ABDELLATIF LAABI De la poésie à la peinture

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Le poète et écrivain marocain Abdellatif Laabi expose ses œuvres pour la première fois du 23 novembre au 21 décembre à la Matisse Art Gallery de Marrakech. L’auteur de « J’atteste » ou de « Les petites i certitudes » dévoile son talent pour la peinture à travers des toiles qui lui ressemblent, et qui sont le reflet de son parcours littéraires.

« « J’ai écrit quelque part que l’homme (l’être humain) n’arrête pas de naître à lui-même. Ce n’est que peu à peu que se révèlent à lui ses différents moi, les multiples facettes de sa propre énigme. Ce sont les coups du sort, les rencontres, les passions vécues, les périls affrontés, les combats menés (j’ajouterai, me concernant, le rôle des livres et des œuvres d’art) qui nous permettent de découvrir à un moment donné de notre parcours l’une ou l’autre de ces facettes jusqu’alors insoupçonnée. C’est ce qui s’est passé pour moi avec la peinture », explique l’écrivain poète qui revient sur son histoire avec la peinture.

Celui qui a côtoyé les plus grands peintres et a même souvent écrit des textes sur leurs œuvres, se sent épris d’une envie de peindre il y a 10 ans. « j’ai gribouillé sur une feuille de papier ordinaire un premier dessin. Bien vite, je passais au papier à dessin, puis à la toile. En un laps de temps très court, je me suis retrouvé en train de peindre, quand je le pouvais, chaque jour pendant plusieurs heures », continue Abdellatif Laabi qui remplace l’alchimie des mots par l’alchimie des couleurs.

L’auteur choisit la Matisse Art Gallery de Marrakech pour s’exposer ce 21 novembre.  « Je ne fais pas donc pas d’infidélité à la poésie quand je peins. Je la célèbre par un autre moyen qui invite les mots à prendre un repos mérité, à se plonger, ne serait-ce qu’un temps, dans la beauté du silence»

Mahi Binebine:

« Devant ces toiles, on cherche sans le savoir des secrets cachés dans ce noir où pleins et déliés se croisent sans se toucher tel un vol d’étourneaux. On entre comme par inadvertance dans le chaos où des silhouettes se côtoient, se percutent sans se fracasser, et qui finissent par cohabiter. Dans l’harmonie des contraires s’enchaînent le noir et le blanc dans une immense farandole devant des ombres figées et comme sommées de ne pas bouger pour laisser place à un monde meilleur.

Abdellatif Laâbi nous entrouvre un monde gouverné par la poésie et la peinture, son monde à lui, tendre, généreux, humain. »

Vernissage le 23 novembre à 19h
L’exposition se poursuit jusqu’au 21 décembre

Matisse Art Gallery, Marrakech.

Avec CP

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