L’adresse de Son Excellence M. Todd Haskell à l’occasion de la célébration du 243ème anniversaire de l’Indépendance des USA

Ambassadeur des Etats-Unis au Congo

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  • Excellence Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères,
  • Vénérables Sénateurs,
  • Mesdames et Messieurs, membres du gouvernement,
  • Honorables membres, Mesdames et Messieurs de la Cour Suprême,
  • Chers ambassadeurs et collègues des missions diplomatiques et des institutions internationales,
  • Distingués invités dans vos rangs, grades et qualités,Chers amis américains,

Bienvenue à l’ambassade des États-Unis à l’occasion du 243e anniversaire de notre indépendance.

En me préparant pour l’évènement ce soir, je me suis souvenus de trois autres anniversaires importants qui donnent tous un aperçu de l’histoire Américaine, et suscitent de l’espoir pour notre avenir. Trois anniversaires clés portent sur les thèmes de tragédie, de progrès et de réussite:

La tragédie: c’est le 400ème anniversaire du commencement de la traite des esclaves aux États-Unis,

Le progrès: c’est le 100ème anniversaire du suffrage des femmes aux Etats-Unis, et

La réussite: c’est le 50ème anniversaire du premier pas sur la lune.

Cette année nous nous souvenons d’une tragédie, le 400ème anniversaire du commencement de l’esclavage en Amérique du nord. Il y a quatre cents ans, les 19 premiers esclaves africains sont arrivés en Virginie sur la côte est des États-Unis. Les historiens nous disent que ces esclaves venaient du royaume Kongo, pas loin d’ici. Il y a plusieurs mois, j’ai visité Loango et le monument du point de non-retour pour les esclaves Africains. C’était une expérience émouvante d’être là-bas. Ce chapitre tragique de notre histoire lie les Etats-Unis étroitement au continent africain et a façonné la nation que nous sommes aujourd’hui. Des centaines de milliers d’Américains sont morts dans une guerre civile sanglante qui a mis fin à l’esclavage, et des millions d’Américains ont continué la lutte pour que tous les citoyens jouissent des droits civils. La lutte continue.

Aujourd’hui, les États-Unis lutte contre la traite des personnes, forme moderne de la traite des esclaves. Je félicite le gouvernement du Congo d’avoir adopté une législation cette année rendant la traite des personnes punissable par la loi. Mon gouvernement reste prêt à soutenir le gouvernement congolais dans ces efforts et d’autres qui lui sont nécessaires, tels que les poursuites judiciaires expéditive et la condamnation des trafiquants d’êtres humains.

Cette année, nous célébrons aussi le progrès, le 100ème anniversaire du suffrage des femmes américaines. En juin 1919, le Sénat américain a adopté un amendement à notre constitution, accordant aux femmes américaines le droit de vote, droit fondamental pour la démocratie et cher à tous les Américains. Ce progrès se poursuit aujourd’hui aux États-Unis avec le mouvement Me Too. Ce mouvement a attiré l’attention nationale et internationale sur les luttes auxquelles les femmes continuent de faire face. Par exemple, l’équipe nationale féminine de football des Etats-Unis qui vient de gagner la coupe du monde dimanche dernier, lutte encore pour être payée au même titre que les hommes.

Les droits de la femme sont les droits humains. Cette année, en collaboration avec le gouvernement du Congo et nos partenaires locaux, nous avons organisé des ateliers sur les droits des femmes et sur l’autonomisation des femmes à travers l’esprit d’entreprise. Nous avons envoyé des dizaines d’étudiants et de professionnels congolais aux États-Unis pour des échanges, afin de participer à des formations sur le renforcement de la société civile, la bonne gouvernance, la traite des personnes, et la transparence. Nous restons déterminés à soutenir les efforts du gouvernement congolais et de la société civile pour promouvoir la démocratie et l’égalité pour tous les Congolais.

Enfin, je souligne la réussite, le cinquantième anniversaire de la première personne à avoir marché sur la lune. Je me rappelle bien de ce jour.  J’étais un jeune garçon. Et j’avais regardé à la télévision avec mes parents et avec des millions de personnes à travers le monde lorsque l’Américain Neil Armstrong a posé le premier pas sur la lune. C’était une grande réussite, une réussite qui montre que les personnes libres peuvent faire de grandes choses, voire impossibles. L’Amérique continue d’être un leader en matière de science, d’innovation et d’entrepreneuriat. Aux États-Unis se trouvent, entre autres, les géants de la technologie tels que Google, Facebook, Microsoft, Apple, Tesla et Amazon, des entreprises dont personne ne pouvait rêver il y a cinquante ans. L’esprit d’innovation, de créativité et d’entrepreneuriat fait partie intégrante du rêve américain. Et ce soir, je suis très heureux d’annoncer la création récente d’une chambre de commerce américaine ici au Congo, un autre moyen d’emmener et de partager l’innovation américaine sur le territoire Congolais.

C’est dans ce même esprit que nous travaillons avec nos partenaires ici au Congo pour donner aux jeunes des connaissances et des compétences du XXIe siècle, et pour soutenir la diversification de l’économie et des liens commerciaux plus étroits entre les États-Unis et le Congo. Nous travaillons aux côtés du gouvernement du Congo et des partenaires de la société civile pour améliorer l’accès à un apprentissage de qualité en langue anglaise. À ce jour, ces programmes ont touché les jeunes à travers le pays qui seront désormais mieux préparés pour intégrer une main-d’œuvre mondiale où l’anglais est la lingua franca.

Cependant, pour renforcer nos liens commerciaux et attirer plus d’investissements et d’affaires américains au Congo, il reste encore beaucoup à faire. Les entreprises ont besoin de stabilité, d’infrastructures, de systèmes bancaires opérationnels et transparents, d’absence de barrière en matière de visa, d’un régime fiscal transparent et de partenaires fiables. Chaque Congolais mérite une chance de réussir.

Avant de terminer, j’aimerai mentionner ici, les remerciements sincères des Etats-Unis au gouvernement Congolais pour la coopération sans faille pendant les préparatifs pour une éventuelle évacuation des Américains de Kinshasa lors des élections de décembre. Cette coopération a été reconnue par le Secrétaire d’État américain Mike Pompeo. Il a adressé une lettre à Son Excellence le Président de la République Denis Sassou N’Guesso pour lui remercier. Le Secrétaire a écrit, et je cite, « la coordination étroite avec votre gouvernement a renforcé nos relations en terme de coopération civile et militaire. Monsieur le Président, les Etats-Unis restent attachés à un partenariat réussi avec le Congo » fin de citation.

Chers Amis Congolais,

Ezali essengo monene komona bino ebele pokwa ya lelo.  Na tondi bino mingui  lokola boyé, pé  na tondi  ba oyo ba kosalaka makassi po bondeko na biso ezala makassi. 

Joyeux Jour de l’Indépendance à tous. Vive la coopération entre les Etats-Unis et la République du Congo.

1 COMMENTAIRE

  1. Le propos de L’ambassadeur des USA au Congo est d’une sagesse, d’une profondeur historique et met en perspective ce que sont les vrais combats de notre temps qui nous inscrivent dans la modernité ! Bravo Mr l’ambassadeur ! Puissent ceux qui président aux destinées du monde s’inspirer de votre intelligence politique et de votre vision du rapport aux autres ! Merci car c’est rafraîchissant de vous lire (et vous écouter pour ceux qui ont eu cette opportunité) dans ce monde où ceux prennent la parole, le font souvent à mauvais escient et tiennent des propos d’une inconséquence sans nom.

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