71% des Marocains préfèrent réserver leur voyage en ligne plutôt qu’en boutique

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Résultats d’une enquête sur l’e-commerce au Maroc et les achats en ligne des Marocains

Les Marocains seraient de plus en plus intéressés par les achats en ligne, si l’on en croit les résultats d’une récente enquête mondiale réalisée sur le e-commerce par le groupe international Nielsen.
Selon cette entreprise de gestion de la performance, spécialisée dans la fourniture des renseignements complets sur ce que les consommateurs regardent et achètent, 71 % des personnes interrogées préfèrent réserver leur voyage en ligne plutôt qu’en boutique.
L’autre enseignement de cette enquête, réalisée en ligne dans plus de 20 pays à travers le monde, est que la plupart des Marocains interrogés classent les catégories « voyages », «mode » et « informatique et mobile » comme les achats les plus prisés sur les boutiques en ligne.
Cette tendance ne surprend guère Anas Touzani, directeur commercial de Nielsen, région du Maghreb.  Et pour cause : «Le taux de pénétration de l’Internet augmente rapidement et 65% de la population marocaine est actuellement connectée. Le pays emprunte le virage du numérique, un thème récurrent  d’importantes conférences menées par des professionnels du secteur », fait-il observer.
Ainsi, comme l’a expliqué le responsable du groupe dans la région, «ce nouveau paysage numérique modifie le comportement des consommateurs en termes d’achat et de publicité, ce qui oblige les détaillants et les marques à repenser leur stratégie de commercialisation. »
Si les réseaux sociaux et les boutiques en ligne représentent le principal point d’impact en termes de prise de décision dans le reste du monde, l’enquête tend à montrer que le marché marocain se positionne différemment. En effet, il ressort de cette étude que ces points de contact visuels se classent derrière la boutique physique dans toutes les catégories, des vêtements aux produits électroniques.
Pour Anas Touzani, les magasins et les marques doivent mieux faire en termes de communication et de placement des produits. Ils doivent « travailler sur une double stratégie, ou plutôt sur une stratégie de commercialisation homogène », a-t-il estimé. Car, « le débat ne porte plus sur la différence entre les achats en magasin et les achats en ligne, mais sur l’impact maximal produit par les ventes combinées », a-t-il noté.
A noter que les résultats de l’enquête mondiale de Nielsen sont fondés sur les réponses de plus de 30.000 personnes interrogées bénéficiant d’un accès en ligne dans 63 pays. Ils reposent soit sur les données directes des distributeurs (points de vente), les données collectées via les panels de consommateurs de Nielsen ou d’autres données sous licence, soit sur une association des éléments précités, a indiqué l’entreprise dans un communiqué, soulignant que 93 % des participants à travers le monde ont confirmé faire leurs achats en ligne.
« Quel que soit leur pays, une fois que les acheteurs ont découvert la commodité et les avantages des achats en ligne, ils ne retournent quasiment jamais (environ 93 %) aux méthodes traditionnelles », ont constaté les analystes du groupe. Mais ces derniers précisent cependant que ce constat s’applique principalement aux produits et services durables.
A l’inverse, soutiennent-ils, « les produits frais ne sont pas encore au stade d’être achetés facilement en ligne. Les images ne peuvent tout simplement pas remplacer l’aspect physique, le toucher et l’odeur ».
Mais si une enquête en ligne présente l’avantage de pouvoir être faite à très grande échelle et de toucher les consommateurs du monde entier, le groupe a toutefois averti que « la vision qu’elle fournit ne concerne que les habitudes des personnes qui utilisent Internet, et non celles de la population totale ».
Nielsen exerce ses activités dans plus de 100 pays et couvre plus de 90 % de la population mondiale. L’entreprise figure dans l’indice S&P 500.

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