Burundi : nouvelle étape pour le plus grand barrage hydro-agricole du pays grâce à l’appui de la BAD

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Coupé du ruban pour l’inauguration officielle du barrage hydro-agricole de Nyavyamo au Burundi, le 3 mars 2017. Au premier plan et de gauche à droite : Joël Tokindang, Représentant résident par intérim de la BAD au Burundi ; S.E.M. Pierre Kurunziza, Président de la République du Burundi ; et Melchior Nankwahomba, Gouverneur de la province de Kirundo.

Le président de la République du Burundi, Pierre Nkurunziza, a procédé récemment à l’inauguration du périmètre irrigué de Nyavyamo, situé en province Kirundo, au Nord du Burundi.

Le représentant résident par intérim de la Banque au Burundi, Joel Tokindang, et les membres du Bureau-pays étaient présents à la cérémonie, au nom de la Banque africaine de développement (BAD).

Le périmètre irrigué a été aménagé dans le cadre du Projet d’appui aux infrastructures rurales de la région du Bugesera (PAIRB), financé par la Banque en 2009 à hauteur de quelque 20 millions de dollars EU. Ce barrage hydro-agricole, le plus grand à avoir été bâti dans le pays depuis l’indépendance, permet d’irriguer potentiellement près de 1 000 ha. Infrastructure des plus modernes, il comporte un barrage de mobilisation des eaux d’irrigation de plus de 1 300 000 m³ et une station de pompage, afin d’assurer une maîtrise totale des ressources en eau en cas de sécheresse ou d’inondation des parcelles. Ce sont, au total, près de 250 000 personnes qui devraient bénéficier du projet.

Entre autres nouveautés et avancées significatives, ce barrage a permis d’introduire l’irrigation collinaire, avec des motopompes offertes aux organisations de producteurs dans 6 communes ; d’aménager les bassins versants (3500 ha) ; de repeupler le cheptel grâce à la distribution de plus de 1500 vaches laitières à travers la chaîne de solidarité mise en place par les paysans ; d’introduire de nouvelles techniques de culture à travers les champs-écoles paysans pour les filières telles que le riz, la banane, le maïs et le manioc.

Résultat : l’on constate une forte hausse des rendements moyens grâce à l’emploi de semences de qualité et au renforcement des capacités des producteurs. Pour exemple, le rendement de maïs est passé de 1 tonne/ ha à 3 tonnes/ ha, et le riz de 2 à 8 tonnes / ha (avec une double saison rizicole). La production laitière est passée quant à elle de 2 à 7 litres de lait en moyenne par ménage bénéficiaire pour la première lactation.

Selon l’enquête nationale agricole du Burundi et l’évaluation conduite à la fin du projet, celui-ci a débouché sur des changements fort appréciables, de nature à renforcer la résilience de la population de la province de Kirundo, régulièrement mise à l’épreuve par les effets de la sécheresse. Ainsi, les ménages ont vu leurs revenus augmenter et pu améliorer la qualité de leur nutrition grâce aux produits alimentaires désormais disponibles, comme le lait…

Avec CP

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