Alain Mabanckou à E. Macron : la Francophonie «institutionnelle» n’a jamais pointé du doigt en Afrique les régimes autocratiques

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L'écrivain Alain Mabanckou et le Président français Emmanuel Macron

L’écrivain Alain Mabanckou ne contribuera aux « travaux de réflexion » que le président français Emmanuel Macron souhaite « engager autour de la langue française et de la Francophonie ».

Dans une lettre ouverte adressée au chef de l’Etat français, l’auteur de « Verre cassé » et «Mémoires de Porc-Epic» (prix Renaudot 2006) a estimé qu’en raison des tares que charrie la Francophonie actuelle – en particulier les accointances avec les dirigeants des républiques bananières qui décapitent les rêves de la jeunesse africaine – qu’il ne participerait pas à ce projet.

« J’ai le regret, tout en vous priant d’agréer l’expression de ma haute considération, de vous signifier, Monsieur le Président, que je ne participerai pas à ce projet », a-t-il écrit.

Dans sa lettre, Alain Mabanckou a rappelé aussi que « le grand reproche qu’on adresse à la Francophonie «institutionnelle» est qu’elle n’a jamais pointé du doigt en Afrique les régimes autocratiques, les élections truquées, le manque de liberté d’expression, tout cela orchestré par des monarques qui s’expriment et assujettissent leurs populations en français? »

L’écrivain, qui est aussi l’auteur de  «Lumières de Pointe-Noire», estime que « ces despotes s’accrochent au pouvoir en bidouillant les constitutions (rédigées en français) sans pour autant susciter l’indignation de tous les gouvernements qui ont précédé votre arrivée à la tête de l’Etat ».

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