Ainsi se structure la fragmentation du cerveau arabe

1
1748
Docteur Jaouad MABROUKI.

TRIBUNE. Le citoyen arabe, dont le marocain, ne pense pas, ne réfléchit pas et ne se remet pas en question. Son cerveau fonctionne effectivement d’une manière automatique, en obéissant à des circuits neuronaux préétablis selon le mode de « la dualité contradictoire ».

 Par exemple, il réclame la liberté d’expression et la démocratie, mais lorsque son cerveau perçoit une opinion correspondant à un circuit neuronal non intégré, il riposte par réflexe neuronal sous forme d’avalanche défensive selon un mode agressif et violent. Seulement ceci n’est pas de sa faute !

Parmi les opinions ne trouvant pas de circuit neuronal dans le cerveau arabe se trouvent l’égalité des genres, le doute de l’existence de Dieu, la remise en question de la religion et de ses lois et la liberté individuelle et du corps.

Pourquoi donc le cerveau arabe fonctionne-t-il ainsi ?

  1. L’enfantement  par obéissance

Les arabes enfantent sans « désir »mais uniquement par obéissance à la pression  sociale, à celle de la nature et pour satisfaire leur propre plaisir et non pour celui de l’enfant. Or l’enfant devrait être conçu en lui préparant le bonheur dont il a besoin. Le bébé, déjà pendant la grossesse, perçoit l’absence du désir de sa conception, son cerveau captant alors ces informations sensorielles négatives qui tracent des circuits neuronaux figés avec comme conséquence un sentiment d’insécurité. Ceci explique la haute fréquence des crises de pleurs et des hurlements de terreur chez les bébés et les enfants arabes.

2. L’absence de la niche sensorielle et affective

Généralement, les arabes se marient par arrangement et sans une bonne connaissance de soi-même et de l’institution de la famille. Ceci entrave l’entente et la sérénité du couple, d’où les discordes et les disputes continuelles. Les parents eux-mêmes souffrent de troubles de maturité émotionnelle et de manque de confiance et de ce fait, ignorent comment préparer une niche sensorielle sécurisante pour accueillir le bébé. Ce dernier perçoit des chocs émotionnels douloureux et des traumatismes affectifs qui cicatrisent son cerveau (visibles dans la neuro-imagerie) et retardent le développement de ses circuits neuronaux émotionnels souples différenciant les émotions négatives et positives. Ceci sera responsable de sa perception par la suite, et durant toute sa vie, que toute émotion reçue est une agression, le faisant réagir de façon inadaptée.

3. L’enfant esclave sans âme et sans esprit

Dans la culture arabe, l’enfant n’a pas de place au sein de la famille et est considéré comme un idiot ne comprenant rien. Ceci légitime les parents à parler devant lui d’histoires choquantes, à se disputer et à s’insulter violemment (renforçant la niche sensorielle insécurisante). Le cerveau de l’enfant perçoit alors des émotions traumatisantes qui s’inscrivent pour toujours dans sa mémoire cognitive et déterminent un circuit neuronal cicatriciel. Ainsi son cerveau devient incapable de gérer les émotions de toute nature, et il perçoit toute émotion  comme une violence.

4. La violence

Dans la culture arabe, la violence est présente qu’elle soit dans le couple ou contre l’enfant. Cette violence traumatise l’enfant et désorganise la bonne structuration de son cerveau en développant des circuits émotionnels figés. Face à cette violence, l’enfant se pose alors deux questions, toutes deux contradictoires :

a – « Si mes parents se disputent, s’insultent et ne s’aiment pas, pourquoi alors m’ont-ils mis au monde ? Je ne suis donc pas né par amour et désir et je représente la cause de leur dispute ». Ainsi, l’enfant se culpabilise et cette culpabilité traumatise son cerveau et produit des traces et des séquelles mnésiques (l’inconscient cognitif). Ceci explique son manque de confiance en soi et en ses parents, et sa difficulté relationnelle avec les autres en essayant de ne pas les décevoir, le faisant souffrir de la sorte toute sa vie.

b- « Si mes parents m’aiment, pourquoi alors est-ce-qu’ ils me frappent, m’insultent et me méprisent ? Comment peut-on aimer et faire du mal  à la fois ? ». Ainsi se développe dans son cerveau un circuit neuronal émotionnel illogique et tout ce qu’il perçoit comme sensorialité est décodé comme une persécution et une agression.

  • 5. L’absence de l’esprit critique

L’absence de la niche sensorielle affective sécurisante d’une part et la violence dans le couple et contre l’enfant d’autre part, structurent le cerveau de l’enfant d’une manière figée, fonctionnant selon un circuit neuronal émotionnel rigide gravé sans aucune souplesse (hypotrophie des lobes préfrontaux) avec la frayeur de remettre en question l’amour de ses parents pour lui. Et afin d’assurer un minimum affectif vital, son cerveau invente un circuit neuronal transformant l’incohérence en fausse cohérence logique. De ce fait, le circuit neuronal de la remise en question et de l’autocritique  ne se développent pas.

6. L’éducation religieuse fragmentaire et dictatoriale : l’obéissance aveugle

La religion assoit ses bases sur l’obéissance aveugle de Dieu, des lois religieuses et des parents. De plus, elle menace l’enfant de l’enfer éternel en cas de désobéissance ou de critique de ces bases. Ceci choque l’enfant et traumatise le développement de ses circuits neuronaux émotionnels. Il se demande alors « Pourquoi on me crée pour obéir ? Ne serait-il pas plus juste de ne pas me faire venir au monde ? ».Mais pour pouvoir ressentir une certaine paix minimale, son cerveau établit un circuit neuronal émotionnel inflexible transformant la contradiction en logique et en fausse vérité.

Voilà les principaux éléments qui font que le cerveau arabe est structuré pour fonctionner sur un schéma neuronal cicatriciel rigide et incapable de gérer les avis opposés aux siens, provoquant des nouvelles émotions perçues  comme une agression contre sa stabilité.

Evidemment, il est possible de changer ces circuits neuronaux cicatriciels et d’en reconstruire (la neuroplasticité) d’autres beaucoup plus souples, grâce au programme de la résilience par exemple.

Docteur Jaouad MABROUKI

Psychiatre, Chercheur, Expert en psychanalyse de la société marocaine et arabe.

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour Docteur MABROUKI.
    Merci d’avoir le courage de dénoncer l’imposition de la soumission par l’éducation islamique !
    Les compétences en moins, n’étant ni psychologue ni neurophysiologiste, j’aurais pu écrire cet article ! Je ne suis en effet qu’un ancien croyant calviniste, athée depuis 60 ans (j’en ai 81) qui tente depuis lors de comprendre l’origine et la fréquente persistance neuronale de la foi.
    Depuis des dizaines d’années, j’ai donc correspondu avec de nombreux philosophes et scientifiques (psychologues, psychiatres, neurophysiologistes, psychosociologues, …) tant croyants, déistes, agnostiques qu’athées. Il m’est apparu, en des termes différents des vôtres (« fragmentation, circuit neuronal cicatriciel »), que les influences éducatives précoces, lorsqu’elles sont à forte charge affective, dont les religieuses, laissent (même in utero) des traces indélébiles et inconscientes dans les neurones des amygdales du cerveau émotionnel (encore immatures contrairement aux hippocampes), puis dans ceux du cerveau rationnel (pour reprendre la terminologie de Mc LEAN qui n’avait pas perçu leurs interactions constantes mais fragiles et vulnérables : cf. la pédiatre Catherine GUEGUEN).
    J’en ai « conclu », jusqu’à preuve (improbable) du contraire, que les dieux n’existent que dans la tête des croyants parce qu’une religion les y ont mis en l’absence d’esprit critique, dans le but de leur imposer (certes « de bonne foi ») une soumission (mais à mes yeux, c’est une malhonnêteté intellectuelle et morale, voire un crime contre l’esprit), souvent récupérée ensuite par les idéologies politiques. Dois-je préciserque la foi restera évidemment toujours légitime et respectable, a fortiori lorsqu’elle a été choisie aussi librement que possible et en connaissance des options non confessionnelles ?
    Merci d’avance pour votre commentaire et vos critiques quant à mon interprétation inhabituelle du phénomène religieux.
    Michel THYS, à Ittre, en Belgique.
    http://persistancedelafoi.eklablog.com

LAISSER UN COMMENTAIRE