BCP lance à Abidjan « Wizall Money » – une solution de paiement électronique 100% inclusive

Une solution qui ne nécessite ni ouverture de compte bancaire, ni abonnement ou forfait mobile

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Ph: DR.

Le groupe Banque centrale populaire (BCP) a procédé récemment au lancement officiel de « Wizall Money », une solution de paiement électronique 100% inclusive, lors d’une  cérémonie organisée à cette fin à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Le lancement de cette solution, qui ne nécessite ni ouverture de compte bancaire, ni abonnement ou forfait mobile auprès d’un opérateur de téléphonie, intervient trois mois après l’annonce de la prise de participations majoritaire du groupe marocain Banque centrale populaire (BCP) dans le capital de Wizall, une start-up spécialisée dans les paiements électroniques.

Dans un communiqué publié à cette occasion,  Wizall relève qu’avec un modèle économique disruptif, basé sur une stratégie B to B to C, Wizall Money cible principalement les entreprises, les ONG et les administrations leur proposant une interface dédiée pour des opérations de paiement, notamment des salaires, des bourses d’étude ou des allocations mais aussi de collecte.

Pour l’entreprise, il est évident que Wizall Money révolutionne ainsi le Mobile Money avec la première solution 100% gratuite pour l’utilisateur final, exempt de frais sur les opérations de retraits, de paiements ou de transferts d’argent.

« En intégrant un groupe BCP, leader au Maroc et dans le top 10 des banques africaines, Wizall Money ambitionne maintenant de propulser son modèle sur l’ensemble du continent», a déclaré Sébastien Vetter, cofondateur du groupe Wizall avec Ken Kakena,  lors de la cérémonie à laquelle plusieurs personnalités ont pris part.

En effet, rapporte l’agence ivoirienne de presse (AIP), après le Sénégal où elle fut créée en 2015 et la Côte d’Ivoire, « l’entreprise compte s’implanter progressivement dans les autres pays de l’espace UEMOA », a-t-il indiqué soulignant que « la volonté d’un ancrage fort en Côte d’Ivoire a conduit le groupe à nommer Ken Kakena, co-fondateur de la start-up, à la fonction de directeur général de Wizall CI ».

A noter que Wizal a déjà enregistré ses premiers succès commerciaux notamment auprès d’un grand facturier du pays qui utilisera la solution Wizall Money pour le paiement des salaires du personnel non bancarisé ou encore avec un transporteur logisticien qui s’appuiera sur le réseau Wizall Money pour accélérer la collecte des paiements en espèces de ses nombreux clients, rapporte la MAP.

Par ailleurs, l’entreprise qui enregistre déjà un développement réussi au Sénégal avec 100.000 transferts par mois, 60.000 comptes clients, 2 milliards de FCFA mensuellement en circulation sur la plateforme, a signé dernièrement une convention de partenariat stratégique en Côte d’Ivoire avec l’Organisation pour la recherche d’appuis aux producteurs de café et de cacao (ORAP) ainsi qu’avec la Plateforme d’appui aux planteurs de la filière Café Cacao, pour le paiement électronique des productions de café cacao aux planteurs.

Interrogé sur les raisons qui ont motivé la création de Wizall, Ken Kakena avait confié au site Sekou.org : «L’idée de Wizall a germé de mon vécu de diasporan. Le lien que j’entretiens avec ma famille a toujours été très important. Il est même vital lorsqu’on vit à l’étranger. Or, les services disponibles pour entretenir ce lien étaient inadaptés ou trop chers ».

Dans cet entretien réalisé il y a deux ans, le cofondateur de la plateforme ajoutait : «Les frais de transfert d’argent sont en effet exorbitants et le parcours client pénible. En témoignent les files de queue interminables dans certaines villes. Il y avait des pionniers sur le secteur qui développaient déjà des modes de transferts alternatifs, mais ces solutions pouvaient être améliorées ».

De là, le constat de départ était que le transfert d’argent ne suffisait plus et qu’il fallait comprendre les besoins finaux des utilisateurs et y apporter des réponses adaptées. « C’est ce qui nous a amené à créer une offre unique. Une plateforme donnant accès à un panel de services de transferts et de paiements dédiés à l’Afrique, basés sur l’utilisation de “Mobile Money” », a-t-il expliqué.

Alain Bouithy

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