La 3C-RDC réaffirme de nouveau sa vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila pour la mise en place d’une vraie démocratie du Muntu en RDCongo

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La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) réaffirme de nouveau sa vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila pour la mise en place d’une vraie démocratie du « Muntu » en République Démocratique du Congo. 

« Le processus électoral en cours avec la CENI en République Démocratique du Congo relève de la médiocratie et non de la démocratie. La démocratie n’est pas et ne sera jamais de l’électionisme (1). La CENCO est prise au piège de l’Accord de la Saint-Sylvestre bafoué et contourné par le pouvoir illégitime et dictatorial».

N’en déplaisent aux uns et aux autres, la République Démocratique du Congo a pris un mauvais départ depuis 2006 avec des élections truquées, clientélistes, criminelles et faussées à dessein. Un mauvais départ qui s’inscrit dans la continuité du tennis politique injuste, inadapté, comique et humiliant en vigueur au pays depuis le 24 avril 1990. Les mêmes causes continuent de produire les mêmes effets. La démocratie n’est pas et ne sera jamais de l’électionisme.

      La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) réaffirme de nouveau sa vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila pour la mise en place d’une vraie démocratie du « Muntu ». La démocratie est un processus qui fait partie de l’excellence de l’identité d’un peuple dans sa gestion de lui-même et de son destin. La démocratie du Muntu est la démocratie de l’excellence et du génie du Peuple Congolais. Pour ce faire, la 3C-RDC appuie la vision du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et le Mémorandum du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC) pour une transition juste. Pour éviter toute confusion, il est important de comprendre le « Muntu » comme un génie pensant. La démocratie du Muntu est la démocratie de la tête en tant que siège de l’intelligence, du génie et de la sagesse. Dans « Muntu », il y a « ntu » qui signifie tête en langue Kikongo ; il renvoie à « mutu » qui signifie selon la prononciation « tête » ou « être humain » en langue Lingala. La démocratie du Muntu est donc la démocratie d’une grande humanité et d’un humanisme exemplaire, une démocratie qui fait appel au génie propre d’un peuple. Le Muntu, qui se définit comme un génie de l’humanité et de l’humanisme, est condamné d’intégrer son génie dans sa vision de la démocratie pour apporter sa modeste contribution à l’enrichissement du patrimoine politique, culturel  et social de l’humanité au IIIème millénaire. C’est la démocratie du Muntu qui permettra de faire de notre pays un Etat de droit modèle en Afrique et dans le monde. Un pays modèle de la Justice, car c’est la Justice qui élève une nation et affermit le pouvoir. Une démocratie qui permettra d’asseoir définitivement la tradition du Muntu des élections modèles et irréprochables à tous les niveaux. Ce qui permettra à notre pays de donner les mêmes chances à tous ses enfants pour que la politique et les élections cessent d’être le champ d’action de délinquants et prostitués politiques, de criminels et rebelles, de voleurs pilleurs de l’Etat et de médiocres. L’élection présidentielle doit cesser d’être la chasse gardée et la tragicomédie des criminels, rebelles, pilleurs et délinquants politiques, financiers et économiques. Les mêmes chances seront données à tous les Congolaises et Congolais visionnaires et patriotes d’accéder à la magistrature suprême de notre pays.

  1. Le processus électoral en cours avec la CENI en République Démocratique du Congo relève de la médiocratie et non de la démocratie

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) fonctionne totalement comme une Commission Electorale Nationale Dépendante (CEND) en République Démocratique du Congo. La CENI est un bureau privé du pouvoir illégitime et un organe annexe du parti illégitime au pouvoir. Les pires élections en préparation, si elles sont organisées en décembre 2018, la CENI deviendra de facto une milice du pouvoir illégitime et dictatorial.

La démocratie n’a jamais été  un processus médiocre, faussé volontairement et militairement, criminel et maffieux de tricherie éhontée des élections. Quand les élections sont toujours faussées d’avance pour devenir un processus macabre de nomination, ce n’est pas de la démocratie, mais de la médiocratie. Nous sommes dans un cas typique de l’électionisme en tant que système maffieux des élections faussées, criminelles et injustes, volontairement établi pour perpétuer l’instabilité politique et sociale d’un pays aux fins de le piller de fond en comble. Les conditions permettant l’organisation des élections en décembre 2018 en République Démocratique du Congo sont très loin d’être atteintes, peut être en 2020. . Depuis sa création, la Commission Electorale est incapable de manière notoire d’organiser des élections locales. Il est scandaleux d’évoquer ici des problèmes financiers et logistiques. Quand un pays maîtrise l’organisation de ses élections locales, le reste devient facile. Quand un pays est incapable d’organiser des élections locales, il ne peut qu’organiser toujours de mauvaises élections présidentielles et législatives.

Quel genre d’élections veut-on organiser en décembre 2018 ? Prépare-t-on une guerre civile ? Nous vivons déjà le scandale de la publication d’une loi électorale injuste, cynique et inique. Il s’agit d’une loi électorale de ségrégation politique, sociale et économique. Une loi conçue comme une arme très nuisible contre l’excellence, le changement, le renouvellement politique et la jeunesse. Une loi électorale promulguée pour permettre aux rebelles, aux médiocres, aux délinquants et prostitués politiques, et aux criminels financiers, économiques et humains de rester au pouvoir. Cette loi électorale, produit de l’électionisme, est un instrument de défense violente de la médiocratie en République Démocratique du Congo. C’est aussi une réponse de médiocrates à Son Eminence le Cardinal Laurent MONSENGWO PASINYA qui a dit à juste titre que les médiocres doivent dégager.

Quel genre d’élections veut-on organiser en décembre 2018 avec un fichier électoral sans cesse obscur, non crédible et toujours non viable avec des millions de doublons et une bonne partie de la population exclue ? Le fichier électoral est totalement corrompu et le fameux nettoyage tant crié apportera toujours de nouvelles saletés. Outre plus de 6.000.000 de doublons, plus de 5.000.000 de Congolaises et Congolais déplacés, vivant comme des réfugiés abandonnés sur le sol de leurs ancêtres, sont exclus des élections. Une population supérieure à celle de Congo-Brazzaville est exclue scandaleusement des élections. Une population qui ne pouvait que voter contre le pouvoir illégitime au pouvoir. Toutes les personnes présentes dans le fichier électoral ne sont pas bien identifiées, car le travail n’est pas fait comme il se doit. Des millions d’inconnus peuvent être considérés donc comme des votants. Il y a donc déjà  une prime de plus de 10.000.000 de voix pour la majorité illégitime au pouvoir avant les élections.

 Prise au piège, la CENI ou la CEND ne parle plus avec conviction de l’élection de la diaspora congolaise parce que la tentative de faire voter des millions d’étrangers dans les pays voisins ne passera pas. La diaspora congolaise, premier bailleur des fonds du Peuple Congolais, doit voter. Le calendrier électoral prévoit le vote de la diaspora congolaise. La 3C-RDC appuie la mise en garde du Conseil Mondial de la Diaspora Congolaise (CMDC). Toute élection qui essaiera d’exclure la diaspora congolaise sera rejetée ou non reconnue. Et il est aussi urgent que le principe de l’inaliénabilité ou de l’irrévocabilité de la nationalité congolaise d’origine soit reconnu officiellement. L’Etat Congolais ne donne pas la nationalité congolaise d’origine, mais la reconnait. Que la CENI ne badine pas avec le feu en excluant la diaspora congolaise, ou en trichant avec les Ambassades et les associations proches du pouvoir illégitime.

Quel genre d’élections veut-on organiser avec des machines à voter non fiables, conçues pour faciliter la plus grande fraude de l’histoire des démocraties et des médiocraties dans le monde ? Des machines préparées pour remplacer totalement le souverain primaire. Les machines ou les technologies ne sont jamais neutres, car elles répondent au langage de leurs inventeurs et de leurs utilisateurs. Ces machines sont conçues pour répondre au langage du pouvoir illégitime en République Démocratique du Congo. Les technologies ou les machines ne peuvent être dissociées du contexte politique, social, culturel, technique, environnemental et économique dans lequel elles sont créées et utilisées. Les machines à voter de la CENI sont des machines pour la nomination par le pouvoir illégitime du nouveau Président de la République et des élus à tous les niveaux.

Quel genre d’élections va-t-on organiser dans une situation d’insécurité délibérée et généralisée, de privation des droits et libertés, de corruption caractérisée et de noyautage de l’autorité de l’Etat ? La CENI risque de devenir facilement une milice du pouvoir. Il serait insensé d’oublier nos martyrs et les chrétiens, patriotes et activistes qui viennent d’être assassinés récemment avec les marches pacifiques initiées par le Comité Laïc de Coordination (CLC) de l’Eglise Catholique. C’est un signal clair que le pire est à venir. La violation flagrante des lieux de culte montre clairement que l’Accord de la Saint-Sylvestre n’a pas d’avenir en République Démocratique du Congo. La situation de l’armée, de la police et des services divers de sécurité est grave au Congo. Le renforcement des effectifs de la MONUSCO ne changera en rien cette situation voulue et entretenue à un niveau plus élevé et multidimensionnel. Il faut d’abord sauver le Congo en danger avant d’organiser de bonnes élections dans notre pays. Sinon, ce sera un processus en différé de préparation d’une guerre civile qui va déstabiliser durement toute la région des Grands Lacs. Tel est le souhait de ceux qui pillent la République Démocratique du Congo. Mais attention, car tout le monde risque d’être pris au dépourvu avec des conséquences graves qui mettront à genou toute la région des Grands Lacs. Qui pourra contenir une immigration brusque, rapide  et sauvage de plus de 10.000.000 de Congolais ? Le Peuple Congolais n’a pas besoin des élections maffieuses dont les résultats seront proclamés dans des camps militaires et des centres tenus par des milices, des rébellions et des  mercenaires acquis au pouvoir illégitime en souffrance en République Démocratique du Congo.

La 3C-RDC met en garde la communauté internationale pour qu’elle ne tombe pas dans le piège de l’électionisme ou de la médiocratie en République Démocratique du Congo. Un Etat ou une institution véritablement démocratique ne peut pas aider un autre Etat ou une autre institution à être véritablement médiocratique ou antidémocratique. Il s’agit là d’une guerre complexe et large en faveur des médiocraties et des anti-démocraties afin de perpétuer et d’aggraver des déséquilibres dangereux pour la paix, la sécurité et la prospérité au niveau mondial. La République Démocratique du Congo étant au cœur des grands enjeux mondiaux, les ennemis de notre pays et de notre peuple veulent réduire la démocratie congolaise en une profonde médiocratie pour l’affaiblir davantage et continuer d’en tirer profit.

2. Le chemin de l’échec de l’Accord de la Saint-Sylvestre est déjà bien balisé en République Démocratique du Congo par la médiocratie. La CENCO est donc prévenue pour que le sacrifice de nos martyrs ne soit pas vain

Les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies n’ont jamais un seul instant inquiété le pouvoir illégitime et dictatorial en place en République Démocratique du Congo. La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) est prise au piège de l’Accord de la Saint-Sylvestre bafoué et contourné par la majorité illégitime au pouvoir dans notre pays. A l’allure où vont les choses, l’Accord de la Saint-Sylvestre risque de devenir un piège pour perpétuer la médiocratie et faire fructifier l’électionisme. Les chrétiens n’ont pas été tués depuis le 31 décembre 2017 pour que les uns et les autres, au niveau national et international, permettent au pouvoir illégitime et dictatorial en République Démocratique du Congo, à travers son bureau privé de CENI, d’organiser la pire des élections de l’histoire des démocraties et des médiocraties dans le monde.

L’Eglise Catholique doit éviter le piège que l’Accord de la Saint-Sylvestre soit utilisé contre le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo par des médiocrates. Cet Accord ne doit pas devenir un piège pour faire oublier et souiller la mémoire de nos martyrs et de chrétiens qui ont été tués de manière volontaire et flagrante. Pour éviter de subir de lourdes pressions de l’échec de l’application de l’Accord, l’Eglise Catholique, à travers la CENCO, doit tirer vite les conséquences de la volonté délibérée du pouvoir illégitime de ne jamais appliquer ledit Accord comme il se doit. Diriger, c’est savoir anticiper. Il est important d’envisager d’organiser d’urgence des Etats Généraux d’une transition exceptionnelle avec la participation juste de la diaspora congolaise qui a bien préparé cette transition, notamment avec les 20 engagements de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) et du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC).

Si la CENCO évite de réfléchir sur une transition juste et exceptionnelle, elle risque de subir un grand coup de l’échec flagrant de l’Accord de la Saint-Sylvestre avec la volonté tenace et nuisible du pouvoir illégitime de le contourner entièrement. Diriger, c’est aussi savoir bien lire les signes des temps. Rien ne permet de croire qu’il y aura des élections en décembre 2018. Sans les machines à voter préparées pour une tricherie globale facile, la CENI devra préparer d’autres stratégies, car il lui est impossible d’organiser de bonnes élections en 2018. Et il n’y a plus de glissement pour le pouvoir illégitime.

3. Une transition exceptionnelle s’impose pour la mise en place d’une vraie démocratie du Muntu permettant de mettre le pays véritablement sur les rails des Etats de droit modèles en Afrique et dans le monde

Ce n’est plus un secret pour personne, car la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), première force d’anticipation du pays, prépare de manière formelle depuis 2012 une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila. A cet effet, elle a déjà publié ses 20 engagements qui font unanimité. Dans ce contexte, elle bénéfice de l’expérience du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) qui prépare cette transition exceptionnelle depuis 2006. Nous ne cesserons de le répéter, diriger, c’est savoir anticiper, c’est savoir lire les signes des temps.

Nous avons pris un mauvais départ depuis le 24 avril 1990. Il nous faut donc une transition exceptionnelle pour prendre définitivement un bon départ pour la construction du Grand Congo du XXIème siècle. Cette transition permettra de mettre en place la démocratie du Muntu en tant que démocratie du génie ou de l’excellence du Peuple Congolais. Démocratie qui nous permettra d’asseoir un Etat de droit modèle en Afrique et dans le monde. La justice sera une des valeurs clés de la démocratie du Muntu, car la justice élève une nation et affermit le pouvoir.

Mr Joseph Kabila a une occasion exceptionnelle de suivre l’exemple du Président de Botswana qui vient de démissionner du pouvoir à l’approche de la fin de son mandat pour l’intérêt suprême de son pays. Dans ce contexte, son intérim ne peut pas être assumé par un responsable des institutions largement illégitimes de notre pays. Dans un de ses engagements, la 3C-RDC a prévu la protection de la sécurité du Président sortant, de ses membres de famille et de ses collaborateurs dans le contexte global de la justice, de la sécurité des personnes et des biens, et de la réconciliation nationale. Ils auront ainsi l’occasion de vivre la démocratie du génie ou de l’excellence du Muntu, qui pourra ainsi devenir de la « Muntucratie » comme modeste contribution du Peuple Congolais à l’histoire de grandes démocraties dans le monde.

Les temps sont très graves et la région des Grands Lacs est exposée à une vague de déstabilisation majeure aux dimensions insoupçonnées. Pour sa survie et celle de la région des Grands Lacs, une transition exceptionnelle s’impose maintenant en République Démocratique du Congo et pas demain quand il sera trop tard de panser de graves plaies qui vont nous endeuiller pour toujours en Afrique. La rupture avec un Etat du mal est une bonne continuité de l’Etat dans une belle et bonne démocratie.

Ainsi fait à Paris, le 07 avril 2018

Le Président de 3C-RDC

Armand MAVINGA TSAFUNENGA
Président National du MPDC

  • « Eléctionisme » est un concept créé en décembre 2012 par le lexicologue et leader congolais Armand MAVINGA TSAFUNENGA. L’électionisme désigne un système ou un processus électoral conduisant de manière volontaire et maffieuse à de pires élections dans le dessein de créer ou de perpétuer une instabilité politique permettant de piller financièrement et économiquement un pays. C’est aussi un processus de diversion pour couvrir des crimes humains et économiques commis, à cet effet, au niveau national et international. Tel quel, l’électionisme fait partie de la démocratie de la médiocrité ou de la médiocratie ; il est une pratique permettant d’organiser n’importe comment et n’importe quand des élections d’avance bâclées, criminelles, injustes et faussées à dessein suivant un calendrier clientéliste, boutiqué et incohérent. L’électionisme est un système de maffia électorale pour affaiblir et piller un pays avec l’appui des lobbies au niveau international. C’est une stratégie savante de pousser volontairement un peuple ou un pays vers de pires élections pour l’affaiblir et le maintenir dans la médiocratie. L’électionisme est un système où un Président illégitime, criminel et pilleur nomme son successeur par de fausses élections. En fait, le Président illégitime, criminel et pilleur nomme un autre lui-même pour perpétuer son action ou sa forfaiture. Ce concept a tout son sens pour la République Démocratique du Congo, pays qui regorge de précieuses ressources naturelles indispensables pour le nouveau monde qui se construit devant nous.

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