La Banque mondiale adopte un nouveau cadre de partenariat avec le Burkina Faso afin d’accélérer la transformation structurelle de son économie

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Vue du centre-ville de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. © AFP PHOTO/ SIA KAMBOU

La Banque mondiale a adopté jeudi 5 juillet son Cadre de partenariat (CPF) avec le Burkina Faso pour la période 2018-2023 qui guidera son action pour accompagner le pays des hommes intègres dans la mise en œuvre de son Plan national de développement économique et social (PNDES).

«Ce cadre aidera le Burkina Faso à accélérer la transformation structurelle de son économie afin de créer des emplois productifs et à relever ses défis de développement » souligne Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Togo.

Au cours des six prochaines années, le CPF prévoit de contribuer à la création d’emplois et à l’accélération de la croissance, au renforcement des investissements dans le capital humain (qui comprend la santé, l’éducation et le développement de la petite enfance) et au développement de la protection sociale.

Fruit de larges consultations auprès des secteurs public et privé, de la société civile, y compris des jeunes, des femmes et des partenaires au développement, le CPF entend aussi aider le Burkina à renforcer la gouvernance économique et la participation citoyenne.

Comme le rappelle Cheick Kanté, responsable des programmes de la Banque mondiale pour le Burkina Faso, lors de la table ronde sur le financement du PNDES à Paris en décembre 2016, le Groupe de la Banque mondiale avait pris l’engament d’accompagner le Burkina Faso dans la mise en œuvre de son plan de développement ambitieux.

« À ce jour ce sont plus de 800 millions de dollars qui ont été alloués au pays.  Au total, grâce à ce nouveau cadre, plus de 2 milliards de dollars en dons et crédits concessionnels seront injectés dans l’économie burkinabè, avec notamment un financement record de 300 millions de dollars récemment alloué au secteur stratégique de l’eau et de l’assainissement », explique-t-il.

A noter que le CPF s’organise autour de l’intervention coordonnée de toutes les institutions du Groupe de la Banque mondiale. Alors que l’Association internationale de développement (IDA) apportera les financements nécessaires, la Société financière internationale (IFC) servira de levier pour attirer le secteur privé et l’Agence multilatérale pour la garantie des investissements (MIGA) se chargera de promouvoir l’investissement direct étranger.

Avec BM

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