livre. J’ai pris seulement deux textes dans ce recueil, à savoir : « On n’arrête pas le vent » et « Mon bonheur ». Le Grand humanisme de l’auteur se passe de tout commentaire. « On n’arrête pas le vent » est un message prophétique qui annonce de grands bouleversements au niveau mondial que personne ne pourra arrêter ni maîtriser. Nous devons donc nous y préparer avec intelligence, sagesse, humilité et solidarité. Le monde ne peut pas continuer avec l’allure et les approches actuelles iniques sans aller vers sa destruction totale. « Mon bonheur » est un engagement de foi de l’écrivain poète Armand MAVINGA TSAFUNENGA. Son bonheur, c’est servir les autres. Le géant Aimé CESAIRE avait raison de dire que le poète est comme une sorte deprophète à qui il appartient de diriger l’humanité. 

On n’arrête pas le vent

On n’arrête pas le vent 

On ne complote pas  

contre le vent. 

On n’empêche pas le vent. 

On n’attaque pas le vent. 

On ne tire pas sur le vent. 

Absolument plus fou

On ne tue pas le vent. 

                Kinshasa, le 05 avril 1999 

Mon bonheur

Mon bonheur

Servir les autres.

Ma paix

Défendre les autres.

Ma force

Prier pour les autres.

Ma joie

Vivre pour les autres.

Ma victoire

Combattre pour les autres.

Mon souci

Le Grand Congo.

Ma détermination

Une Nouvelle Afrique.

Ma justice

Dignité et libération du noir.

Ma liberté

Parler des autres.

                 Paris, Métro Montgallet, le 08 juin 2007

  « Cimetière de vivants » est un titre fort et évocateur d’un grand humanisme et d’une grande humanité de l’auteur. La justice est sacrée  et incontournable pour nous tous sans exception, tel en est le sens profond.  L’auteur nous rappelle souvent que c’est la justice qui élève une nation et affermit le pouvoir. En bon croyant, l’écrivain poète Armand MAVINGA TSAFUNENGA nous conduit dans la mystique du sang humain versé. Pour lui, la comptabilité du sang humain versé, notamment des innocents, est un monde mystique de Dieu, l’Eternel. Aucun sang humain versé ne se perd dans le monde mystique de Dieu, tout est bien compté. Ainsi le Cimetière de vivants est tout lieu des crimes, des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des génocides. Il y a toujours des conséquences immédiatement, après des mois, des décennies, des siècles, voire des millénaires. Ce qui doit interpeller la conscience de nous tous pour bien agir. A ce titre, comme partout où le sang est versé, la République Démocratique du Congo, terrain du plus grand holocauste après la Seconde Guerre mondiale, est un véritable cimetière de vivants.                                       

   Je n’ai pas voulu volontairement analyser tout le merveilleux contenu de ce recueil. Je demande à chacune et à chacun de nous de lire et de découvrir ce chef d’œuvre. Bonne lecture à toutes et à tous.

  Les intitulés de 71 poèmes de « Cimetière de Vivants » sont éloquents : 

1. On n’arrête pas le vent​

2. Dessein criminel​

3. Rends-moi compte du sang versé

4. Quels regards sur le Congo Démocratique

5. Enfants des Grands Lacs​

6. Cimetière de vivants​

7. Cherche et suis le chemin​

8. Hymne pour la République Démocratique du Congo​

9. Il a le même sang que toi​

10. Fière la France

11. Le vent et l’eau de la justice de Dieu​

12. Cimetière de vivants​

13. Fosses de vivants

14. Enfant africain, ça te concerne​

15. Grande France

16. République Démocratique du Congo​

17. Recherche et connais ton Afrique

18. Hymne à la libération et à la dignité noires​​

19. Stupéfaction du grand serpent du Congo

20. Les séropositifs de la violence​​

21. Mfumu Simon KIMBANGU

22. Ecrire contre l’oubli​​

23. Ecoute l’Eternel dans le silence

24. J’en suis profondément amoureux​

25. On ne détruit pas la nature

26. Mon bonheur​

27. La paix​

28. Quand le Grand Congo s’éveillera

29. Démocratie occidentale africaine

30.  J’ai entendu vos cris​

31. Tu es dominée​

32. J’entends ses voix, sons et pas

33. Charles MOMBAYA j’écoute ta voix​

34. Pauvreté sorcière​

35. Les cigales du pouvoir africain

36. Kintuadi

37. SIDA

38. La force de la différence

39. La mort n’est pas une fatalité​

40. Perfection invisible

41. Puissance de l’esprit​

42. Vers la plus haute montagne

43. A la guerre sacrée​​

44. Les dieux criminels     

45. Le temps​

46. Guerre culturelle de l’immigration​

47. Voici la fin de l’occident​

48. N’éteins pas le feu du nationalisme​

49. Cour Pénale Internationale

50. Ce fruit qui ne mûrit pas​

51. J’ai faim​

52. Ce cœur

53. Guerre contre le miroir​

54. Guerre mondiale contre la femme

55. Immigration européenne​​

56. Enfants venus de Dieu​

57. Progrès​

58. La vie​

59. La démocratie de l’ONU

60. Aimé CESAIRE souffle

61. Limonade et vin de sang

62. Je sais d’où je viens

63. Bon anniversaire LUTUMBA Masiya Simaro

64. Leurs dieux interdisent de parler​

65. Quelle crise mondiale ?​

66. Je dis la messe le 04 juin 1969

67. Dossier enfin ouvert

68. L’amour

69. Reviens Diva Myriam MAKEBA​

70. Piège fou des armes nucléaires​

71. Afrique ! Haïti pleure ce mardi 12 janvier 2010.​

Fait à Paris, le 12 septembre 2019

Dr Bienvenu MVUEZOLO VOZO 

Secrétaire Exécutif du CEPROCOM-AFRIQUE

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