Appui de la BAD à l’intégration régionale dans le bassin du Lac Tchad

0
756
Le ministre de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire du Cameroun, Alamine Ousmane Mey, et le directeur général du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale, Ousmane Doré.

Le Cameroun et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé, le 24 mai 2018 à Busan en Corée du Sud, deux accords de prêt d’un montant total de 44,51 millions d’euros, destinés à financer partiellement le Projet régional intégrateur du réseau routier dans le bassin du lac Tchad devant relier le Cameroun et le Tchad.

L’accord a été signé entre le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire du Cameroun, Alamine Ousmane Mey, et le directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, Ousmane Doré, en marge de la 53e Assemblée annuelle de la BAD et de la 44e Assemblée annuelle du Fonds africain de développement tenues du 21 au 25 mai 2018 à Busan.

L’institution financière panafricaine explique que ces financements de la BAD (33,32 millions d’euros) et du Fonds africain de développement (environ 11,19 millions d’EUR) sont destinés à financer partiellement le Projet régional intégrateur du réseau routier dans le bassin du lac Tchad devant relier le Cameroun et le Tchad.

Dans un communiqué, la BAD précise que le projet vise l’amélioration du système de transport de la région du bassin du Lac Tchad et le développement et la compétitivité économique de la zone transfrontalière du Cameroun et du Tchad, par la création d’une nouvelle route de transit. Et d’ajouter qu’il est particulièrement important du fait des enjeux sécuritaires de la zone en proie avec la menace de la secte Boko-Haram.

L’institution financière panafricaine estime qu’une meilleure circulation des personnes et des biens entre les deux pays, et le désenclavement des zones à fortes potentialités économiques du Nord du Cameroun  et du Sud-Ouest du Tchad contribueront à réduire les coûts de transport. Ce qui devrait améliorer les conditions de vie des populations riveraines de la route et le commerce et faciliter le transit.

Martin KAM

LAISSER UN COMMENTAIRE