Algérie: la balance commerciale se rapproche de l’équilibre

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L’Algérie serait parvenue à réduire son déficit commercial de 78% au cours du premier semestre, d’après Africa 24 qui cite le Centre national de l’information et des statistiques algériens.

A en croire la chaîne d’information internationale en continu, la baisse du déficit commercial s’évaluerait à 856 millions de dollars début 2018 contre 3,8 milliards de dollars à la même période en 2017.

Cette performance s’explique par la hausse des prix des hydrocarbures combinée à la récente politique de réduction des importations, souligne-t-elle.

Mais il n’y a pas lieu de se réjouir. Et pour cause, interrogé par la chaîne, l’économiste Moncef Cheikhrouhou estime que « c’est une réduction qui n’est pas durable parce que les variables sur lesquelles ils jouent ne sont pas dépendant de l’Algérie. Çà c’est le marché international et nous savons très bien que l’agence internationale de l’énergie américaine qui gère les prix. Donc il y a cette politique prévisionnelle de la part des Etats-Unis, l’Algérie toute seule ne peut pas mener à bien une politique de gestion saine. »

Quoi qu’il en soit, les données de l’économie du pays font apparaître que les importations du pays se seraient établie à 15,22 milliards de dollars au premier semestre 2018 contre 15,9 milliards de dollars à la même période en 2017, ce qui représenterait une baisse de 4,8%.

Par ailleurs, l’économie algérienne reste malgré tout peu diversifiée et très dépendante des hydrocarbures qui représentent près de 93% des ventes algériennes à l’étranger.

A ce propos, Moncef Cheikhrouhou tranche: « revenir à l’équilibre peut-être seulement un mouvement de balancier. L’Algérie subissait ces aléas et là, elle va retourner vers un équilibre, mais elle n’est pas sure d’y rester. On n’est sur d’y rester que quand on a une politique rationnelle à court terme, moyen terme et long terme. Donc l’Algérie doit se diversifier ».

Une chose est certaine, le gouvernement algérien s’est donné pour objectif de baisser la facture des importations qui pèsent sur les fiances extérieures du pays, rappelle Africa 24 indiquant que les autorités espèrent la baisser à 30 milliards de dollars d’ici fin 2018, soit près de 10 milliards de moins qu’en 2017.

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