Baisse du prix du ciment à Brazzaville

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Le prix du prix du sac et conséquemment celui de la tonne de ciment connait une baisse considérable. Le prix du sac oscille entre 5500 FCFA et 5250 FCFA pour certains lieux de vente et 5000 FCFA et 4 800 FCFA dans d’autres pendant que la tonne est accessible entre 105 000 FCFA et 110 000 FCFA, 100 000 FCFA ou 96 000 FCFA.

Cette baisse des prix est rendu possible grâce à la construction et à la mise en service de nouvelles cimenteries dans le pays. Il s’agit de la cimenterie Forspack à Dolisie dans le département du Niari en service depuis 2013. Sa production est de 400 000 tonnes par an et une augmentation de sa production à 600 000 tonnes par année est envisagée.
L’implantée de la Cimaf à Hinda dans le département du Kouilou avec une capacité de production de 500.000 tonnes par an et est l’une des plus grandes satisfactions dans le pays. Elle vient ainsi, aux côtés de la Société Nationale des Ciments du Congo (Sonocc) localisée à Loutété dans le département de la Bouenza depuis 2002, apporter un baume au cœur des congolais et autres consommateurs. Cette baisse des prix devrait se poursuivre avec la mise en service prochaine de la cimenterie de Mindouli dans le département du Pool.
Pour le président de l’Association Congolaise pour la Défense des Intérêts des Consommateurs (ACDDC), Dieudonné Moussala, la baisse du prix du sac de ciment est l’une des retombées de la mise en service de la route entre Pointe-Noire et Brazzaville. Il estime que ce prix devrait encore baisser avec la fin des travaux des autres cimenteries. «Qu’à cela ne tienne, nous espérons que le prix du sac de ciment pourrait dépasser le seuil de 4000 FCFA et 3500 FCFA pour atteindre les 3000 FCFA dans les mois à venir », a-t-il conclu.
D’autres cimenteries sont en construction, à savoir, Dangote Cement à Madingou dans la Bouenza et Diamond Cement à Mindouli dans le département du Pool, et devraient finalement satisfaire la demande nationale estimée à deux millions de tonnes de ciment par an. Ce qui permettrait de contribuer à une réduction plus forte du prix du ciment tant à Brazzaville que sur l’ensemble du territoire national.
Le constat est que plusieurs camions rencontrés sur la route reliant les villes de Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi et Loutété, transportent du ciment. Dans toute la ville de Brazzaville déjà en proie à des embouteillages, d’autres sont causés par des camions déchargeant ce produit devant des lieux de leur vente. On remarque que ces lieux qui n’affichaient pas les prix le font pour attirer l’attention des consommateurs.
Des témoins rapportent que le sac de ciment coûteraient déjà moins de 4 000 FCFA dans certains quartiers comme Bacongo.

Petite histoire du prix du ciment lendemain de la guerre du 5 juin 1997

Si dans la ville de Brazzaville, le sac est vendu au prix de 5250 FCFA, 5500 FCFA, 5000FCFA ou 4 800 FCFA soit 105 000 FCFA, 110 000 FCFA, 100 000FCFA ou 96 000 FCFA, le prix du sac de ciment coûte 3500 FCFA, soit 75 000 FCFA le prix de la tonne dans la ville de Pointe-Noire. Dans la ville de Dolisie également, les consommateurs entrent en possession de ce produit en payant la somme de 4200 FCFA pour un sac et la tonne à 84 000 FCFA. Selon chauffeur de taxi, le sac de ciment produit non loin du lycée d’excellence de Dolisie ne devrait pas coûter si cher mais devrait être mis à la disposition du consommateur à un prix moins que celui auquel il est actuellement vendu.
La grande question est de savoir si les consommateurs achètent des sacs de ciment de 50 kg ou des sacs de ciment qui passent par les laboratoires de soustraction de kilogrammes. Cette pratique a eu lieu dans la quasi-totalité de lieux de vente où des vendeurs s’enfermaient toute la nuit pour retirer le ciment afin de constituer d’autres sacs recyclés de moins de 50 kg.
Aux lendemains de la guerre civile de juin à octobre, le sac de ciment ou la tonne de ce produit a donné le tournis à des milliers de consommateurs. A la fin des années 90, le sac de ciment pouvait atteindre les 15 000 FCFA et la tonne pouvait tourner autour de 300 000 FCFA. Il baissait pour se fixer entre 10 000 FCFA et 12 000 FCFA et l’acquisition dépendait des caprices des vendeurs. Sa réduction s’est faite progressivement avant de se stabiliser pendant des années entre 7500 FCFA et 6500 FCFA.

Des tentatives de contrôle ratées

Les gestionnaires du pays avaient contre vents et marées tenter de maitriser ces prix qui s’étaient affolés. Les étrangers s’en étaient fortement mêlés et la magouille avait atteint des proportions inimaginables. Les dépôts étaient dépourvus de ce produit mais on le trouvait dans des garages et autres entrepôts créés derrière les maisons.
Les différents ministres du commerce ont rencontré toutes les difficultés à remettre de l’ordre. La machine s’était bien emballée. Nommée à ce ministère, Mme Claudine Munari a mis en place des dépôts de référence pour tenter de vainement de rétablir l’ordre devant le désordre qu’entretenaient des commerçants véreux en complicité avec des agents du ministère du commerce.
Les tenanciers des dépôts n’avaient pas le droit de vendre leur ciment sans la présence du fonctionnaire du ministère mais ces fonctionnaires, très rusés, avaient réussi à contourner l’attention de leur chef du département. Des fonctionnaires affectés à ce service avaient joué le jeu de ces revendeurs assermentés pour se remplir les poches.

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