Appel de 3C-RDC au Peuple Congolais pour une mobilisation inédite en vue d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila

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Appel de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) au Peuple Congolais pour une mobilisation inédite en vue d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila en République Démocratique du Congo (3C-RDC) avant la fin de l’année 2017

La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) lance un appel solennel à toutes les forces vives congolaises pour une mobilisation inédite  en vue de la mise en place d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila avant la fin de l’année 2017.

Il s’agit d’une transition exceptionnelle de tout le Peuple Congolais et non d’une partie. Ladite transition est différente de toutes les transitions connues depuis la Conférence Nationale Souveraine (7 août 1991 – 6 décembre 1992). L’heure est hautement décisive et grave, car la trompette de l’histoire a sonné pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo. C’est maintenant que nous devons choisir d’écrire notre histoire ou d’être définitivement exclu comme un peuple digne et grand de l’histoire. Un peuple qui ignore son histoire ou qui oublie ses grandes erreurs est un peuple en voie de disparition de l’histoire.

La 3C-RDC  se réjouit de constater avec modestie que toutes les forces vives congolaises rejoignent sa vision d’une transition exceptionnelle initiée en 2012 et comprennent qu’une simple transition électorale est inefficace et vouée à l’échec sans tenir compte de la dimension grave et globale de la crise congolaise. La République Démocratique du Congo n’est pas la République Centrafricaine ni le Burkina-Faso.

1-L’heure n’est plus à la foire politique qui a suivi la Conférence Nationale Souveraine en République Démocratique du Congo. La transition exceptionnelle n’est pas une course cycliste de la société civile, de l’opposition et de la résistance

Il est très important de souligner que la transition exceptionnelle n’est pas une course cycliste de la société civile, de l’opposition et de la résistance. C’est une des justifications de son caractère exceptionnel.  Un peuple qui ignore son histoire est un peuple appelé à reproduire les mêmes erreurs du passé et à être piégé continuellement dans des cercles vicieux. Un tel peuple est exclu de l’histoire des peuples et nations libres, stables et prospères. Une erreur répétée peut être monstrueusement fatale. Nous devons éviter nos erreurs de l’histoire. L’histoire de notre pays a prouvé qu’il y a une bonne opposition comme une fausse et mauvaise opposition. Il y a aussi une bonne société civile comme une fausse et mauvaise société civile. L’histoire récente nous enseigne aussi qu’il y a de même une bonne résistance comme une fausse et mauvaise résistance. Il faut donc de la lucidité pour faire de bons choix.

Il faut éviter les erreurs fatales commises à la sortie de la Conférence Nationale Souveraine où il y avait la confusion totale entre les différentes forces vives congolaises. Confusion alimentée par le tennis politique injuste, inadapté et inefficace en vigueur depuis le 24 avril 1990.

Nous avons assisté et assistons à des mouvements de danse des va et vient de l’opposition, de la société civile et de la majorité. Une personne qui échoue le matin comme acteur politique devient le soir membre de la société civile. Un membre de la société civile corrompu le matin prend le goût du lucre et devient le soir un acteur politique pour préserver ses avantages. Un membre de la majorité le matin devient curieusement opposant le soir, si pas un membre de la société civile. Un membre de l’opposition ou de la société civile le matin devient le soir membre de la majorité. Il y a des conflits d’intérêts partout au sein de la majorité illégitime, de l’opposition dispersée, de la société civile plurielle et de la résistance.

L’histoire a prouvé qu’il n’y a jamais eu d’union de l’opposition ni d’union de la société civile dans le cadre du sale jeu de tennis politique en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990. Beaucoup de membres de la majorité, de l’opposition et de la société civile ont apporté leur triste contribution à l’échec de toutes les transitions menées après la Conférence Nationale Souveraine. Il faut donc un diagnostic profond de la grave crise congolaise. Proposer une transition électorale dirigée seulement par des membres de la société civile, c’est ignorer scandaleusement l’histoire de notre pays. Il faut éviter la précipitation et des conflits d’intérêts montés de toutes pièces. Il faut donc une mobilisation inédite de toutes les forces vives congolaises.

La transition exceptionnelle sera une transition de toutes les forces vives congolaises, notamment celles  de la bonne société civile, de la bonne opposition et de la bonne résistance. Il nous faut une transition assumée par des personnes intègres, aux mains propres, qui ne sont pas impliquées dans des crimes humains, économiques, financiers et environnementaux. Des personnes craignant Dieu, car un vrai « Muntu » craint la justice de l’Etre suprême ou de son Dieu.

2-Un destin imposé à un peuple a souvent été un mauvais destin. Un destin bien compris et assumé par un peuple a toujours été un bon destin

Nous avons subi l’histoire. Nous devons maintenant écrire notre histoire, comme d’autres peuples l’ont fait. Et ce en étroite harmonie avec tous les peuples du monde. Une occasion exceptionnelle nous est donnée d’écrire l’histoire. Mr Joseph Kabila et son groupe ne peuvent pas nous empêcher d’écrire l’histoire. Ce dernier, étant largement illégitime en dépit de l’Accord de la Saint-Sylvestre, a une chance exceptionnelle d’entrer dans l’histoire en démissionnant avant le 15 décembre 2017. S’il est chassé par le Peuple Congolais, il en paiera inutilement le prix.

Nous comprenons tous aujourd’hui que le Peuple Congolais a un grand et magnifique destin, malgré la grave crise qu’il subit. Une crise qui est la plus grave après la seconde guerre mondiale. Le monde s’est reconstruit après la terrible guerre mondiale. Le Congo va aussi se reconstruire avec la mobilisation inédite et sacrée de toutes ses forces vives au pays et dans la diaspora, et l’appui de peuples frères. Mobilisons-nous pour assumer notre plus beau destin avec détermination, sacrifice et amour.

3-L’heure est à la mobilisation inédite et sacrée de toutes les forces vives congolaises. La 3C-RDC lance un appel solennel à toutes les forces de l’opposition, de la société civile et de la résistance. Il faut éviter le piège suicidaire du faux calendrier électoral qui est publié

L’heure est donc à la mobilisation nationale sacrée pour une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila. Nous devons mettre nos intérêts personnels de côté pour ne privilégier que l’intérêt suprême de notre pays. Nous devons éviter les faux conflits d’intérêts créés au sein de l’opposition, de la société civile et de la résistance. N’oublions jamais l’histoire, car l’heure grave : ou nous sauvons notre pays, ou l’ennemi finalise la destruction de notre pays.

Toutes les bonnes forces vives de l’opposition, de la société civile et de la résistance doivent se mobiliser pour la mise en place d’une transition exceptionnelle avant la fin de l’année 2017. La 3C-RDC exhorte toutes les forces responsables de la majorité à la sagesse pour quitter maintenant le bateau Titanic du pouvoir. Toutes les dispositions sont prises pour éviter des scènes des vengeances et des revanches ou des règlements des comptes.

Une simple transition pour organiser des élections une fois de plus bâclées et criminelles signifie qu’il faut laisser perdurer la grave crise congolaise jusqu’à la disparition de l’Etat congolais actuel. La crise congolaise n’est pas une crise électorale : elle est avant tout une crise économique et financière. La crise électorale est voulue pour perpétuer la plus grave crise après la seconde guerre mondiale jusqu’à la disparition de notre pays dans sa forme actuelle. Comme en 2016 et 2017, il n’y aura pas d’élection en 2018 avec Mr Joseph Kabila.

Notre mobilisation doit pousser Mr Joseph Kabila à démissionner avant le 15 décembre 2017. La 3C-RDC lance des consultations d’urgence de toutes les forces vives au pays et dans la diaspora pour la finalisation de tous les outils importants de la transition. Il s’agit d’une transition bien pensée et préparée et non improvisée. Nous devons mettre fin d’urgence au sale jeu de tennis politique qui nous avilit tous et nous divise de fond en comble. Dès le début du mois de décembre, la 3C-RDC informera les différentes forces vives sur les résultats de ses consultations en vue d’un processus cohérent, global, efficace et juste de transition exceptionnelle.

Unis et ensemble, nous allons relever le grand défi de l’histoire qui se présente devant nous. Demain n’est pas à attendre, mais à inventer. C’est aujourd’hui que nous devons commencer à écrire notre nouvelle histoire.

Ainsi fait à Paris, le 17 novembre 2017

Le Président de 3C-RDC

Armand MAVINGA TSAFUNENGA

Président National du MPDC et Porte-parole du Groupe ad hoc pour la                      Transition en République Démocratique du Congo (GT-RDC)

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