La 3C-RDC exige d’urgence une enquête internationale indépendante sur les violences du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 en RDCongo

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Armand MAVINGA TSAFUNENGA, Président de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), Président National du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC), symphonie de la grande société civile congolaise.

La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) exige d’urgence une enquête internationale indépendante sur les graves violences du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 en République Démocratique du Congo.

Une nouvelle page de l’histoire est en train de s’écrire en République Démocratique du Congo avec les événements du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018. Un vent fort est en train de souffler et les gens se demandent dans quel sens va ce vent. Mais le Dieu que prie le peuple congolais sait seul dans quel sens va ce vent qui va bientôt bouleverser l’histoire et l’humanité.

La vraie nouvelle histoire de l’Organisation des Nations Unies (ONU) vient de commencer d’être écrite en République Démocratique du Congo. Les jeunes générations et les  générations futures apprendront à analyser les Nations Unies sur la base de sa gestion de la grave crise congolaise qui est le plus grand holocauste après la seconde guerre mondiale.

Une mauvaise gestion de la crise congolaise aura des répercussions au niveau international et pourrait même compromettre à long terme la paix et la sécurité internationales. C’est toujours un petit feu non éteint qui embrase par la suite toute une forêt, quelle qu’en soit la dimension. Il est diabolique de répéter les mêmes grandes erreurs de l’histoire volontairement.

Les massacres qui se commettent en République Démocratique du Congo auront tôt ou tard la réponse parfaite du Créateur, le Maître absolu et intraitable de la Justice. Empêcher les créatures de Dieu de prier ou d’aller à l’Eglise, violer volontairement les lieux de culte et tirer sur les innocents qui marchent pacifiquement en chantant et en priant, cela dépasse l’entendement de la barbarie. Et en face des forces des Nations Unies quelque peu impuissantes.

Le silence de la conscience internationale pleine à craquer deviendra un jour une bombe qui va éclater subitement. Demain n’est pas à attendre, mais à inventer. Evitons que cette bombe éclate un jour, car elle aura un impact négatif sur l’avenir de l’humanité que nous comptons léguer aux générations futures.

  1. La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) condamne fermement les violences du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018

La Coalition pour le changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) condamne fermement les actes barbares commis contre le peuple congolais lors des marches pacifiques organisées le 31 décembre 2017 et le 21 janvier 2018 par le Comité Laïc de l’Eglise Catholique. La 3C-RDC continue d’apporter son soutien à ce comité pour l’organisation de ces marches pacifiques. La liberté religieuse est sacrée pour notre peuple qui est un peuple croyant depuis des millénaires. Que le pouvoir illégitime en place fasse attention, car les conséquences seront graves dans un proche avenir.

Dans une société de croyance millénaire, l’Eglise ne peut pas être neutre. La neutralité n’est pas une qualité pour l’Eglise, mais un grave défaut, car la lumière, l’amour, la vérité et la justice sont ses valeurs fondamentales. L’Eglise doit être du côté des opprimés, de ceux qui souffrent ou sont abandonnés. La neutralité n’est pas un renom pour l’Eglise, mais c’est de la complicité et de l’impuissance. Dans ce contexte, la 3C-RDC appuie l’engagement élevé de Son Eminence le Cardinal MONSENGWO PASINYA pour la sortie de crise de notre pays. Personne ne peut l’empêcher d’être sur la voie tracée par son Seigneur qui lui a confié ses brebis.

  1. La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) exige d’urgence une enquête internationale indépendante sur les violences du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018

Jamais la conscience internationale n’a été aussi interpellée, comme elle l’est aujourd’hui en République Démocratique du Congo. Les violences du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 deviennent de  plus en plus une insomnie pour la communauté internationale projetée d’un même mouvement vers l’infiniment grand et l’infiniment petit. De longs silences sur de graves violences et des actes de barbarie indescriptibles conduiront un jour à la destruction de l’humanité.

La 3C-RDC exige d’urgence une enquête internationale indépendante sur les crimes et atteintes graves de l’intégrité physique commis le 31 décembre 2017 et le 21 janvier 2018 pour une réponse exemplaire de la justice. Les auteurs et les commanditaires devront être clairement identifiés. Nous le répéterons toujours : c’est la justice qui élève une nation et affermit le pouvoir.  

La conscience internationale est réellement face aux nouveaux pièges de la vérité de l’histoire en République Démocratique du Congo. On ne peut mentir tous les temps un peuple conscient, mobilisé et déterminé. L’histoire a toujours deux côtés, un bon et un mauvais. La 3C-RDC exhorte  le Peuple Congolais et la communauté internationale à être du bon côté de l’histoire.

Depuis le 31 décembre 2017, le Peuple Congolais crie très fort et attend des réponses :

  • Qui est un vrai peuple frère et ami ?
  • Où sont les instances internationales de la justice ?
  • Où sont les Nations Unies ?
  • Où est l’Union Africaine ?
  1. Seule une transition exceptionnelle juste s’impose, car il n’y aura pas d’élection en 2018 en République Démocratique du Congo

Diriger, c’est savoir anticiper, c’est savoir lire les signes des temps. Dès 2012, la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) a commencé à préparer une transition exceptionnelle et à décrire les différents scénarios que nous vivons aujourd’hui. Les violences du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 établissent que l’Accord de la Saint-Sylvestre n’a jamais existé pour la majorité illégitime. Il est donc incompréhensible de demander à une personne de respecter un accord qu’elle ne reconnaît pas du tout. Il faut maintenant en prendre définitivement acte. La Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) devra tirer toutes les conséquences du refus de respecter l’Accord de la Saint-Sylvestre par la majorité illégitime et une certaine opposition clientéliste et corrompue.

Seule une transition exceptionnelle juste s’impose dans notre pays, eu égard aux 20 engagements républicains formulés par la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC).

 Ainsi fait à Paris, le 24 janvier  2018

Le Président de 3C-RDC

Armand MAVINGA TSAFUNENGA
Président National du MPDC

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