Centrafrique: La Banque mondiale accorde 100 millions de dollars supplémentaires au projet Londo

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La Banque mondiale a approuvé un nouveau don de 100 millions de dollars pour le Projet Londo en République centrafricaine (RCA).

Don de l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960, « ce financement additionnel permettra de fournir un emploi temporaire aux personnes vulnérables et de faciliter l’accès aux services de base sur l’ensemble du territoire national », a indiqué l’institution financière internationale.

« Il permettra de tripler le nombre de bénéficiaires de travaux publics à haute intensité de main-d’œuvre (THIMO), fournissant près de 5 millions d’hommes-jours à travers le pays », a-t-elle ajouté dans un communiqué.  

Selon Jean-Christophe Carret, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la République centrafricaine, « Le projet continuera de combler un gap important en fournissant des emplois temporaires dans toutes les sous-préfectures de la RCA, y compris les zones les plus reculées. Il facilitera aussi l’accès aux services de base, notamment dans les zones isolées où ni les acteurs humanitaires et ni les acteurs de développement sont présents ».

Dénommé « LONDO+ », ce financement appuiera directement la mise en œuvre de l’accord de paix signé à Bangui le 6 février 2019, qui prévoit des projets de développement fournissant des infrastructures socio-économiques de base et des emplois, ainsi que des programmes de THIMO, peut-on lire de même source, précisant qu’il comprend cinq composantes à savoir (i) gouvernance locale ; (ii) infrastructure publique ; (iii) intégration socio-économique ; (iv) gestion de projet ; et (v) intervention d’urgence conditionnelle.

Pour Sophie Grumelard, spécialiste principale en protection sociale et chargée de projet à la Banque mondiale, « Le projet encouragera progressivement une approche ascendante de développement, à travers laquelle les communautés pourront formuler leurs besoins et les faire remonter au gouvernement central par le biais des autorités locales, qui représenteront et défendront leurs intérêts ».

Elle estime, en outre que « le projet renforcera la capacité et l’agilité du gouvernement, aussi bien sur le plan logistique que technique, à faire face aux diverses crises dans les provinces, où la population demeure extrêmement pauvre et vulnérable ».

A noter que la nouvelle date de clôture du Projet LONDO a été fixée au 30 juillet 2024.

Martin KAM

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