La 3C-RDC dénonce le schéma des élections du chaos en décembre 2018 en RD Congo pour la mise en place par la suite de la pire des transitions

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Armand MAVINGA TSAFUNENGA. Président de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), Président National du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC). Porte-parole du Groupe ad hoc pour la Transition en République Démocratique du Congo (GT-RDC), symphonie de la nouvelle grande société civile congolaise, une conscience engagée pour la justice et la paix au niveau mondial.

La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) dénonce le schéma des élections du chaos de la République Démocratique du Congo en décembre 2018 pour la mise en place par la suite d’une pire des transitions.

« Qui veut faire de la date du 23 décembre 2018 la date définitive de la victoire de criminels humains, économiques, financiers, environnementaux, pilleurs et génocidaires du peuple congolais ? »

     Le processus électoral en préparation en République Démocratique du Congo pour la date du 23 décembre 2018, conçu, monté et dirigé par des serviteurs du pouvoir illégitime en place, est sans doute le processus électoral le plus cynique, criminel et inquiétant de l’histoire des peuples et des nations au XXIème siècle. Comme nous l’avons toujours souligné, l’électionisme n’est pas et ne sera jamais de la démocratie en République Démocratique du Congo, mais bien de la médiocratie.

La préparation des élections du 23 décembre 2018 prend très bien des allures de la préparation de la victoire définitive de criminels humains, économiques, financiers, environnementaux, pilleurs et génocidaires du peuple congolais. Nous vivons la tragicomédie de l’Accord de la Saint-Sylvestre renversé et le piège d’une communauté internationale amenée à soutenir un processus électoral parmi les plus cyniques et dangereux  de l’histoire des peuples et des nations. Un chaos se prépare au vu et au su de tout le monde dans un silence inquiétant. Attention le feu du Congo peut cette fois-ci nous atteindre tous d’une manière directe ou indirecte ! Nous ne cesserons de le rappeler que la crise congolaise n’est pas une crise électorale, mais bien un génocide économique, financier et stratégique.

  1. La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) dénonce le schéma des élections du chaos de la République Démocratique du Congo en décembre 2018 pour la mise en place par la suite d’une pire des transitions.

Il convient de souligner une fois de plus que le processus électoral en cours en République Démocratique du Congo avec la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), en tant que bureau privé du pouvoir illégitime et dictatorial en place, relève de la médiocratie et non de la démocratie. Il s’agit d’une préparation d’un saut périlleux vers l’inconnu d’un chaos terrible qui se prépare. Après le moyen enfer des élections de novembre 2011, il se prépare maintenant le grand enfer des élections de décembre 2018.

Le schéma se lit déjà clairement : il s’agit de la préparation des élections du chaos pour piéger et prendre la communauté internationale aux mots dans une stratégie bien pensée visant à mettre les défenseurs de l’Accord de la Saint-Sylvestre au pied du mur. Après les dégâts et les contestations attendus, le pouvoir illégitime en place entend récupérer toutes ses prérogatives et avantages à travers l’organisation d’une pire des transitions en République Démocratique du Congo.

Le ridicule ne tue pas en politique en République Démocratique du Congo. Tout est permis, même les stratégies les plus rocambolesques et scandaleusement criminelles sont facilement à l’ordre du jour. Les conditions ne sont pas réunies du tout et ne seront jamais réunies pour des élections acceptables  en décembre 2018 en République Démocratique du Congo. Au contraire, un cadeau est donné au pouvoir illégitime et dictatorial pour nommer le Président de la République et leurs représentants à tous les niveaux.  Des machines à voter idiotes et naïves sont préparées pour ce processus de nomination notamment du Président de la République, des Députés et des Sénateurs.

     D’ores et déjà, la diaspora congolaise, exclue des élections, ne reconnaitra pas les élections théâtrales, cyniques, injustes et criminelles en préparation pour décembre 2018. Le pouvoir illégitime, par son bureau particulier de la CENI, a prévu de manière malhonnête la participation de la diaspora congolaise aux élections. Il s’agissait en fait d’un piège pour tenter d’endormir les dures contestations du pouvoir illégitime par la diaspora. C’était aussi un ballon d’essai pour voir s’il était possible d’utiliser frauduleusement les populations de pays voisins qui soutiennent le pouvoir illégitime lors des élections. N’oublions jamais déjà qu’à un moment donné des cartes d’électeurs ont été attribuées à des rebelles burundais. Le nombre n’a jamais été identifié jusqu’à ce jour. Face à la vigilance de leaders congolais de la diaspora, le pouvoir a compris que c’était un pari risqué.

En prévoyant l’élection de la diaspora, la CENI savait qu’elle voulait utiliser cette option comme un argument pour ajourner les élections après 2018 en évoquant des problèmes techniques, financiers et matériels. Le fait d’exclure des élections la diaspora congolaise, premier bailleur de fonds du peuple congolais, aura des conséquences pour le pouvoir illégitime. Il s’agit là d’une vraie irresponsabilité. Il est indécent et irresponsable de prendre des engagements publics que vous savez consciemment que vous n’allez pas les respecter.

  1. La communauté internationale est tombée dans le piège de soutenir un processus électoral cynique, inique, criminel et totalement injuste en République Démocratique du Congo

La communauté internationale, dans son ensemble, en ne réagissant pas aux graves crimes qui sont commis en République Démocratique du Congo, est tombée dans le piège tendu par le pouvoir illégitime et dictatorial de soutenir la médiocratie ou un processus électoral cynique, inique, criminel et totalement injuste. La communauté internationale est consciente que les élections projetées le 23 décembre 2018 en République Démocratique du Congo seront la pire des élections de l’histoire du monde dans ses premières décennies du XXIème siècle.

L’appui du processus électoral actuel en République Démocratique du Congo montre que le monde traverse une nouvelle grande crise  aux conséquences incalculables. Il faut que tous les bons esprits se réveillent et se mobilisent très vite à l’échelle planétaire pour qu’ensemble nous mettions fin au génocide congolais qui est la plus grande tragédie après la seconde guerre mondiale. Nous devons tous éviter que l’Afrique ne devienne le principal enjeu d’une IIIème guerre mondiale qui mettra toute l’humanité par terre et pourrait ouvrir des pistes lointaines du terrorisme nucléaire. C’est toujours un petit feu, même lointain, qui brûle une grande forêt. Si les enjeux du monde se jouent sur le pillage des ressources du Congo, un conflit mondial peut aussi naître des conflits imprévisibles d’intérêts sur les ressources du Congo. Le monde a donc besoin d’un Grand Congo stable, pacifique et prospère pour le bien de nous tous, de nos voisins et de tous ceux qui sont intéressés par les ressources naturelles de la République Démocratique du Congo.

Qui assumera les conséquences graves et imprévisibles d’une immigration brusque, urgente, violente et non maîtrisée de 20 millions de Congolais, notamment en Afrique centrale et dans la région des Grands Lacs ? Une vague qui aura certainement des répercussions sur les intérêts des uns et des autres au Congo. 

  1. Une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila s’impose en République Démocratique du Congo pour la mise en place par la suite de la tradition des élections justes et irréprochables

Le peuple congolais est face à deux schémas majeurs. Le premier est celui que nous venons de décrire : le schéma des élections du chaos de la République Démocratique du Congo en décembre 2018 pour déboucher sur la pire des transitions qui permettra au pouvoir illégitime en place de continuer comme si rien ne s’était passé. Ainsi, ce pouvoir pourra  garder, avec une certaine complicité au niveau international, toutes les prérogatives du pouvoir et tous ses intérêts malhonnêtes. Les conséquences pourront être très graves pour l’avenir de notre pays. Le premier schéma est donc le schéma du chaos ou du bateau Titanic du pouvoir illégitime et dictatorial au Congo. Le peuple congolais a le devoir de rejeter ce schéma criminel et dangereux. Un démocrate peut-il appuyer des anti-démocraties ou des médiocraties?

Le second schéma est celui d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila en République Démocratique du Congo pour mettre notre pays sur les rails des Etats de droit modernes et modèles en Afrique et dans le monde. Une transition qui permettra d’asseoir la tradition des élections justes et irréprochables dans le cadre de Démocratie du Muntu entendu comme un génie pensant. Qui peut encore ignorer aujourd’hui que la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC), première force d’anticipation du pays, prépare de manière formelle depuis 2012 une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila ? Immédiatement après les élections criminelles et bâclées de novembre 2011, la 3C-RDC a fait une alerte pour la préparation de cette transition.  A cet effet, elle a déjà publié ses 20 engagements qui font unanimité. Dans ce contexte, elle bénéfice de l’expérience du Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) qui prépare cette transition exceptionnelle depuis 2006. Nous devons le répéter sans cesse que  diriger, c’est savoir anticiper, c’est savoir lire les signes des temps. Le peuple congolais n’a pas d’autre choix que d’appuyer le second schéma d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila. C’est le schéma de bateau de Noé ou du Bateau de la Justice et de la Réconciliation Nationale de 3C-RDC et du MPDC. Il est important de souligner que toutes les dispositions sont d’ores et déjà prises pour assurer la sécurité du Président sortant, de ses membres de famille et de ses collaborateurs dans le contexte global de la justice et de la sécurité des personnes et de leurs biens. Toutes les dispositions sont prises pour éviter des scènes macabres des vengeances, des revanches ou des règlements des comptes tragiques qui se profilent à l’horizon avec le premier schéma.

Ainsi fait à Paris, le 26 mai 2018

Le Président de 3C-RDC
Armand MAVINGA TSAFUNENGA

Président National du MPDC.

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