Le chanteur de reggae Rhioh Wenangolo enflamme le Théâtre 121 de l’IF de Casablanca

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Rhioh Wenangolo sur scène à casablanca.
1h30. C’est le temps qu’aura duré le concert de l’artiste Rhioh Wenangolo qui a offert, vendredi 4 mai, une magnifique soirée devant un public cosmopolite, chaleureux  et réceptif. 
L’auteur, compositeur et interprète de chansons reggae se produisait dans le cadre de la deuxième édition de la « Semaine africaine ». Un rendez-vous artistique et culturel, mais pas que, organisé à l’initiative de l’Institut français de Casablanca et qui fait écho à l’Afrique.
Tout au long de cette belle soirée, le jeune artiste a fait vibrer le Théâtre 121 de l’Institut français de Casablanca avec des titres très inspirés qui dépeignent avec justesse le quotidien de nombreux jeunes Africains dans leurs pays.
Des morceaux qui rappellent, en effet, la dure réalité que vivent bien de jeunes de ce continent paradoxalement très riche et dont la plupart vivent dans des pays en proie à l’instabilité et souvent ruinés du fait de l’irresponsabilité de certaines élites peu enclines à trouver de véritables solutions aux nombreux problèmes et obstacles auxquels cette jeunesse se trouve confrontée tous les jours.
Des situations que l’artiste rappelle avec vigueur à travers ses titres et qui les amènent à quitter leurs terres pour trouver refuge ailleurs, quand ce n’est pour chercher le bonheur.
Au cours de sa prestation, Rhioh Wenangolo n’a cessé de véhiculer des messages. Dans une ambiance festive et conviviale, le public a maintes fois repris certains des refrains.
Il faut dire que ce soir-là, tous les ingrédients étaient réunis pour assurer du spectacle.
Outre les titres très évocateurs, « Ça me fait mal », « Mpouta Rhioh », « Libertat », « Mama don’t cry, « Séyamana » et « Je suis un immigré », qui ont constitué le menu de ce show, l’artiste originaire du Congo (Brazzaville) n’a cessé de communiquer avec le public et de se mêler à lui, allant jusqu’à l’inviter à monter sur scène pour reprendre certains refrains.
Un exercice qui a bien amusé le public, puisque celui-ci qui s’est prêté volontiers au jeu, rejoignant ainsi le chanteur sur scène pour exprimer sa joie et son admiration pour le genre musical et le talent de son interprète.
Une proximité visiblement très appréciée du public qui, tant bien que mal,  interprétait ces fameux refrains sous le regard bienveillant et admiratif de la star de la soirée.
« C’est toujours un plaisir de jouer devant un public aussi réceptif et merveilleux. Pour un artiste, cela prouve qu’on a été à la hauteur des espoirs de ce dernier et surtout qu’on a su l’intéresser au spectacle. Comme vous l’avez constatez, le public a vraiment adhéré, ce qui me va droit au cœur », a confié l’artiste.
Il faut dire qu’« un public qui ne bouge pas, ne manifeste pas de joie ou encore ne communique pas avec l’artiste refroidit ses ardeurs et peut le mettre en doute. C’est pourquoi, il est important qu’il se réveille et montre qu’il est là pour s’amuser et non se morfondre dans un coin de la salle. Dans pareil cas, c’est un échec pour l’artiste et son groupe qui n’ont pas été à mesure de créer de l’ambiance. »
Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il y avait vraiment de l’ambiance autour  des artistes et autour du  reggae, genre musique que l’artiste a aimé très jeune pour la profondeur des messages qu’il véhicule qu’il et a adopté très tôt. Alors que ses compatriotes s’orientaient pour la plupart vers les musiques urbaines ou encore la rumba congolaise très appréciée de part et d’autre du fleuve congo.
A signaler qu’avant la prestation de Rhioh Wenangolo, le public avait eu droit à un spectacle de danse traditionnelle avec le Ballet de l’Union des arts et cultures africains (UACA) qui a gratifié l’assistance de chants et percussions puisés dans les profondeurs de l’Afrique et des chorégraphies saccadées. Un show que les curieux et les habitués de l’IF de Casablanca ont eu l’occasion d’apprécier dans différents espaces de l’Institut.
Quelques minutes plus tard, le public a eu droit à un tout autre show tout aussi intéressant et relevé par un jeune rappeur d’origine béninoise : Manawe. L’artiste, qui est arrivé droit de son pays, s’est retrouvé propulsé au cœur du programme de cette soirée en interprétant quatre de ses morceaux. Des titres qui ont reçu un bel accueil du public.
Soulignons qu’à l’instar de la première édition, la Semaine africaine proposait cette année un programme riche et varié comprenant plusieurs activités : projection d’un film musical et dramatique, conférence sur le thème «L’Afrique au-delà des slogans», projection de films d’animation, exposition et ateliers artistiques, entre autres.
Alain Bouithy

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