La 3C-RDC confirme sa vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila avec la publication d’un faux calendrier électoral

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La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) confirme sa vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila en République Démocratique du Congo (3C-RDC) avec la publication d’un faux calendrier électoral.

La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) confirme sa vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila qui doit commencer en 2017. Transition exceptionnelle autour de 20 engagements républicains. N’en déplaisent aux uns et aux autres, il n’y aura plus d’Accord de la Saint-Sylvestre bis. Toutes les institutions sont et restent hors mandat. Il n’y aura plus de glissement pour le Président de la République, le Sénat et l’Assemblée Nationale. Il y a un début et une fin à toute chose. Le Peuple Congolais va reprendre son pouvoir avec l’appui de l’Eternel et de vrais peuples frères. Nous allons mettre fin au tennis politique injuste, inadapté, cruel et inefficace en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990 par la mise en place d’une vraie démocratie du « Muntu » lors de la transition exceptionnelle. La publication d’un faux calendrier électoral par la Commission Electorale Nationale Dépendante (CEND) ne va pas distraire les forces vives congolaises. Pour dire, il n’y a jamais eu encore de Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) dans notre pays.

  1. Quand une institution est totalement incapable d’organiser des élections locales depuis 2006, ce qu’elle est une institution boiteuse et non crédible. La « CENI », dans sa forme actuelle, est non crédible et va devenir une des pièces maîtresses de la grave crise congolaise

Quelle est cette maison dont la construction commence toujours par la toiture et non par la fondation ? C’est le ridicule processus électoral congolais. Peut-on parler d’une bonne démocratie sans la moindre assise locale ? Sans la vraie participation de la base ? Le processus électoral congolais est une maison sans fondation voulue à dessein pour écarter le Peuple Congolais de vrais enjeux démocratiques. Un peuple qui ne sait pas choisir ses dirigeants est un peuple exclu de l’histoire des nations libres, démocratiques et prospères. Depuis sa création, la Commission Electorale est incapable de manière notoire d’organiser des élections locales. Il est scandaleux d’évoquer ici des problèmes financiers et logistiques. Quand un pays maîtrise l’organisation de ses élections locales, le reste devient facile. Quand un pays est incapable d’organiser des élections locales, il ne peut qu’organiser toujours de mauvaises élections présidentielles et législatives.

Depuis 2006, la Commission Electorale est incapable d’organiser des élections locales. Maintenant elle publie un calendrier électoral où elle feint d’organiser ces élections à partir de septembre 2019 avec le scrutin des Conseillers communaux et des secteurs/chefferies. Ces élections locales devront se terminer en janvier 2020. Le vrai développement se faisant à la base, cela nous ramène à conclure que c’est en janvier 2020 que la Commission Electorale entend devenir une véritable Commission Electorale digne de ce nom parce que véritablement enracinée. Mais nous savons, comme toujours, qu’après avoir organisé une fois de plus des élections présidentielle et législatives criminelles et bâclées, la Commission Electorale se prépare à évoquer encore des problèmes financiers et matériels pour ne pas organiser des élections locales. En fait, la stratégie a toujours été d’écarter donc le peuple de la gestion de l’Etat pour faciliter le pillage et parachever la destruction de l’Etat Congolais. Un bon processus électoral doit commencer toujours par des élections locales. 

2. La publication précipitée d’un faux calendrier électoral à la suite de la pression internationale orchestrée par l’Ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, Son Excellence Madame  Nikki Haley, est une scène hautement triste. Il n’y aura pas d’élections en 2018 avec Joseph Kabila

La Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) salue le remarquable travail de pression exercé par Son Excellence Madame Nikki Haley, Ambassadrice des Etats-Unis à l’ONU, sur les autorités congolaises illégitimes et les responsables de la Commission Electorale pour la publication d’un calendrier électoral. La publication précipitée et honteuse d’un faux calendrier électoral par Mr Corneille Nangaa Yobeluo, Président de la Commission Electorale, est un acte de trahison de la dignité du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo. Comment une personne digne et responsable d’une institution technique importante peut en un laps de temps dire que les élections auront lieu en 2019 et revenir quelques jours après vous dire qu’elle organise les élections présidentielle et législatives le 23 décembre 2018 ? Il s’agit bien d’un piège pour demander un Accord de la Saint-Sylvestre bis. L’Eglise Catholique est prévenue.

Comme en 2016 et 2017, il n’y aura pas d’élection en 2018 avec Joseph Kabila. Une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila va s’imposer d’elle-même. Le calendrier électoral publié le 05 novembre 2017 contient des pièges qui ne permettront pas l’organisation des élections en 2018. L’imprévu est la dimension du chaos qui se met en place en République Démocratique du Congo et qui risque de renvoyer sine die les élections. Mr Corneille Nangaa et sa commission peuvent-ils organiser des élections crédibles quand les massacres et les déplacements des populations se perpétuent ? Quelle est la situation des populations déplacées et abandonnées depuis 1996 ? Plus de 4.000.000 de Congolaises et Congolais sont déplacés et abandonnés et il y en aura probablement d’autres, car la grave crise congolaise, qui n’est pas électorale, n’est pas résolue. Le schéma pour le report sine die des élections est déjà établi. Ce n’est pas Corneille Nangaa qui va prouver le contraire. Son calendrier électoral est conçu pour y contribuer.

C’est bien de prévoir l’élection de la diaspora. Cela rencontre la vision de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) qui veut faire de la diaspora congolaise  une province spéciale de notre pays. La diaspora doit impérativement voter, car elle est le premier bailleur de fonds du Peuple Congolais. C’est son droit légitime de voter et d’élire aussi ses députés et sénateurs. Mais il y a des préalables qui ne dépendent pas de la Commission Electorale. Cette dernière prévoit l’enrôlement des Congolais vivant à l’Etranger de juillet à septembre 2018. Cette activité obligatoire peut à elle seule faire exploser le calendrier électoral, si la Commission Electorale tient à organiser de bonnes élections dans la diaspora éparpillée à travers le monde. Des questions se posent ici :

  • C’est de quelle diaspora parle la Commission Electorale ?
  • Compte-t-on intégrer le principe de l’irrévocabilité ou de l’inaliénabilité de la nationalité congolaise d’origine ?
  • La Commission Electorale a-t-elle mesuré le niveau des faiblesses structurelles, financières et techniques de nos ambassades et consulats ? Quand un Congolais doit attendre 5 à 6 mois pour avoir son passeport ? Voire même plus. Il y a même des Congolais qui ont payé et n’ont pas reçu leurs passeports.
  • Dans la faiblesse actuelle de notre pays où des milices et des rébellions se promènent à nos frontières notamment à l’est, de quelle diaspora congolaise il sera question dans les pays voisins qui participent à la crise congolaise ? Des cartes d’électeurs ont été distribuées aux rebelles notamment burundais sans que cette crise ne soit éclaircie et résolue. Prépare-t-on un nouveau scandale du siècle où des ressortissants de pays voisins, qui tirent profit de l’instabilité de notre pays, vont élire un Président Kabila bis ?
  • Prépare-t-on une fraude de masse au nom de la diaspora ? Il y a de pays où nos ambassades ne fonctionnent presque plus ou pas. Il faut résoudre la crise profonde de l’Etat pour avoir de bonnes élections dans la diaspora. Une transition exceptionnelle s’impose donc.
  • 3. Avec les 20 engagements républicains, toutes les dispositions sont prises pour assurer la sécurité du Président sortant, de ses membres de famille et de ses collaborateurs, ainsi que pour éviter des scènes des vengeances, des revanches ou des règlements des comptes

Il nous faut une transition exceptionnelle dans le contexte global de la justice et de la réconciliation nationale. La sécurité du Président illégitime sortant, de ses membres de famille et de tous ses collaborateurs sera assurée dans le plan global de sécurité des personnes et des biens. Il s’agit d’une transition bien préparée autour de 20 engagements républicains pour mettre définitivement notre pays sur les rails des Etats de droit modernes. Toutes les dispositions sont prises pour éviter des scènes macabres des vengeances, des revanches ou des règlements des comptes.

A l’issue de cette transition exceptionnelle, sera instaurée la tradition des élections irréprochables du Muntu. Il s’agira de hisser notre pays au rang de nations ayant une grande tradition démocratique. Nous ne cesserons de le répéter que la démocratie n’est pas de l’électionisme, c’est-à-dire une façon d’organiser n’importe comment et n’importe quand des élections d’avance bâclées, criminelles, injustes et faussées à dessein suivant un calendrier clientéliste, boutiqué et incohérent. La rupture avec un Etat de mal est une bonne continuité de l’Etat dans une belle et bonne démocratie. 

Le calendrier électoral qui vient d’être publié est incohérent et n’apporte pas de solution à la crise congolaise. Les fondements de la crise congolaise étant intacts, la 3C-RDC demande au Peuple Congolais d’être plus que vigilant pour éviter des pièges des accords injustes et inefficaces qui se soldent par le partage des postes au détriment total de ses intérêts et de celui de notre pays oublié. Nous devons mettre fin au processus injuste, inadapté et inhumain où le peuple est tué pour que certains acteurs politiques et sociaux se retrouvent pour partager des postes dans un dangereux jeu de tennis politique injuste et inadapté. L’heure est donc à la mobilisation nationale sacrée pour une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila.

Ainsi fait à Paris, le 08 novembre 2017

Le Président de 3C-RDC

Armand MAVINGA TSAFUNENGA
Président National du MPDC et Porte-parole du Groupe ad hoc pour la
Transition en République Démocratique du Congo (GT-RDC).

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