3è édition de la Rencontre littéraire du Congo: Les participants penchent sur la distribution du livre en Afrique Centrale

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Une vue-des-participants

La circulation du livre dans la sous région Afrique centrale préoccupe les écrivains congolais de Brazzaville qui se réunissent à Brazzaville à l’occasion de la 3è édition de la Rentrée littéraire du Congo (Relico).

Au cours de ces échanges placés sous le thème « La circulation du livre en Afrique centrale, un réel défi », il est question de réfléchir pendant trois (3) sur la levée des barrières afin de rendre le livre plus accessible à tous les pays de cette partie du continent.

Pour percer l’abcès, les organisateurs ont retenu une série d’activités pour diagnostiquer le mal. Des tables rondes sont prévues autour des genres littéraires à savoir le roman, l’essai, la poésie et la nouvelle.

Lors de sa leçon inaugurale Bienvenu Boudimbou, professeur à l’université Marien Ngouabi a relevé avec fermeté les obstacles dans la distribution dans l’espace Afrique Centrale en mettant un accent entre autre sur  l’internet qui, aujourd’hui, empêche les écrivains de transporter les ouvrages dans leurs bagages. L’internet n’étant pas à la portée de toutes les bourses.

Henri Djombo, président de l’Union des artistes et écrivains du Congo (UNEAC) a relevé la chaine de valeur qui intervient dans la distribution du livre. Il pense qu’elle part de là, avant d’atteindre le dernier consommateur. Il a interpelé les participants à penser à la relève en soutenant les jeunes écrivains en herbe en enlevant les obstacles qui se dressent sur leur chemin. Aussi doivent-t-ils réfléchir sur la langue  avec laquelle écrire. Il a remercié les organisateurs de l’avoir invité à cette manifestation et de lui avoir remis le Grand Prix littéraire  Jean Malonga auteur de « Cœur d’Aryenne » ouvrage écrit en 1954 pour l’avoir réédité en 2004.

« Ce prix fait honneur aux lettres congolaises par son instauration. Avec ce prix nous allons créer une émulation littéraire au Congo. Je pense qu’il y aura beaucoup de parution et la Relico aura du mal à attribuer ce Prix à la prochaine édition », a expliqué le récipiendaire, l’invité d’honneur.

Florent Sogni Zaou, coordonnateur de la Rencontre littéraire au Congo (RELICO) et président du Pen Centre Congo Brazzaville qui venait de donner naissance à ce Grand Prix littéraire, s’est félicité de l’avancée de la littérature congolaise avec les différents prix remportés à travers le monde par la plupart des écrivains congolais. En organisant donc cette édition, « cela permet de croire en nous ». Il s’est félicité de ce que le concept est entrain de s’affirmer dans les têtes de tous, leurs esprits et agendas.

« Le livre que nous célébrons ce jour, est un puissant manuel de communication intergénérationnel. Le Congo a donc son bonheur d’être un véritable foyer ardent de ce produit qu’est le livre dont se servent les formateurs et les apprenants, les hommes pour transmettre le savoir, les autres pour l’acquérir », a déclaré Dieudonné Moyongo, ministre congolais de la culture et des arts.

Il a émis des interrogations sur la non disponibilité des livres parus à Brazzaville dans les autres localités du Congo soit à par exemple à Kinkala, à quelques  kilomètres de Brazzaville.

Le défi de l’heure consistant à faire que le livre soit distribué au Congo et au-delà des frontières, demeure une équation à multiples inconnus.

Il espère qu’au sortir de ces trois jours de rencontre, des pistes de solutions seront trouvées pour que la distribution des livres au Congo et au-delà ne pose plus de problèmes.  

Le ministre de la culture et des arts a encouragé l’initiative de la création de ce Grand Prix tout en relevant qu’il faut aller plus loin en définissant le cadre juridique et le mode de financement des activités culturelles.

Achille Privat

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